Policy Options


« Entretien exclusif avec le Premier ministre » Stephen Harper et L. Ian MacDonald

Pour la troisième fois depuis son arrivée au pouvoir en février 2006, le premier ministre Stephen Harper s’est entretenu avec le rédacteur en chef d’Options politiques L. Ian MacDonald. L’entretien d’une demi-heure, qui a porté sur le bilan et les projets du gouvernement, a eu lieu dans le bureau du premier ministre au Parlement, l’après-midi du 15 janvier.

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« The Harper peril for Canadian federalism » par Tom Kent

Ayant assisté dans les années 1960 à la naissance du fédéralisme coopératif, Tom Kent dit craindre que la version du fédéralisme classique de Stephen Harper, axée sur le respect scrupuleux de la division des pouvoirs, « ne serve à masquer l’intention du gouvernement fédéral d’imposer un programme néoconservateur en refilant des responsabilités nationales aux provinces ». Notre rédacteur-fondateur appuie le plan du discours du Trône visant à renforcer l’union économique en supprimant les obstacles au commerce et à la mobilité interprovinciaux, mais il s’oppose fermement aux limites proposées au pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence provinciale. « La Constitution, écrit-il, ne limite pas et n’a jamais limité le pouvoir fédéral de dépenser. »

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« Charlie Wilson's whoppers » par Arthur Kent

Dans les années 1980, Arthur Kent a couvert l’occupation soviétique de l’Afghanistan en tant que journaliste de la télévision canadienne chargé de « parcourir le pays pour filmer les exploits des moudjahidin », écrit-il. Entre réalité et fiction, certaines des images qu’il avait tournées, accompagnées de ses commentaires hors champ, se retrouvent aujourd’hui dans le film La guerre selon Charlie Wilson, version hollywoodienne de l’expulsion des Soviétiques du pays, intervenue en grande partie avec l’aide des États-Unis, qui ont financé les opérations clandestines des insurgés tout en leur fournissant armes et roquettes. Le hic : personne n’a demandé l’autorisation d’utiliser ces images, et le film n’a qu’un faible rapport avec les événements tels qu’ils se sont déroulés.

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« Alberta's joy - and pain - of $100 oil » par Todd Hirsch

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« Canada's floating rate needs fixing » par Thomas J. Courchene

Le taux de change Canada-États-Unis est la valeur la plus importante de notre économie. Or la volatilité des prix de l’énergie provoque des fluctuations de taux qui diminuent la compétitivité de nos entreprises dans certains secteurs. La taille de notre zone monétaire est le problème de fond, car elle trop petite pour abriter un secteur de l’énergie dynamique et un secteur manufacturier et tertiaire de calibre mondial. C’est pourquoi l’économie canadienne doit se fondre dans une zone monétaire plus vaste par le biais d’un système de taux de change fixes, d’abord avec les États-Unis et, à plus long terme, avec le reste du continent, de manière à créer une version nord-américaine de l’euro.

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« Three myths about Canada's flexible exchange rate » par Christopher Ragan

Les fluctuations spectaculaires du taux de change Canada–États-Unis des 25 dernières années ont incité de nombreux observateurs à préconiser des mesures susceptibles d’atténuer cette apparente volatilité. L’auteur analyse trois points de vue très répandus sur la flexibilité du taux de change canadien. Selon le premier, un taux fixe réduirait globalement l’instabilité économique. Les tenants du deuxième estiment qu’un taux fixe préviendrait la « distorsion » des devises. Certains soutiennent enfin que la Banque du Canada devrait toujours réduire son taux d’intérêt cible à court terme pour compenser les effets de la revalorisation du huard. Or, chacun de ces points de vue repose sur une logique superficielle, affirme l’auteur. Une compréhension plus poussée de l’économie, et surtout des causes sous-jacentes des variations du taux de change, révélerait en effet leur inexactitude.

