Policy Options


« When Security Trumps Trade - Keeping America's Doors Open to Canada » entrevue avec Michael Kergin

Dans la foulée de la lutte contre le terrorisme et de la guerre en Irak, les liens vitaux qui unissent le Canada et les États-Unis en matière de défense et d’économie ont été soumis à des pressions sans précédent. Le Canada participe à l’effort visant la création d’un périmètre de sécurité nord-américain de manière à préserver entre nos deux pays des flux commerciaux atteignant deux milliards de dollars par jour. Mais la décision canadienne de refuser — en l’absence d’une résolution des Nations unies autorisant le recours à la force — toute participation à l’invasion de l’Irak aux côtés des Américains et des Britanniques a créé de vives tensions entre Ottawa et Washington. Michael Kergin, l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, s’est entretenu avec notre rédacteur en chef L. Ian MacDonald de l’état de cette relation cruciale pour notre pays.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« We Are Family » par Paul Cellucci

Paul Cellucci, l’ambassadeur des États-Unis au Canada, a provoqué une vive controverse en déclarant devant le Economic Club de Toronto que son pays était « déçu et contrarié » de voir le Canada refuser d’appuyer la guerre en Irak alors qu’il soutient la guerre au terrorisme. Voici un extrait de cet important discours prononcé le 25 mars dernier, dont il a repris les grandes lignes à Montréal lors d’un déjeunercauserie organisé par l’IRPP.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Now for the Hard Part: A Role for Canada in a Democratic Postwar Iraq » par Robert P. Harrison

Pour favoriser la reconstruction démocratique de l’Irak d’après-guerre, le Canada pourrait jouer en tandem avec les États-Unis le rôle du bon policier aux côtés du méchant flic américain, soutient l’ingénieur montréalais Robert Harrison, qui a vécu et travaillé dans le monde arabe et islamique. N’ayant joué aucun rôle pendant la guerre, sauf celui de défier les États-Unis qui souhaitaient vivement sa participation, le Canada est considéré en Irak et dans tout le Moyen-Orient comme un protagoniste désintéressé. Étant donné son histoire de gardien de la paix — un rôle auquel les États- Unis ne sauraient aspirer — et la diversité des langues et cultures qui le caractérisent, le Canada pourrait collaborer d’importante façon au maintien de la paix en Irak mais aussi à la mise sur pied, sous les auspices des Nations unies, des institutions nécessaires à l’avènement d’une fédération irakienne démocratique. Ce double rôle irait aussi bien dans le sens des intérêts américains que des nôtres, et contribuerait à rapprocher nos deux pays que la guerre en Irak a temporairement divisés.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Canada-US Relations in the Post-Iraq-War Era: Stop the Drift Towards Irrelevance » par John J. Noble

Le gouvernement canadien doit placer ses relations avec les États-Unis au sommet de ses priorités, affirme John Noble, ancien diplomate et observateur de longue date des relations canado-américaines. En refusant d’appuyer l’invasion puis la libération de l’Irak menées par les forces américano-britanniques, Jean Chrétien a rompu avec les alliés historiques de notre pays et privilégié les Nations Unies contre les États-Unis. Ce faisant, il a non seulement tourné le dos à l’histoire et négligé les intérêts canadiens, soutient l’auteur, mais il a en autre diminué l’influence que nous exerçons sur nos voisins du Sud. L’annulation de la visite de George W. Bush, qui devait se rendre à Ottawa en mai, est venue confirmer d’inquiétante façon que les relations entre nos deux pays ne pourront s’améliorer tant et aussi longtemps que Jean Chrétien sera au pouvoir.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Washington Memo: Waiting for Regime Change in Ottawa » par David T. Jones

Il y a un prix à payer pour traiter les Américains de « salauds », comme l’a fait un député libéral, pour qualifier le président américain de chef d’État déchu, comme l’a fait un ministre, et pour dénoncer la détermination des États-Unis à forcer un « changement de régime » à Bagdad, comme l’a fait le premier ministre canadien. Tout bien considéré, la Maison-Blanche préférerait qu’un changement de régime intervienne aussi à Ottawa avant que George W. Bush ne s’y rende pour serrer la main de Jean Chrétien, écrit David Jones, ancien haut diplomate de l’ambassade des États-Unis à Ottawa, qui juge parfaitement diplomatique le message de l’ambassadeur américain Paul Celluci faisant état de sa déception à l’égard du Canada. Et les huées ayant accueilli l’hymne national des États-Unis lors de quelques matchs de hockey sont tout aussi néfastes pour la suite des relations canado-américaines. En conséquence, il est bien possible que nos voisins du Sud désirent réévaluer leurs rapports avec nous, notamment dans le domaine de la défense.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Securing the Parameters of North America: A NAFTA Challenge in a Context of US Unilateralism » par Maria Teresa Garcia-Segovia de Madero

