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« The state of corporate social responsibility in Canada » par Anne Golden

Dans un discours prononcé en mai à la Conférence sur la responsabilité sociale des entreprises, la présidente du Board of Trade, Anne Golden, a soutenu que les entreprises canadiennes ont d’excellentes raisons de modifier leur approche de la question, qui relève maintenant bien plus du développement durable que de la philanthropie. La mondialisation des communications, le pouvoir sans précédent des sociétés multinationales et les menaces bien réelles qui pèsent sur l’environnement réclament en effet une gouvernance d’un nouveau type : « La disponibilité à long terme des ressources naturelles, la santé et la cohésion sociale ainsi que la stabilité internationale réclament de toutes les entreprises, publiques et privées, qu’elles s’acquittent de leurs responsabilités. »

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« Quand le dragon chinois a soif : le défi de l'eau en Chine » par Frédéric Lasserre

Tout juste de retour d’un voyage d’étude en Chine du nord-est et en Extrême- Orient, Frédéric Lasserre trace un portrait percutant des impacts environnementaux, sur l’eau en particulier, de la croissance économique phénoménale de la Chine. Victime de la pollution et de pratiques de déboisement irréfléchies, la ressource en eau se fait de plus en plus rare cependant que la demande, tant en milieux rural qu’urbain, est en forte croissance. Beijing tente de faire face à la situation avec des projets de détournement du Yangze, des efforts de reboisement et l’application de la réglementation environnementale, mais à court terme, prédit-il, la situation continuera de s’aggraver. Dans le nord du pays, une partie de la solution passe par la concertation et la coordination avec ses voisins, qui commencent à s’inquiéter de la situation, la Russie notamment. Mais, pour l’heure, les priorités politiques des autorités chinoises sont ailleurs, la croissance économique demeurant leur principal objectif.

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« Sustainable development and Kyoto implementation in Canada: the road not taken » par Douglas Macdonald et Debora VanNijnatten

Depuis 1992, les gouvernements canadiens tentent d’appliquer sans grand succès une politique visant le respect de leurs engagements internationaux en matière de développement durable. Est-ce dire que cette politique est vouée à l’échec, s’interrogent Douglas Macdonald et Debora VanNijnatten ? Non, répondent-ils. Dans cet article, ils examinent les raisons expliquant l’incapacité du Canada de relever le double défi du développement durable et des changements climatiques, de même que les obstacles auxquels le plan du gouvernement Martin fait face. Pour induire les énormes changements qu'exige cet objectif de la part des entreprises, des institutions et des citoyens, disent-ils, il ne suffira pas d’injecter plus d’argent. À l’exemple des mesures d’élimination du déficit, il faudra une politique draconienne. Pour que sa politique climatique soit efficace, Ottawa doit ainsi faire trois choses : relancer le processus fédéral-provincial, modifier son approche à l’endroit de la grande industrie en ajoutant le bâton de la réglementation à la carotte des crédits, et concevoir une gamme complète d’incitations et d’instruments économiques à la fois positifs et négatifs pour réduire la consommation des combustibles fossiles.

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« Le Québec à l'ère du développement durable » par Corinne Gendron

Depuis le début des années 1980, grâce au travail accompli par l’Union mondiale pour la conservation de la nature et la commission Brundtland, le principe du développement durable a connu une diffusion phénoménale et s’est lentement imposé comme un véritable paradigme de développement. Titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable à École des sciences de la gestion de l’UQÀM, Corinne Gendron retrace les origines de ce concept, résume les débats qui l’entourent présentement et examine dans quelle mesure le Plan de développement durable du Québec, déposé en novembre 2004, permettra de rencontrer les objectifs du développement durable.

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« Provisioning cities - a new urban agenda » par Roy Woodbridge

En février dernier, Ottawa franchissait une étape clé vers l’application de son nouveau pacte pour les villes avec l’annonce du transfert aux municipalités de 5 milliards de dollars issus de la taxe sur l’essence. Roy Woodbridge déplore toutefois qu’aucune réelle vision n’encadre cette mesure, d’où le risque d’accorder aux villes plus d’argent pour continuer de faire ce qui a précisément vidé leurs coffres. Car les problèmes financiers des villes, juge-t-il, découlent de principes de planification désuets fondés sur la rareté des populations et l’abondance des ressources environnementales. Un schéma dont les répercussions écologiques et financières sont bien réelles, même si elles ne sont pas directement intégrées aux budgets municipaux mais plutôt dans ce qu’il en coûte aux citoyens et à l’environnement. L’auteur propose un nouveau programme d’urbanisme faisant reposer le développement urbain sur quatre stratégies complémentaires : densité accrue des populations, transports en commun, bâtiments écologiques et politique du tout-recyclage.

