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Mark Blaug, « Ugly Currents in Modern Economics »
Lester C. Thurow, « The Strengths and Weaknesses of Economists »
Robin Boadway, « Economic Theory Dictates a Rethinking of Policy »
Daniel M. Hausman and Michael S. McPherson, « Beware of Economists Bearing Advice »
Thomas Mayer, « On the Usefulness of Economics »
Mark Setterfield, « Are Academic Economists Concerned About Public Policy? »
Jack Mintz, « Economists Are Relevant And Could Be More So »
Jon Mulberg, « Economics: Who Needs It? »
David Longworth , « Economics at the Central Bank »
David Mayes, « The New Zealand ‘Experiment’: Using Economic Theory to Drive Policy »
Alex McLeod, « Government Deficits and Debt: Their Cause and Cure »
C. Lloyd Brown-John, « Self-Determination and Separation »

Mark Blaug, « Ugly Currents in Modern Economics »

La science économique moderne est de plus en plus divorcée de la réalité économique et, de ce fait, contribue peu à la formulation des politiques publiques. L'auteur esquisse les origines de cette tendance, évoquant notamment le théorie de l'équilibre général, la théorie des jeux et la macroéconomique. Il lui semble peu probable que les préoccupations des économistes devienne plus concrètes dans un avenir prochain.

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Lester C. Thurow, « The Strengths and Weaknesses of Economists »

Les économistes ont des points forts et des points faibles. Il importe de bien les connaître si l'on veut comprendre de quelle façon l'économique peut et doit contribuer à la formulation des politiques.

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Robin Boadway, « Economic Theory Dictates a Rethinking of Policy »

Bien que cela ne soit pas toujours évident, la recherche économique fondamentale peut, encore aujourd'hui, jouer un rôle important dans la formulation des politiques publiques. L'auteur développe cet argument en s'inspirant du travail des nobélistes en science économique de l'an dernier, James Mirrlees et William Vickrey.

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Daniel M. Hausman and Michael S. McPherson, « Beware of Economists Bearing Advice »

L'économique du bien-être vulgarise la problématique de l’élaboration des politiques en se limitant à la promotion du bien-être et en établissant une concordance faussée entre le bien-être et la satisfaction des préférences. Il importe que les autorités publiques tiennent compte de ces limites lorsqu'elles évaluent les recommandations formulées par les économistes du bien-être.

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Thomas Mayer, « On the Usefulness of Economics »

Les économistes s'accordent beaucoup plus qu'on ne le croit généralement. Une bonne part des divergences apparentes qui les séparent n’ont rien à voir avec des problèmes économiques en tant que tels mais concernent plutôt les systèmes de valeurs et les aspects politiques ou sociologiques. Les chercheurs universitaires se sont toutefois fourvoyés en donnant la priorité aux modèles théoriques et aux techniques mathématiques avancées.

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Mark Setterfield, « Are Academic Economists Concerned About Public Policy? »

La science économique s'intéressait à la politique publique dans le passé, mais cela est de moins en moins vrai. Aujourd'hui, les économistes négligent les connaissances historiques, institutionnelles et sociopolitiques nécessaires pour accroître la pertinence de leur travaux. L'économique est devenue un jeu qui suit des règles établies par les économistes eux-mêmes et divorcées des besoins d'une analyse politique fondée dans la réalité.

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Jack Mintz, « Economists Are Relevant And Could Be More So »

On critique souvent les économistes pour la nature hautement technique et l'apparente absence de pertinence de leurs travaux, mais il reste que l'économique a eu une grande influence sur la politique publique au cours de la décennie actuelle. L'auteur esquisse les grandes lignes de cet apport des économistes et indique ce qu'ils doivent faire pour l’accroître encore davantage.

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Jon Mulberg, « Economics: Who Needs It? »

La science économique classique n’a qu’une faible valeur pratique pour l'analyse des politiques. Les deux principes de base sur lesquels elle repose -- la priorité accordée à la science empirique objective, d'une part, et la croyance en un « homo économicus » rationnel, de l'autre -- sont contradictoires, ce qui ne va pas sans soulever d'immenses difficultés pour cette discipline.

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David Longworth , « Economics at the Central Bank »

L'économique, les modèles économiques et l'économétrie se portent bien dans les banques centrales. L'auteur esquisse le rôle que joue la science économique dans ces institutions et examine comment elles s'en servent pour s'attaquer à des problèmes comme l'incertitude.

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David Mayes, « The New Zealand ‘Experiment’: Using Economic Theory to Drive Policy »

Les politiques économiques adoptées par la Nouvelle-Zélande, ainsi que leur mode d'adoption, ont été largement dictés par la théorie économique, ce dont attestent notamment la politique monétaire et l'approche adoptée par la banque centrale (Reserve Bank of New Zealand) pour atteindre ses objectifs en matière d'inflation.

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Alex McLeod, « Government Deficits and Debt: Their Cause and Cure »

Ce ne sont pas des politiques budgétaires trop expansionnistes qui ont causé les déficits et l'endettement des gouvernements, mais plutôt une approche confuse de la lutte à l'inflation. L'auteur propose une solution de rechange qui permettrait à l'économie canadienne de reprendre le chemin du plein emploi sans attiser l'inflation ni accroître les déficits publics.

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C. Lloyd Brown-John, « Self-Determination and Separation »

L'auteur examine l'éclairage que peut jeter le droit international sur la question de savoir si le Québec jouit du droit à l'autodétermination et à quelles conditions. Si le droit international reconnaît effectivement le droit à l'autodétermination nationale, celui-ci ne s'applique toutefois que dans des conditions précises et peut facilement se trouver en conflit avec la reconnaissance internationale de l'intégrité territoriale.

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