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« Ce qui nous anime » par Jean Charest

Le premier ministre Jean Charest a obtenu un vote de confiance de 97 p. 100 de la part des délégués réunis le mois dernier au congrès du Parti libéral du Québec, première rencontre du genre depuis l’élection en mars 2007 de son gouvernement minoritaire. Nous proposons ici un extrait du discours qu’il a prononcé devant 2 500 délégués à la veille de ce vote de confiance.

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« NAFTA: time to plan, not panic » par Derek H. Burney

Hillary Clinton et Barack Obama préconisant tous deux de renégocier l’ALENA, l’ancien ambassadeur du Canada à Washington observe que cet accord « est devenu le bouc émissaire de tous les maux du secteur manufacturier américain, même si la pression concurrentielle provient des technologies et de puissances émergentes comme la Chine et l’Inde beaucoup plus que du commerce avec l’un ou l’autre des voisins des États-Unis ». En cette année électorale, une telle rhétorique protectionniste est d’autant plus en vogue que les candidats démocrates courtisent les électeurs et recherchent l’appui des syndicats d’États désindustrialisés comme l’Ohio et la Pennsylvanie. « Pour combattre le protectionnisme américain et défendre ses intérêts, croit l’auteur, le Canada doit aller au-delà de l’ALENA » en ajoutant à ses priorités les enjeux frontaliers, énergétiques et environnementaux. Il conclut à la nécessité d’un « leadership renforcé des deux côtés de la frontière ».

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« NAFTA nonsense » par Robin Sears

Politiquement, il est sans doute peu judicieux d’accuser son voisin, mais c’est toujours efficace en période d’incertitude économique et plus encore en période d’élection. C’est ainsi que Hillary Clinton et Barack Obama, en visite dans l’État de l’Ohio, ont tous deux promis de rouvrir l’ALENA et même de l’abolir si Canadiens et Mexicains refusaient de le renégocier. Puis a éclaté l’« ALENAgate », stupide incident dont on a profité pour accuser le gouvernement Harper de vouloir saper la campagne de Barack Obama au profit de John McCain. A suivi la fuite d’une note de service de représentants consulaires canadiens, qui conseillaient à Ottawa de ne tenir aucun compte de la rhétorique du candidat Obama, ce qui a nui à ses chances de l’emporter à la veille du scrutin de l’Ohio. Robin Sears analyse l’origine de cette poussée de fièvre printanière.

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« The campaign will go on » par David Herle

Compte tenu du nombre de délégués élus à ce jour dans la passionnante course à l’investiture démocrate, notre collaborateur David Herle juge improbable que Hillary Clinton puisse surmonter l’avance de 170 délégués détenue par Barack Obama lors des caucus et primaires de la fin avril en Pennsylvanie et du début juin à Porto Rico. Mais un certain nombre de « super délégués » pourraient encore lui valoir d’être élue au congrès démocrate du mois d’août. Ces délégués d’office ne sont pas tenus de se plier à la volonté populaire et devront voter en leur âme et conscience pour le candidat qui aura les meilleures chances de l’emporter en novembre sur John McCain. Barack Obama s’est acquis un avantage indéniable, mais la campagne est loin d’être terminée.

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« Renewing Canada's Afghan mission » par Mike Capstick

Selon le colonel à la retraite Mike Capstick, premier commandant de l’Équipe consultative stratégique du Canada pour l’Afghanistan, les principales causes des minces progrès observés dans ce pays résident dans la faible vision stratégique afghaneinternationale et l’absence de réelle coordination sur le terrain. Il estime que le Canada doit exercer depuis Kaboul un leadership sur la scène internationale et préconise la nomination d’un envoyé du premier ministre ayant mandat d’assurer la cohésion des efforts de notre gouvernement. Il insiste enfin sur l’influence négative du manque de sécurité sur la confiance du peuple afghan. Il nous faut tirer les leçons des dernières années, conclut-il, et réexaminer notre stratégie afin de respecter notre engagement à l’endroit des Afghans et honorer les sacrifices consentis par notre pays.

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« A life well lived - Simon Reisman » par Michael Hart and Bill Dymond

Dans les annales de la politique commerciale du Canada, Simon Reisman fait figure de géant. Il a assisté à la création du GATT en 1947 pour ensuite négocier le Pacte de l’automobile Canada–États-Unis en 1965 et l’Accord de libre-échange en 1987. Réputé pour son tempérament parfois coléreux, il était tout aussi reconnu pour sa gentillesse et le soutien qu’il apportait aux jeunes et brillants fonctionnaires qui travaillaient à ses côtés (comme les deux auteurs) au Bureau des négociations commerciales pendant les pourpalers de l’ALE. Michael Hart et Bill Dymond rendent hommage à ce mandarin légendaire qui a pleinement vécu chaque instant de sa vie.

