| « Le mot du rédacteur » (PDF) par William Watson | |
| « Dissent.com: How NGO's are re-making the WTO » par Sylvia Ostry | |
| « Virtual political parties and the decline of democracy » par Reg Whitaker | |
| « Pondering Canadian neo-conservatism » par Neil Seeman | |
| « Sans-emploi, sous-emploi, mal-emploi et les enjeux politiques » par Pascale Dufour | |
| « Saskatchewan's neo-colonial forestry policy » par John W. Warnock | |
| « The North American battle for forest certification » par Jean-Pierre Kiekens | |
| « Does our government really want to protect endangered species? » par John Cartwright | |
| « Run-off elections revisited » par J.A. Lovink | |
| « Make the DINKs pay » par James Allan Evans | |
| « 'Brand Canada' or branded Canadian? » par Timothy Grayson | |
| « The Marshall decision and governments' duty to regulate » par Thomas Isaac |
« Dissent.com: How NGO's are re-making the WTO » par Sylvia Ostry Les tenants de la transformation sinon de l’élimination de l’Organisation mondiale du commerce mènent leur combat sur deux fronts : actions d’éclat dans la rue et offensive légale et technologique à l’intérieur même du système. Les manifestations de rue attirent ainsi toute l’attention, mais les opérations internes produisent des résultats plus probants. Or, l’OMC se défend particulièrement mal face aux critiques notamment en raison de l’absence de tribune interne où les responsables du commerce international débattraient des questions soulevées par leurs détracteurs, notamment par l’entremise d’Internet. Le GATT possédait une telle tribune, qu’il serait fort judicieux de rétablir. « Virtual political parties and the decline of democracy » par Reg Whitaker En restant à la surface des événements, beaucoup d’entre nous n’avons pas remarqué le remplacement des partis politiques traditionnels par des « partis virtuels », réunis autour de soi-disant leaders qui s’arrogent la « marque » d’un parti une fois leur victoire acquise. Comme dans les films d’horreur hollywoodiens où des extra-terrestres déterrent les cadavres pour emprunter leur enveloppe charnelle, ces leaders s’approprient l’image des vieux partis mais lui donne corps d’une manière fort différente : ils imposent entre les électeurs et eux-mêmes une relation directe qui, en éliminant l’intermédiaire des formations politiques, vient détruire l’un des remparts de la société civile. Nous ne pouvons qu’en sortir perdants. « Pondering Canadian neo-conservatism » par Neil Seeman Le néo-conservatisme canadien, dont William Watson et Jim Stanford ont récemment analysé les problèmes dans ces pages, est en difficulté pour trois raisons : ses partisans les plus vraisemblables émigrent aux États-Unis ; il n’existe aucun vrai courant néo-conservateur dans les médias canadiens ; la machine électorale du Parti libéral du Canada est d’une redoutable efficacité. Pour avoir la moindre chance de gagner en influence au pays, les néo-conservateurs devront oser faire face à cette réalité. « Sans-emploi, sous-emploi, mal-emploi et les enjeux politiques » par Pascale Dufour En dépit d’une situation économique favorable, le marché du travail tarde à produire des résultats satisfaisants. Le taux de chômage reste trop élevé, de nombreux Canadiens qui travaillent à temps partiel préféreraient un emploi à temps plein, et même ceux qui travaillent à temps plein gagnent souvent à peine plus que le seuil de pauvreté. Les gouvernements ont essentiellement réagi au phénomène en faisant mine de l’ignorer. Pour les inciter à l’action, la réalité de ces problèmes persistants devra faire l’objet d’un fort consensus politique. « Saskatchewan's neo-colonial forestry policy » par John W. Warnock Pendant plus de 60 ans, tous les gouvernements en Saskatchewan, quelle que soit leur allégeance politique, ont adopté des politiques favorisant l’exploitation des forêts par l’industrie du bois. De sorte que les citoyens ont en fait payé des impôts pour financer les dommages causés à l’environnement et la dépendance économique de leur province. Une situation néfaste qui s’est développée avec la complicité de l’entreprise privée comme du mouvement syndical. Il est temps de mettre en