« Un état d'œcuménisme politique » par la très honorable Adrienne Clarkson [sommaire non disponible] « The NDP after Alexa: Pursue the Green Cohort » par Michael Valpy Le Nouveau parti démocratique devrait être—mais il ne l’est pas encore—le parti naturel de cette force politique émergente qu’on pourrait nommer la « cohorte verte », formée de jeunes Canadiens instruits qui, sans s’opposer idéologiquement au libéralisme économique et à la mondialisation, souhaitent que l’un et l’autre soient réglementés en vue de protéger l’environnement et d’assurer au pays comme dans le reste du monde une qualité de vie supérieure. À l’exemple de la majorité des Canadiens, les représentants de cette cohorte verte veulent conserver aux mains de l’État la gestion des soins de santé et de l’éducation mais voient d’un bon œil la plupart des changements susceptibles d’améliorer la prestation de ces services publics. Si le NPD compte attirer dans ses rangs ce groupe d’électeurs potentiels, il lui faudra évoluer à maints égards… en commençant par changer son nom. « Les élections partielles du 17 juin 2002 au Québec : Un immense bouleversement » par Maurice Pinard [sommaire non disponible] « Medical savings accounts: Not the right prescription » par Jeremiah Hurley Dans certains milieux politiques, on propose de plus en plus souvent la création de comptes d’épargne médicale (CEM) pour résoudre les problèmes du système de santé canadien. Parés de toutes les vertus, ces comptes sont censés réduire la demande en services de santé, améliorer l’efficacité des fournisseurs et abaisser les coûts publics, le tout sans amoindrir vraiment l’équité du système actuel. Mais suivant plusieurs exemples fort simples à illustrer, l’intégration de CEM au financement de notre système de santé risquerait au contraire d’en augmenter les coûts, d’en réduire l’efficacité et d’en compromettre l’équité en le rendant moins accessible à de nombreux Canadiens. Ce serait notamment le cas si les CEM étaient facultatifs et si les assureurs privés offraient une couverture déplorable. « A Canada-E.U. FTA is an awful idea » par William A. Dymond et Michael A. Hart Dans certains cercles politiques canadiens, on continue de préconiser la constitution d’une zone de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Or, c’est une très mauvaise idée. L’histoire et la géographie ont fait des États- Unis notre principal partenaire économique, alors que l’UE se montre peu intéressée par un accès préférentiel à notre marché, de sorte que le Canada serait vraisemblablement obligé de modifier ses lois et pratiques commerciales partout où elles entrent en conflit avec l’usage européen. Cela risquerait de compromettre nos relations avec les États-Unis, lesquelles représenteraient 85 p. 100 des échanges engagés dans pareil accord. On a du mal à comprendre pourquoi on voudrait prendre un tel risque. « The Post modern: It's time for serious postal reform » par Robert M. Campbell De nombreux changements technologiques, idéologiques et internationaux ont modifié l’éventail des politiques relatives aux services postaux du XXIe siècle. Sous l’effet de la déréglementation et de la libéralisation économique, beaucoup d’entre eux ont pris une ampleur mondiale en acquérant des sociétés privées et en formant des alliances avec d’anciens concurrents. Ces changements s’inscrivent dans une politique néo-conservatrice dont ils sont un élément clé. Il faut pourtant maintenir les services postaux publics pour des raisons aussi bien sociales qu’économiques. Ils peuvent en effet induire une réelle compétitivité tout en restant un employeur important et en fournissant un service universel. Au Canada, le service postal combine divers éléments mais demeure très attaché à un fonctionnement « politique » plutôt qu’ « économique » ou « néo-libéral ». Ce qui menace à la fois sa survie et l’infrastructure des communications canadiennes. « Canada needs a new forest tenure system » par K. A. Armson L’attribution aux entreprises forestières du bois d’œuvre des terres publiques provinciales est inscrite dans la loi depuis un siècle et demi. Et bien que cette loi ait été modifiée au fil du temps, l’industrie forestière devra tout de même adopter une nouvelle approche pour maintenir sa compétitivité sur le marché international et rester la première force de la balance commerciale du pays. Ainsi faudrait-il retirer la gestion des forêts aux usines—scieries ou papeteries—pour la confier à de nouvelles entreprises chargées de gérer prioritairement des zones dévolues à l’exploitation du bois d’œuvre ou non. Dans l’un ou l’autre cas, les ententes devront toutefois prévoir l’ouverture au marché libre des produits de la forêt. « Look who's addicted to gambling now » par Thomas R. Klassen et Jim Cosgrave Les jeux de hasard étatisés semblent concrétiser le rêve de tout contribuable de réduire les impôts sans sabrer dans les dépenses publiques. En fait, la nationalisation du secteur canadien des jeux de hasard a renforcé et non réduit le rôle de l’État au cours des trente dernières années. Car les provinces et municipalités ont non seulement créé des sociétés publiques chargées de gérer ce secteur, mais elles ont mis sur pied des organismes participant à la répartition des fonds entre diverses œuvres collectives et d’autres encore qui viennent en aide aux joueurs compulsifs. L’heure est venue de mettre en cause la pertinence de cette stratégie politique. « CBC Television News has a bias problem » par Conrad Winn [sommaire non disponible] « Why we shouldn't entrench property rights » par Rainer Knopff Comme l’avaient bien compris les fondateurs du libéralisme moderne, le droit de propriété est indissociable de la notion de liberté et inhérents à l’essence même de l’être humain. Pour autant, il n’est pas indispensable de les enchâsser dans la Constitution. Parmi d’autres, James Madison jugeait que leur protection pleine et entière reposait en fait sur un système politique assurant la diversité des régimes et l’équilibre des pouvoirs. À l’ère moderne, les magistrats se sont du reste montrés inconstants dans la défense de ce droit et, de nos jours surtout, peu enclins à le protéger. S’il existait une réelle volonté politique de garantir le droit de propriété, il serait préférable d’en user à des fins législatives. « Green or greedy? Canada's Kyoto credits » par Jeff Colgan En cette phase finale du processus de ratification du protocole de Kyoto sur le réchauffement planétaire, le Canada réclame un crédit applicable aux « exportations d’énergie propre » au motif que les producteurs d’électricité américains se convertiront au charbon s’il doit augmenter le prix à l’exportation de son gaz naturel pour absorber le coût de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sans crédit compensatoire, soutient-il, il y aura donc nette augmentation de ces émissions. Ce raisonnement pose cependant problème puisque le crédit demandé est beaucoup trop important, quelle que soit la méthode de calcul employée. Les gouvernements européens sont par conséquent justifiés de considérer cette demande pressante de notre pays comme un moyen de contourner ses engagements de Kyoto. Quoi qu’il en soit, les répercussions du protocole sur l’industrie canadienne du gaz naturel seraient relativement faibles. « Inherited power makes a comeback » par Louis A. Delvoie [sommaire non disponible] « Memo to Mr. Chrétien: Stick with the Americans » par Tom Velk et Todd Fox [sommaire non disponible] Critque de livre : Neil Cameron critique Coercing Virtue: The Worldwide Rule of Judges par Robert Bork [sommaire non disponible] |