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« Putting ourselves in a fix » par William Watson

Le huard a atteint des sommets qui ont relancé le débat sur le taux de change Canada–États-Unis pour la première fois depuis qu’on avait dû le mettre sous perfusion, il y a tout juste cinq ans. Dans cette analyse sceptique d’un éventuel taux de change fixe, William Watson s’interroge sur l’efficacité et les coûts d’une telle mesure, qui supprimerait un important facteur de spéculation et réduirait l’incertitude des investisseurs. Mais même avec un huard hors jeu, soutient l’auteur, les spéculateurs trouveraient d’autres moyens de miser sur (ou contre) le Canada. Et le prix à payer serait très important puisqu’un taux de change fixe nous contraindrait à renoncer à nos cibles de contrôle de l’inflation. Or celles-ci sont le pivot d’une politique monétaire gagnée de haute lutte et qui s’est jusqu’ici révélée très efficace.

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« The other side of the loonie: the greenback in historical perspective » par Patrick Leblond

Au cours des derniers mois, l’essor du dollar canadien a renouvelé l’intérêt pour une union monétaire avec les États-Unis. Et, bien que la réalisation d’une telle union est peu probable dans un avenir prévisible, reconnaît Patrick Leblond, professeur adjoint en commerce international aux HEC, il est certainement utile de s’interroger sur le genre de partenaire monétaire que seraient les États-Unis. L’auteur examine donc « l’autre côté de la volatilité du huard », à savoir le comportement du billet vert depuis la Seconde Guerre mondiale. Il en conclut que celui-ci n’a rien d’un modèle de stabilité : « Le dollar américain porte aussi sa part de responsabilité dans la volatilité du taux de change entre les deux monnaies. »

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« Environmental and economic benefits of tree-based intercropping systems » par Robert L. Bradley, Alain Olivier, Naresh Thevathasan et Joann Whalen

Avec plus de 100 000 emplois et une production annuelle de 14 milliards de dollars, l’industrie canadienne du meuble est un acteur économique de premier plan. Mais elle traverse une période de déclin qui risque de se prolonger, estiment Robert Bradley et ses collègues, « à moins que nous ne renforcions notre compétitivité sans sacrifier la qualité de nos produits ». Ils proposent ici une vision qui verrait le Canada accroître sa production de bois de grande valeur, indispensable à la fabrication de meubles haut de gamme. Les auteurs examinent les avantages de cette approche ainsi que les facteurs qui font obstacle à sa mise en œuvre.

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« Agroforestry in the world: lessons for Canada » par Andrew M. Gordon et ses collègues

Bien que leur contribution à la diversification économique de l’agriculture occidentale reste largement inexploitée, les pratiques agroforestières sont bien ancrées dans plusieurs régions tempérées du globe, alors qu’au Canada on ne les adopte que très lentement. Pour Andrew M. Gordon et ses collègues, les interactions biologiques, physiques et chimiques propres aux systèmes agroforestiers sont pourtant indispensables à la qualité de l’environnement que nous léguerons aux futures générations. Ils examinent ici les pratiques agroforestières de la Chine, de l’Europe, de l’Argentine, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande et évaluent les incidences socio-économiques qu’elles pourraient avoir sur l’agriculture canadienne. L’agroforesterie, soutiennent-ils, est toute désignée pour surmonter les craintes actuelles concernant la viabilité des communautés agricoles du pays.

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« Developing a national agroforestry and afforestation network for Canada » par Ken Van Rees

Les forêts représentent environ 40 p. 100 du territoire canadien et ont joué un rôle décisif dans notre développement économique. Mais l’industrie forestière est aujourd’hui confrontée à d’énormes pressions du marché mondial dont témoignent les milliers d’emplois perdus depuis 2003. Selon Ken Van Rees, titulaire de la chaire du Fonds d’innovation agroalimentaire en agroforesterie et reboisement du College of Agriculture and Bioresources de la Saskatchewan, il est urgent de repenser notre approche de la gestion forestière en intégrant notamment la sylviculture à l’exploitation des terres agricoles pour en réduire les coûts et les âges de rotation. L’auteur examine les pratiques agroforestières canadiennes et préconise la création d’un réseau national d’agroforesterie.