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« The Castonguay Report: Quebec's quiet revolutionary strikes again » par Antonia Maioni

En tant que père de l’assurance-maladie, Claude Castongonguay était devenu une telle légende qu’on a longtemps appelé « castonguette » la carte d’assurance maladie. Quand le gouvernement Charest l’a convaincu de quitter sa retraite pour diriger le Groupe de travail sur le financement du système de santé, il cherchait évidemment à tirer profit de son autorité morale mais ne pouvait imaginer qu’il formulerait des recommandations aussi radicales. Parmi celles-ci, une hausse de 1 p. 100 de la taxe de vente du Québec pour financer les soins de santé, l’adoption de frais modérateurs et l’autorisation d’exercice privé hors de heures de travail pour les médecins. Le gouvernement a prestement rejeté les idées les plus controversées de son rapport, et on ne trouve aucune trace de certaines autres dans le budget du 13 mars. Spécialiste réputée des politiques de santé canadiennes et nordaméricaines, Antonia Maioni fait toute la lumière sur le rapport Castonguay.

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« Did Albertans really want change? » par Todd Hirsch

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« This just in: surpluses across the board » par Thomas J. Courchene

Il aura fallu attendre 60 ans pour qu’Ottawa et la totalité des provinces et territoires affichent simultanément un surplus budgétaire. Ce bref commentaire basé sur les tableaux informatifs du budget 2008 retrace l’historique financier et budgétaire des deux dernières décennies de chacun des ordres de gouvernement. Le quasi-effondrement des finances provinciales consécutif au budget de 1995 est aujourd’hui neutralisé par l’afflux des transferts de fonds fédéraux (TCS/TCPS et péréquation) et les recettes de l’exploitation des ressources. En les combinant aux réductions d’impôt fédéral, les recettes provinciales dépassent les recettes fédérales à un niveau jamais atteint.

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« A funny thing happened on the way to the federal budget » par Stanley H. Hartt

Le budget fédéral 2008 n’est qu’une pâle copie de l’énoncé économique du 30 octobre 2007, à tel point que certains ont qualifié celui-ci de « véritable budget ». C’est que le gouvernement minoritaire de Stephen Harper, soucieux de se préparer à une éventuelle élection, a tout mis dans ses deux premiers budgets et dans cet énoncé d’octobre. Si bien qu’il lui restait en février une marge de manœuvre d’autant plus réduite que les perspectives économiques s’étaient assombries et que les surplus avaient diminué. Mais la stratégie qui consistait à dépenser beaucoup et le plus tôt possible semble avoir fonctionné, puisque les libéraux continuent de reculer dans les sondages.

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« Tax policy and economic growth » par Jean-François Tremblay

D’importantes réformes doivent être apportées à notre régime fiscal pour stimuler la productivité de l’économie canadienne. Les comptes d’épargne libres d’impôt annoncés dans le budget fédéral 2008, qui offrent aux particuliers des avantages fiscaux supplémentaires, favoriseront vraisemblablement l’accumulation de capital et la productivité. Mais sur d’autres fronts, ce budget et ses prédécesseurs n’ont suscité aucun progrès. C’est ainsi que les variations interindustrielles touchant l’imposition réelle des investissements et la faible harmonisation de la taxe de vente restent très préjudiciables à la rentabilité et à la croissance de notre économie. Aussi la réforme de la fiscalité doit-elle figurer au rang de priorité absolue.

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« Guaranteed annual income: why Milton Friedman and Bob Stanfield were right » par Hugh Segal

Dans cet article, le sénateur Hugh Segal analyse les mérites d’une idée qui ne se concrétisera peut-être jamais mais qui suscite toujours un riche débat, à savoir le revenu annuel garanti, ou impôt négatif sur le revenu. Cette idée a rapproché de nombreux experts de gauche comme de droite, qu’il s’agisse d’économistes conservateurs comme l’Américain Milton Friedman ou de « conservateurs sociaux » comme le Canadien Robert Stanfield. « L’application adéquate d’un revenu minimum de base pourrait amoindrir les tensions fédérales-provinciales et patronales-syndicales », croit Hugh Segal, voire même « réduire le fardeau net des dépenses gouvernementales tout en favorisant le soutien, le respect de la vie privée et la dignité des laissés-pour-compte. »