Même avant les événements du 11 septembre 2001, les hauts dirigeants des trois pays de l’ALENA avaient établi l’importance de la question des « frontières intelligentes » reliant les deux principaux partenaires commerciaux des États-Unis, le Canada et le Mexique, au vaste marché américain. Mais voilà que dans le monde de l’après-11 septembre, le rôle du Canada et du Mexique à l’ère de l’unilatéralisme américain soulève des questions inédites. Or, écrit Maria Teresa de Madero, ambassadeur du Mexique au Canada, c’est plutôt de trilatéralisme dont nous avons besoin pour gérer les problèmes de sécurité et le programme économique de la communauté nord-américaine.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Engagement, not Irrelevance » par Derek H. Burney

[sommaire non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Coaxing the Elephant: Can Canada Best Support Multilateralism by Cozying Up to the United States? » par Thomas d'Aquino

En soignant ses relations avec les États-Unis, le Canada sert évidemment ses intérêts économiques mais il renforce aussi sa souveraineté, dans la mesure où son influence dans le monde découle de la perception internationale de son rôle auprès de ses voisins du Sud. En regagnant l’influence que nous venons de perdre vis-à-vis des États-Unis, nous pourrons en outre les dissuader de verser dans l’unilatéralisme et les inciter à se réengager auprès des Nations Unies sur plusieurs questions, y compris celle de la recontruction de l’Irak auquelle nous pourrions manifestement contribuer de manière importante. Tom d’Aquino, président du Conseil canadien des chefs d’entreprise, offre un compte rendu des rencontres de haut niveau organisées en avril à Washington par un prestigieux groupe de gens d’affaires canadiens.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Why International Law Supports the Invasion of Iraq: A Short History on UN Declarations of War » par David R. Wingfield

L’invasion de l’Irak par une « coalition alliée » menée par les États-Unis constituaitelle un acte de guerre légitime sanctionné par les Nations unies ? L’avocat torontois David Wingfield soutient que la résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en novembre 2002, selon laquelle l’Irak s’exposait à de « sérieuses conséquences » s’il ne se conformait pas aux exigences des inspecteurs de l’ONU en quête d’armes de destruction massive, accordait à cette coalition tous les pouvoirs légaux dont elle avait besoin. En fait, ajoute l’avocat, l’Irak a répétitivement violé les modalités du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre du Golfe de 1991, ce qui aurait suffi à justifier légalement l’intervention américaine. De plus, dans toute son histoire, l’ONU n’a autorisé l’usage de la force qu’à deux reprises, soit en Corée en 1950 et au Koweït en 1990. Même la campagne du Kosovo de 1999, qui a mis fin au nettoyage ethnique dans cette région, était une action de l’OTAN menée sans l’aval des Nations unies. L’auteur poursuit sa démonstration en traçant du point du vue du droit un bref historique des Nations unies face à la guerre.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« The Risks of Policy Choices: The War in Iraq and the Doctrine of Pre-Emption » par William Leiss

Selon la doctrine de George W. Bush, les États-Unis sont parfaitement justifiés de se défendre contre les États voyous et les terroristes en faisant usage d’une force préventive visant à éliminer tout ce qu’ils jugent menaçant, puis d’opérer suivant leur définition un « changement de régime ». Ce qu’ils ont fait en envahissant l’Irak et en reversant la dictature de Saddam Hussein. Les États-Unis n’ont pourtant jamais établi de lien clair entre le dictateur et le terrorisme, pas plus qu’ils n’ont apporté la preuve que le régime irakien dissimulait des armes de destruction massive. Si bien qu’ils n’ont pu légitimer vraiment leur concept de guerre préventive. Et même s’ils avaient invoqué les flagrantes violations des droits de la personne en Irak, ils n’auraient pu justifier l’invasion d’un État souverain par des forces étrangères, sauf à prendre pour cible des dizaines d’autres pays où ces droits sont aussi largement bafoués. D’origine américaine, William Leiss a émigré au Canada pendant la guerre du Viêt-nam et se demande si, plutôt qu'une guerre juste, l'intervention en Irak n'était pas une guerre sans précédent, susceptible d’exposer la communauté des nations à des risques incalculables, voire à l’anarchie.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« War no Alternative to Politics » par Joseph Heath

[sommaire non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« How Can We Halt the Demise of Canada's Peripheral Regions? » par Mario Polèse et Richard Shearmur