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« L'automobile libre-service et le transport en commun : en route pour un nouveau paradigme en transport urbain » par Benoît Robert

Alors même qu’on assiste à la montée de la conscience écologique de la population, comment expliquer que l’automobile privée capte l’essentiel de l’accroissement de la demande de mobilité au Canada au détriment du transport en commun ? Selon Benoît Robert, président fondateur de la première et plus importante compagnie d’auto-partage en Amérique du Nord, ce paradoxe trouve sa source dans la diversification des habitudes de déplacement de la population : cette diversité de besoins peut difficilement être entièrement comblée par les formes classiques de transport collectif présentement offertes, observe-t-il. Pour aider à combler ces besoins, il propose d’inclure les automobiles disponibles en libre-service à l’offre traditionnelle des transporteurs publics. Dans cet article, il présente le principe de l’auto-partage, trace le portrait de la situation au Canada et ailleurs, et propose quelques avenues qui permettraient d’aider à relever « le défi de l’intermodalité intégrée », que ce soit au niveau des compagnies de transport, des municipalités ou des gouvernements.

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« Socially responsible investing: the maturing of financial analysis » par Brenda Plant

Peut-on à la fois s’enrichir et être socialement responsable ? Oui, croit Brenda Plant : « On peut voir au-delà du rendement d’un placement sans nécessairement renoncer aux profits », dit-elle. Pour éclairer la question, elle analyse l’état des investissements socialement responsables au Canada, leur rendement et les stratégies favorisant leur implantation. Les milieux financiers restent sceptiques à leur égard et mal préparés pour offrir ce service, observe-t-elle, et, d'une manière générale, le Canada accuse en la matière du retard par rapport à d’autres pays. Pour rattraper ce retard, elle propose du fusionner en un seul organisme national la multitude des organismes de réglementation du commerce des valeurs mobilières.

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« Un commerce pour réduire la pauvreté : le modèle du commerce equitable » par Chantal Blouin et Jared Penner

Né en grande partie en réaction à la crise dans les marchés internationaux pour les produits de base et agricoles, le commerce équitable vise à réduire la pauvreté en diminuant la vulnérabilité des producteurs aux aléas du marché mondial des matières premières. En forte croissance depuis une dizaine d’années, ce type de commerce fait toutefois face à plusieurs défis, principalement parce que la demande pour ces produits est moindre que l’offre. Chantal Blouin et Jared Penner, de l’Institut Nord-Sud, font le point sur ce mouvement et la manière dont il peut contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement que la communauté internationale s’est fixés. Selon eux, une partie de la solution aux problèmes du commerce conventionnel, problèmes mis en relief par le commerce équitable, passe par une révision des règles et pratiques commerciales internationales, notamment les généreuses subventions agricoles des pays développés et le manque de compétition dans la transformation et la revente des produits.

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« L'encadrement juridique du commerce équitable : pour éviter qu'une philosophie de commerce ne devienne qu'un simple outil de marketing » par Marie-Claude Desjardins et Aude Tremblay

Devant l’engouement des consommateurs pour le commerce équitable au cours des dernières années, de nombreuses entreprises canadiennes ont commencé à faire usage de labels équitables. Mais présentement, notent Marie-Claude Desjardins et Aude Tremblay, il n’existe aucun moyen de vérifier l’exactitude de ces appellations et la conformité de ces produits puisque cette pratique n’est que très peu encadrée au Canada. Pour protéger les consommateurs contre de possibles abus, ainsi que la crédibilité même du commerce équitable et sa part de marché, elles sont d’avis qu’un encadrement législatif s’impose. Dans cette perspective, disent-elles, il importe de trouver un consensus quant à la signification précise du commerce équitable, de manière à bien le distinguer des pratiques éthiques, écologiques et charitables. Ceci fait, elles recommandent la mise en place d’un régime de certification fédéral et la création d’un organisme indépendant qui élaborerait les cahiers de charges, surveillerait l’utilisation de l’appellation et sanctionnerait les contrevenants.

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« Building green: moving beyond regulations and voluntary initiatives » par Raymond J. Cole

Les édifices consommant environ 40 p. 100 de l’énergie mondiale et l’industrie de la construction ayant un impact considérable sur l’environnement, « le Canada ferait un pas décisif sinon indispensable vers le respect de ses engagements de Kyoto en améliorant sur une vaste échelle le rendement énergétique de ses immeubles », estime Ray Cole, professeur à l’École d’architecture de l’Université de la Colombie- Britannique. Examinant ici l’évolution du bâtiment écologique au pays, l’auteur constate que les méthodes d’évaluation ont permis d'augmenter les attentes en matières environnementales et d’améliorer le rendement des édifices. Mais on ne pourra intégrer durablement une vision écologique au processus de construction au seul moyen d’un cadre réglementaire, de méthodes autonomes ou d’évaluations ponctuelles, dit-il. Afin de jouer pleinement son rôle, l’industrie du bâtiment devra passer de la construction d’édifices écologiques à celle de bâtiments qui soutiennent les modes de vie « durables ».