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« Budget fédéral 2008 : une occasion ratée de stimuler notre productivité » par Luc Godbout

In its recent budget the federal government announced various fiscal initiatives, including the plan to lower corporate income taxes and support to the provinces to help them eliminate capital taxation. In this article, Luc Godbout deplores the fact that the budget did not to employ any of the 2007-08 surplus to address the cause of the investment shortfall by introducing a temporary fund to encourage companies to invest in new equipment, thereby stimulating productivity. “Out of its $10.2 billion surplus, the federal government could have created a temporary fund earmarked for modernization,” he writes.

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« Coût économique de l'électricité vendue aux nouvelles alumineries » par Gérard Bélanger et Jean-Thomas Bernard

L’industrie québécoise de l’aluminium primaire utilise 50 TWh par année, soit 25 p. 100 de la consommation totale d’électricité de la province. Elle s’y est établie à cause des bas prix de cette source d’énergie. Cependant, les coûts des nouvelles centrales électriques sont en hausse. Et le prix de vente de l’électricité est inférieur aux coûts de ces nouvelles centrales. Dans cet article, Gérard Bélanger et Jean-Thomas Bernard évaluent la rentabilité économique des nouveaux projets industriels requérant de grandes quantités d’électricité en examinant le cas de deux projets d’alumineries et concluent qu’ils sont très coûteux pour la province. Selon leurs estimations, le coût par emploi permanent créé varie de 255 357 dollars à 729 653 dollars par année.

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« Politique hydro-électrique et développement régional » par Luc Boulanger

La politique tarifaire d’Hydro-Québec pour les grands consommateurs énergétiques revient à l’ordre du jour chaque fois qu’on annonce de nouveaux octrois de blocs d’électricité aux grandes entreprises. « Les thèses qui s’affrontent dans ce débat, écrit Luc Boulanger, concernent le choix entre transformer localement notre électricité en consentant de tels blocs aux grandes entreprises, qui sont pour la plupart installées en région, ou encore simplement disposer de cette électricité sur les marchés externes. » Directeur exécutif de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité, l’auteur examine laquelle de ces options est porteuse de la plus grande richesse pour la société québécoise, en prenant en considération le prix susceptible d’être obtenu sur les marchés dans une perspective d’exportation massive d’électricité et en évaluant les retombées économiques des grandes entreprises en région.

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« Media infrastructure for multicultural diversity » par Catherine Murray

Les médias ethniques du Canada jouent-ils un rôle intégrateur ? Comment nos politiques de communication peuvent-elles favoriser ce processus d’intégration ? Catherine Murray rend compte d’une étude sur les médias ethniques de la Colombie-Britannique réalisée par l’Université Simon Fraser. Les médias ethniques, y révèle-t-on, diffusent peu d’informations nationales, provinciales ou interculturelles. Ils proposent en revanche un singulier mélange d’informations locales et internationales qui les démarquent des autres médias. L’auteure observe que la stratégie de confinement de ces médias à un seul créneau, qui dominait encore récemment, est en voie d’effritement. En termes d’action politique, elle croit urgent d’inciter les médias ethniques écrits à s’autoréglementer et d’accorder plus de souplesse aux diffuseurs, cela tout en préservant la concurrence qui règne entre eux.

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« Employee voice in the non-union setting » par Dan Cameron

Le taux de syndicalisation au Canada a culminé au milieu des années 1980 pour ensuite baisser jusqu’à ses 29 p. 100 actuels. Ce recul suscite souvent des questions sur la pertinence des syndicats et les stratégies offensives des négociations collectives. Mais pour Dan Cameron, ancien représentant de l’employeur dans la fonction publique de la Saskatchewan, ce recul soulève des questions plus fondamentales sur l’importance d’assurer aux salariés une « voix » leur permettant d’influer sur leurs conditions de travail. Le droit du travail qui régit la reconnaissance des syndicats et le processus de négociation collective remonte pour l’essentiel aux années 1940. L’auteur examine quelques possibilités de réforme qui tiendraient compte des changements majeurs ayant modifié depuis lors la conjoncture économique et sociale.

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Compte rendu : Adam Daifallah critique Comeback:Conservatism That Can Win Again par David Frum

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« Affamer la bête » par Alain Noël

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