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« Plaidoyer pour les enfants du monde » par Paul Gérin-Lajoie

Le 11 avril dernier, Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec et président de l’Agence canadienne de développement international de 1970 à 1977, présentait devant le Conseil des relations internationales de Montréal un manifeste sur l’urgence d’agir dans les pays en développement, particulièrement en éducation. Après 30 années d’action et d’observation à la Fondation Paul Gérin-Lajoie et 30 autres années de responsabilités politiques en éducation et en coopération internationale, il porte un jugement sévère et indigné sur le sort réservé à des milliers d’enfants à travers le monde. Il propose cinq initiatives qui lui paraissent « s’imposer dès maintenant si le Canada veut agir selon les valeurs dont il se réclame et s’il veut retrouver la réputation et le leadership qu’on lui a déjà reconnus en développement international. »

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« Saskatchewan should pick its friends carefully » par Todd Hirsch

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« The ripple effect from Quebec's realignment election » par Robin V. Sears

Aux niveaux fédéral et provincial, les électeurs du Québec ont longtemps été captifs des camps fédéraliste et souverainiste. De nombreux Québécois se sentaient dépourvus d’appartenance politique après quelques décennies de scrutins polarisés, puis Stephen Harper a établi une tête de pont conservatrice aux élections fédérales de 2006. Des élections suivies le 26 mars dernier par le séisme Mario Dumont, dont l’épicentre dans la région de Québec a été ressenti dans toute la province. Trop longtemps tenus en otage entre libéraux et péquistes ou bloquistes, les électeurs « sans-abri » ont trouvé à se loger. L’effet d’entraînement de ce scrutin de réalignement se répercutera inévitablement au-delà de l’Outaouais.

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« Poll-driven politics - the role of public opinion in Canada » par David Herle

« On néglige souvent le rôle de la recherche sur l’opinion publique dans les communications gouvernementales au prétexte qu’il s’agit d’un travail partisan qui n’est pas nécessairement d’intérêt public », écrit David Herle, dont l’avis est tout autre. Enquêteur au ministère fédéral des Finances dans les années 1990, il y a dirigé des sondages et des groupes témoins qui ont favorisé l’appui populaire à l’équilibre puis aux surplus budgétaires. Il déplore qu’Ottawa doive sacrifier certaines politiques par incapacité de les expliquer en termes clairs à la population. Et il définit cinq constantes de l’opinion publique du pays : valeurs sociales canadiennes, transparence de la gestion de l’État, activisme plutôt que repli gouvernemental, persistance du régionalisme et perception changeante de la fédération.

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« Roy McMurtry - renaissance man » par Hugh Segal

Avec le départ à la retraite du juge en chef de l’Ontario, Roy McMurtry, c’est une autre étape d’une carrière unique qui arrive à son terme. D’abord ministre du gouvernement ontarien, haut-commissaire du Canada à Londres puis premier juge fédéral de sa province, Roy McMurtry a partout défendu une variété de causes qui toutes ont fait progresser les droits à l’égalité. L’hommage que lui rend ici Hugh Segal retrace les temps forts de la carrière d’une des personnalités les plus remarquables de notre époque.

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« Unfrozen sea: sailing the Northwest Passage » par Michael Byers

Fin octobre 2006, Michael Byers s’est rendu dans le Nord canadien par le détroit de Bellot, à bord du premier bateau à faire cette traversée en octobre. « Nous étions à 700 kilomètres au nord du cercle arctique et il n’y avait pas de glace », écrit-il. Le retrait de la mer dans la région arctique du Canada constitue un défi pour l’écosystème et les populations animales, notamment les ours polaires, mais aussi pour la souveraineté revendiquée par notre pays sur des eaux contestées comme celles du passage du Nord- Ouest. Là où sont morts des explorateurs en quête du « Graal arctique » — une route du Nord entre l’Europe et l’Asie —, ce passage est devenu en été une étendue d’eau libre. « En mars 2006, observe l’auteur, la zone de glace marine était plus réduite que jamais pour la période hivernale : 300 000 kilomètres carrés de moins que l’année précédente. À ce rythme, il n’y aura plus de glace marine en Arctique dès 2030. »