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« La recherche et l'innovation comme moteurs du développement durable » par André Lemelin et Hélène P. Tremblay

L’adoption d’une vision intégrée de l’activité humaine cherchant à concilier équité sociale, efficacité économique et intégrité de l’environnement exige-t-elle que nous renoncions au développement et à la prospérité, comme bon nombre d’opposants le laissent entendre ? Au contraire, affirment André Lemelin et Hélène P. Tremblay du Conseil de la science et de la technologie du Québec. Mais leur cohabitation heureuse n’est possible qu’avec l’apport massif de la recherche et de l’innovation. En mettant l’accent sur l’expérience québécoise, ils présentent ici la contribution des sciences, des technologies et de l’innovation à l’atteinte des objectifs de développement durable, et insistent sur l’importance de renforcer leur apport. « La production des connaissances permet d’alimenter en continu l’amélioration des procédés pour les rendre plus « propres » et efficaces, mais aussi le développement de voies alternatives qui devront, à terme, offrir le même niveau (voire un niveau supérieur) de performance économique que les voies classiques. »

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« Le marché canadien des produits biologiques à l'heure des choix » par Sami Ben Salha et Josée Robitaille

Les crises alimentaires qui ont secoué plusieurs pays au cours des dernières années ont grandement contribué à l’essor de la demande pour les produits biologiques. Au Canada toutefois, le marché demeure modeste et on observe un décalage croissant entre l’offre et la demande, un déficit de production qui est comblé par des importations venant des États-Unis et de l’Europe. Sami Ben Salha et Josée Robitaille tracent le portrait de cette jeune industrie et présentent les principaux obstacles et les contraintes que les producteurs et les transformateurs canadiens de produits biologiques devront surmonter s’ils désirent améliorer leur rendement, satisfaire une demande intérieure en pleine croissance, combler leur retard sur les États-Unis et la communauté européenne et améliorer leur compétitivité vis-à-vis des pays montant comme la Chine et le Brésil.

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« The social economy: finding a way between the market and the state » par Nancy Neamtam

Ce qui est aujourd’hui qualifié d’économie sociale, ou d’entrepreneuriat social, rassemble des organismes aussi anciens que les caisses populaires, les coopératives de crédit agricole et les YMCA. Selon Nancy Neamtam, une cohorte grandissante de jeunes entrepreneurs combinent aujourd’hui avec brio objectifs sociaux et stratégies d’entreprise. L’économie sociale — qui regroupe des organismes de développement économique local et communautaire ainsi que des associations féministes, syndicales, écologiques et de logement social — totalise au Québec plus de 10 000 organisations, emploie quelque 100 000 personnes et enregistre des ventes de 4,3 milliards de dollars. Mais les décideurs tardent à soutenir pleinement ce secteur très varié, encore largement perçu comme une œuvre philanthropique hors de la sphère économique. L’économie sociale est une manifestation de citoyenneté constructive que les gouvernements doivent reconnaître et soutenir.

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« Organic food and farming systems: taking stock of the benefits » par Rod MacRae et Ralph C. Martin

Le secteur canadien de l’agro-alimentaire connaît de sérieuses difficultés financières et environnementales qui compromettent ici comme à l’étranger la perception de ses produits. Or, l’adoption sur une plus vaste échelle de l’agriculture biologique entraînerait des avantages susceptibles de résoudre certaines de ces difficultés, comme le montrent de plus en plus d’indicateurs. Tandis que les gouvernements canadiens traitent le secteur des produits biologiques comme un marché à créneaux, le rapide essor de ce même secteur a forcé d’autres pays à modifier leur approche. Rod MacRae et Ralph C. Martin présente des données scientifiques indiquant que l’agriculture et l’alimentation bio représentent davantage qu’un simple créneau. À la lumière de leurs éventuels bienfaits pour la santé, de leur marge bénéficiaire égale sinon supérieure à celle des systèmes traditionnels, de leurs avantages environnementaux et de leur potentiel en matière de revitalisation rurale, les auteurs concluent que « les gouvernements canadiens seraient bien avisés d’allouer des ressources supplémentaires au développement de l’agriculture biologique ».

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« L'Europe sans vélo » par Alain Noël

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« Separating church from state » par Joseph Heath

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