oeuvre une politique qui impose aux entreprises forestières de rembourser tout ce qu’il en coûte d’exploiter une ressource naturelle aussi précieuse. « The North American battle for forest certification » par Jean-Pierre Kiekens Une rivalité oppose actuellement plusieurs organismes qui espèrent s’imposer au titre de vérificateur indépendant de la gestion forestière durable pratiquée par l’industrie nord-américaine des bois et pâtes et papiers. En mars, le Forest Stewardship Council semblait avoir pris l’avantage suite à un accord avec le Gouvernement ontarien visant à la certification de l’ensemble des forêts de la Couronne en Ontario. Des critiques ont depuis forcé la suspension de cette entente et les paris sont à nouveau ouverts. « Does our government really want to protect endangered species? » par John Cartwright La dernière tentative du gouvernement fédéral de produire une loi protégeant les espèces sauvages menacées d’extinction au Canada cherche à prévenir toute remise en cause constitutionnelle en limitant clairement sa portée aux seuls domaines et espèces sous compétence fédérale, et en considérant les infractions comme des violations du droit pénal. Pourtant, la façon dont la loi a été rédigée ouvre justement la voie aux remises en cause qui s’appuieraient sur la Charte des droits et libertés. S’agit-il d’un choix délibéré, d’aveuglement ou d’incompétence du côté des conseillers juridiques d’Ottawa ? « Run-off elections revisited » par J.A. Lovink Différentes propositions de réforme du système électoral canadien ont été mises de l’avant par suite d’une série de résultats électoraux disproportionnés. La plupart de ces réformes présentent toutefois un sérieux inconvénient lié au fait que peu d’électeurs comprendraient comment leur vote a été compté. En revanche, le scrutin de ballottage est direct et simple à comprendre. Et des simulations montrent qu’il garantirait au moins que tout élu ait obtenu plus de la moitié des suffrages exprimés, et ce à peu de frais et sans modifier notablement les résultats électoraux. « Make the DINKs pay » par James Allan Evans En Allemagne, une récente décision du tribunal constitutionnel est venue ébranler les fondements de nombreux programmes de sécurité sociale fondés sur l’âge. On a en effet statué que les contribuables sans enfants débourseront davantage que les parents pour financer le programme de soins infirmiers géré par l’État. Le père de 10 enfants qui a engagé les poursuites à l’origine de cette décision s’en est évidemment réjoui. Les Canadiens le seraient-ils autant si l’on adoptait ici le même principe ? « 'Brand Canada' or branded Canadian? » par Timothy Grayson Le gouvernement fédéral cherche à créer une « image de marque » qui distinguerait le Canada sur la scène internationale. On a récemment mis l’accent sur la capacité d’innovation technologique du pays. Mais c’est là une voie très étroite dont l’usage risque de n’être que provisoire et les champs d’application fort limités. Mieux vaudrait privilégier une image induite par ce « marqueur » originel qu’est notre identité nationale. Encore faudrait-il découvrir cette identité et pour ce faire, il faudra favoriser l’étude de notre histoire. « The Marshall decision and governments' duty to regulate » par Thomas Isaac Note du rédacteur en chef : nous republions cet article, d’abord paru dans notre numéro d’avril sans les corrections réclamées par l’auteur. Nos excuses à M. Isaac et à nos lecteurs pour cette négligence rédactionnelle. Les tribunaux canadiens ont clairement établi que les gouvernements du pays, s’ils sont tenus de respecter les droits de chasse et de pêche reconnus par traité aux Autochtones, conservent le pouvoir de réglementer le niveau des stocks de poissons et d’animaux sauvages et la responsabilité de protéger les intérêts des non-Autochtones. Les tribunaux n’ont cependant pas spécifié la façon d’exercer ce pouvoir. L’auteur propose ici quelques balises qui, si modestes soient-elles, pourraient selon lui contribuer à débloquer la situation. Pour tenter d’appliquer ces balises, on pourrait mettre à profit l’actuelle révision de la politique sur les pêcheries de l’Atlantique. |