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« Les hauts et les bas de la forêt feuillue : sommes-nous prêts pour un nouveau changement de paysage ? » par Alain Cogliastro, André Bouchard, Gérald Domon et Louis Bernier

Depuis l’arrivée des premiers Européens, le paysage canadien a considérablement changé, en grande partie sous l’effet de l’agriculture, puis de l’urbanisation. La forêt feuillue du sud du Québec notamment a grandement souffert de cette activité, écrivent Alain Cogliastro, André Bouchard, Gérald Domon et Louis Bernier. Ainsi, « les régions agricoles présentent un paysage uniforme, avec peu d’arbres et de forêts, et les grandes cultures engendrent plusieurs problèmes environnementaux. » Ils proposent ici de réhabiliter les forêts de feuillus dans notre paysage agricole de manière à intégrer leurs fonctions environnementales et économiques, et ils présentent plusieurs mesures pour atteindre cet objectif.

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« Revisiting the democratic deficit: the case for political party think tanks » par Irvin Studin

Irvin Studin, de la Osgoode Hall Law School et anciennement du Bureau du Conseil privé, soutient dans cet article que le véritable déficit démocratique au Canada réside dans la définition du mandat et la division du travail d’une bureaucratie fédérale de plus en plus complexe, gérée par un pouvoir exécutif élu mais désarmé. Pour remédier au problème, l’auteur propose de créer au niveau des partis politiques des groupes de réflexion financés par l’État.

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« Canada in North America: from political sovereignty to economic integration » par Robin V. Sears

Notre collaborateur Robin Sears part du principe d’une souveraineté indivisible pour mieux illustrer que les accords de commerce et de sécurité se traduisent généralement par une certaine renonciation à cette souveraineté. À l’appui de sa thèse, il cite les exemples de l’OTAN, de l’Union européenne et de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. L’Europe unie, née des ruines de la guerre, est aujourd’hui une puissance économique mondiale. Quant à l’ALE, c’est au prix d’une perte de souveraineté chez les deux pays signataires qu’il a élargi l’accès à leur marché respectif. Depuis Sir John A. Macdonald, la souveraineté du Canada dépend en vérité de ses liens avec les États-Unis, conclut l’auteur, pour le meilleur ou pour le pire.

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« The true white north: reflections on being Canadian » par Colin Robertson

Selon Colin Robertson, la souveraineté du Canada est avant tout affaire d’identité. « Si le hockey est notre sport national, écrit-il, notre identité est une énorme préoccupation nationale. » Comme toujours, l’identité canadienne se définit par opposition ou par comparaison avec « notre imposant voisin du sud ». L’auteur ajoute que « la confédération de l’Amérique du Nord britannique est aussi une conséquence involontaire de la guerre de Sécession », qui a vu des centaines de milliers de soldats américains toujours en uniforme, parmi lesquels beaucoup lorgnaient au nord avec convoitise. Les deux communautés linguistiques fondatrices du Canada ont toutes deux connu des problèmes d’identité, les anglophones cherchant à se démarquer des Américains et les francophones à survivre sur un continent d’expression anglaise.

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Passages : The Unexpected War: Canada in Kandahar par Janice Gross Stein et Eugene Lang

Dans cet extrait de leur important ouvrage intitulé The Unexpected War: Canada in Kandahar, les auteurs décrivent comment le redéploiement des Forces canadiennes de Kaboul à Kandahar, décidé en 2005 sous le gouvernement Martin, s’est transformé en véritable guerre pour les conservateurs de Stephen Harper dès ce jour de mai 2006 où la Chambre des communes a adopté la résolution prolongeant la mission en Afghanistan.

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Compte rendu : Hugh Segal critique The Unexpected War: Canada in Kandahar par Janice Gross Stein et Eugene Lang

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Compte rendu : Michael Hart et Bill Dymond critiquent Uneasy Neighbo(u)rs: Canada, the USA and the Dynamic of State, Industry and Culture. par David T. Jones et David Kilgour

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« Droits sociaux virtuels » par Alain Noël

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