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« La souveraineté canadienne dans le passage du Nord-Ouest » par Frédéric Lasserre

Depuis l’élection de Stephen Harper, la question de la défense de la souveraineté canadienne sur les eaux de l’archipel arctique fait officiellement partie des priorités d’Ottawa. Pendant la campagne électorale, il a notamment annoncé un ambitieux programme d’investissements pour affirmer la souveraineté du Canada dans cette région. Qu’en est-il de ces promesses ? Et compte tenu de l’évolution attendue du trafic maritime dans le passage du Nord-Ouest, la réponse est-elle adaptée ? Frédéric Lasserre trace ici un bilan positif des politiques gouvernementales fédérales des dernières années. Il conclut toutefois que si la fonte estivale de la banquise risque d'induire un développement de la navigation dans l’Arctique, il importe de ne pas exagérer l’ampleur de ce changement, car d’importantes contraintes à la navigation demeurent dans ces régions éloignées.

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« The saga of Bill C-30: from clean air to climate change, or not » par Elizabeth May

L’environnement ne figurait nulle part parmi les cinq priorités du nouveau gouvernement Harper. Mais l’opinion publique a bientôt contraint celui-ci à intégrer le réchauffement et les changements climatiques à son programme. Cela dit, la version initiale du projet de loi sur l’assainissement de l’air était si bâclée que le premier ministre a volontiers accepté l’offre du chef du NPD, Jack Layton, de renvoyer le tout à un comité spécial de la Chambre des communes. En janvier, Stephen Harper a aussi retiré de la ligne de feu une Rona Ambrose assiégée, la remplaçant au ministère de l’Environnement par le combatif John Baird. « La saga du projet de loi C-30 est loin d’être terminée », écrit la dirigeante du Parti vert, Elizabeth May, selon qui le « climat constituera vraisemblablement un enjeu électoral ».

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« Climate change mitigation: what's the cost? » par Katherine Cinq-Mars

Combien en coûtera-t-il pour réduire les émissions de GES ? Le résultat en vaudrat- il la peine ? À l’heure où le débat sur les changements climatiques passe du domaine des sciences à celui de l’économie, de plus en plus de gens se posent ces questions. Et Katherine Cinq-Mars explique que la nature même du défi, « avec ses complexités, ses incertitudes et les enjeux éthiques et moraux qui s’y rattachent », fait en sorte qu’il est très difficile sinon impossible d’arriver à une réponse unique. « Les analyses économiques, précise-t-elle, ne peuvent être les seules sources d’information en matière de politique sur les changements climatiques. » Au lieu de nous demander si nous avons les moyens de réduire les émissions de GES, mieux vaudrait soulever des questions plus constructives. Car « à force de débattre des coûts et des preuves scientifiques, nous avons beaucoup tardé à passer à l’action ».

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« Arctic sovereignty: a view from the North » par Michael Mifflin

Les menaces qui pèsent sur la souveraineté du Canada dans l’Arctique ne sont pas de nature militaire, écrit Michael Mifflin. Elles découlent plutôt des problèmes socioéconomiques et environnementaux liés à l’augmentation du transit aérien et maritime. Et bien que les Forces canadiennes jouent un rôle d’appui à nos demandes en matière de souveraineté, notre principal argument repose sur le titre ancestral que revendiquent les Inuits dans la région du Nunavut. Pour faire valoir cette souveraineté, il faudrait donc être en mesure de contrôler et de réglementer l’accès aux eaux arctiques, mais aussi de promouvoir et de protéger la santé, l’environnement et le développement économique des citoyens de l’Arctique canadien. La coopération avec d’autres pays arctiques, notamment avec la Russie, renforcerait de même les revendications du Canada sur la scène internationale.