Depuis quelques décennies déjà, les régions périphériques du Canada connaissent un déclin considérable, perdant emplois et population à cause notamment de l’intensification de la concurrence internationale et de l’amélioration de la productivité dans l’industrie primaire. Une tendance que n’ont pu renverser l’économie du savoir et l’Internet, malgré les espoirs qu’ils avaient suscités. La localisation est un facteur clés même dans ces secteurs d’activités et, d’une manière générale, la proximité d’une grande ville demeure un avantage compétitif déterminant pour la plupart des activités économiques. Les régions, soutiennent les auteurs, traversent une période de déséquilibre dont elles ne pourront sortir sans un changement fondamental dans la manière d’aborder le problème. Plutôt que de se cramponner au mirage d’une hausse de l’emploi et de la population, les autorités devraient centrer leurs efforts sur la gestion du déclin et le maintien de services publics de qualité aux citoyens qui continuent de vivre en région.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Social Policy Reform: What's in a Family? » par Nathalie Des Rosiers et Lorraine Pelot

Le recensement de 2001 a confirmé la diversité des relations personnelles qu’entretiennent entre eux les Canadiens adultes. Au-delà du couple conjugal, on observe en effet une variété de combinaisons qui peuvent notamment réunir sous le même toit des frères et des sœurs ou des adultes prenant soin de leurs parents vieillissants. Bon nombre de lois canadiennes prévoient pour nos concitoyens différents avantages, responsabilités et obligations en la matière. Or, certaines d’entre elles tiennent compte de ces relations d’inégale façon, en s’y immisçant trop ou trop peu selon le cas. Aussi nos gouvernements devraient-ils revoir ces lois pour déterminer si les relations personnelles ont une quelconque influence sur la réalisation d’objectifs législatifs, et adopter une approche plus globale visant à soutenir et à reconnaître juridiquement la pleine diversité des rapports entre adultes.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Immigrants in Canadian Cities: Census 2001 - What Do the Data Tell Us? » par Elizabeth McIsaac

Au cours des années 1990, les nouveaux arrivants au Canada ont moins bien réussi sur le marché du travail que les vagues d’immigrants qui les ont précédés. En dépit d’un niveau d’instruction moyen plus élevé que tous leurs prédécesseurs mais aussi de l’ensemble des Canadiens, leur taux d’emploi et leurs revenus ont été inférieurs à la moyenne canadienne. Selon l’auteur, ces signes de sous-emploi pourraient résulter de lacunes touchant la reconnaissance des qualifications des immigrants et de certaines barrières systémiques à leur embauche. Étant donné que 90 p.100 d’entre eux vivent dans les grands centres, les solutions à ce problème doivent correspondre à la situation des villes considérées. Des ententes multilatérales entre les municipalités et les gouvernements fédéral et provinciaux permettraient de prendre en compte les priorités de chacune et de favoriser une collaboration et une coordination à la fois verticale et horizontale entre gouvernements et ministères.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


Passages : Chronicle of a War Foretold: How Mideast Peace Became America's Fight par Norman Spector

Dans ce passage exclusif de Chronicle of a War Foretold: How Mideast Peace Became America’s Fight, un ouvrage fort à-propos de Norman Spector, l’auteur retrace les liens entre la guerre au terrorisme et le conflit au Moyen-Orient à partir d’une expérience éminemment personnelle. Premier ambassadeur du Canada en Israël d’origine juive et représentant auprès de l’Autorité palestinienne de 1992 à 1995, Norman Spector a vécu dans cette région du monde pendant la brève période de paix ayant suivi la signature des accords d’Oslo à la Maison-Blanche en 1993. Une période d’espoir brutalement interrompue par l’assassinat en 1995 du premier ministre Yitzhak Rabin par un extrémiste israélien, de même que par les premiers attaques-suicides palestiniennes qui entraîneront en 1996 l’élection du gouvernement Likoud et belliciste de Benyamin Nétanyahou. Le processus de paix s’est définitivement enrayé lorsque Yasser Arafat s’est retiré des pourparlers de Camp David à l’été 2000, scellant du même coup le destin du gouvernement israélien plus modéré d’Ehud Barak. Celui-ci était pourtant tout désigné pour relancer ce processus, ayant notamment été le soldat le plus décoré de son pays. Norman Spector vit aujourd’hui à Victoria, où il est chroniqueur pour différents médias anglais et français. Son livre retrace les circonstances de ce printemps d’espoir à Oslo, pour conclure que le retour au réalisme en a été l’héritage le plus utile.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


Compte-rendu :John Duffy critique The Right Man: The Surprise Presidency of George W. Bush par David Frum

[sommaire non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Why the French Said Non! » par William Watson

[sommaire non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index