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« Climate science to policy and back to science » par Gordon McBean

« Le climat terrestre est en mutation et l’activité humaine est la première cause de ce changement », une situation qui se poursuivra tout au long du siècle étant donné la période nécessaire aux ajustements climatiques, écrit Gordon McBean, un des climatologues canadiens parmi les plus réputés. Il nous faut donc une solution intégrée pour réduire les émissions de GES tout en nous adaptant à l’évolution du climat. Le Canada a d’ailleurs l’obligation de faire l’un et l’autre selon la Convention-cadre sur les changements climatiques. Mais ni le projet de loi C-30 ni la nouvelle approche d’adaptation ne répondent vraiment à ces exigences, observe Gordon McBean. Aussi devons-nous étoffer les recherches pour appuyer cette stratégie d’adaptation et guider la réduction à plus long terme des émissions de GES.

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« Washington et Ottawa à l'épreuve des changements climatiques en Arctique » par Joël Plouffe

La différend canado-américain sur la souveraineté du Canada en Arctique n’est guère nouveau. Il persiste dans les mêmes termes depuis que le pétrolier américain Manhattan a emprunté le passage du Nord-Ouest sans autorisation du gouvernement canadien. La donne a pourtant changé, écrit Joël Plouffe. Pour les Américains notamment, la fonte des glaces soulève d’importantes questions de sécurité nationale, et l’Alaska constitue maintenant une des clés de la géostratégie états-unienne. Ottawa continue d’exiger une reconnaissance de sa pleine souveraineté sur ces eaux, tout en étant aussi vulnérable que Washington aux diverses menaces que pose l’évolution du climat arctique. Cette nouvelle situation exige, selon lui, une collaboration étroite et soutenue entre les deux pays : « Dans une perspective de sécurité nord-américaine, les États-Unis et le Canada sont des partenaires indissociables. »

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« The Charter does not protect privacy » par Jennifer Stoddart

La Charte des droits et libertés ne garantit pas la protection des renseignements personnels, mais les questions de confidentialité ont acquis une importance clé en cette ère de l’information et plus encore depuis le 11 septembre. Selon la commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart, « rien ne devrait évoluer plus vite que nos attentes en matière de confidentialité » à l’heure où des logiciels peuvent dépister tout ce que nous téléchargeons et où « d’énormes banques de données stockent nos registres d’appels obtenus auprès d’entreprises extraterritoriales ». Examinant le rapport entre sécurité et confidentialité, la commissaire estime que nous vivons désormais dans une « société de surveillance » et qu’il faut « chercher ailleurs que dans la Charte la protection dont la majorité des gens ont besoin ».

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« Les finances publiques du Québec après le premier mandat libéral » par Pierre Lefebvre et Philip Merrigan

Économistes réputés, Pierre Lefebvre et Philip Merrigan examinent les finances publiques du Québec à la lumière du cadre financier présenté par le Parti libéral du Québec avant les élections provinciales québécoises du printemps 2003 pour déterminer si le gouvernement libéral avait la marge de manœuvre nécessaire pour livrer les baisses d’impôt promises au cours de son premier mandat. Dans l’ensemble, disent-ils, les contribuables québécois ne s’en sont pas si mal sortis, même s’ils n’ont pas bénéficié de la totalité des baisses d’impôt promises. Ils critiquent néanmoins certaines décisions prises par le gouvernement et proposent des choix « qui sont porteurs du développement social et économique du Québec à long terme », notamment en ce qui concerne les tarifs des services de garde, l’occupation du champ fiscal libéré par le gouvernement fédéral et la pertinence d’utiliser les nouvelles sommes provenant de la péréquation pour baisser les impôts personnels.

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Passages : French Kiss: Stephen Harper's Blind Date with Quebec par Chantal Hébert

Dans cet extrait de French Kiss: le rendez-vous de Stephen Harper avec le Québec, Chantal Hébert soutient que la percée inattendue des conservateurs au Québec a évité à leur gouvernement minoritaire de mourir dans l’œuf. Une fois par génération, écrit-elle, les forces politiques canadiennes s’alignent de manière à permettre aux conservateurs de provoquer une éclipse du soleil libéral. Ce phénomène a eu lieu le 23 janvier 2006.

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Compte rendu : Graham Fox critique French Kiss: Stephen Harper's Blind Date with Quebec par Chantal Hébert

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« Un nouveau mode de scrutin ? » par Alain Noël

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