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Zheng Wu, « Recent Trends in Marriage Patterns in Canada » L'évolution des taux de mariage et de remariage ne semble pas si radicale quand on l'examine dans une perspective plus longue. Il reste que certaines transformations importantes se sont effectivement produites, notamment en ce qui concerne les taux de cohabitation. L'auteur en examine certaines explications possibles. La proportion des femmes dans la population active continue d'augmenter, tandis que l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes se rétrécit. Par ailleurs, certains indices laissent croire que la situation économique des jeunes hommes se détériore. Aujourd'hui, les jeunes restent à l'école plus longtemps que par le passé. Selon l'auteur, ces facteurs vont continuer de favoriser une baisse graduelle des taux de mariage. Frances Woolley, « For a Radical Redesign of Our Tax Treatment of the Family Le Canada est l'un des seuls pays au monde à ne pas avoir de prestation ou de déduction fiscale universelle en faveur des enfants. La prestation fiscale pour enfants s'adresse aux familles à revenu faible ou moyen, tandis que la déduction au titre des dépenses en soins de garderie favorise certaines familles dirigées par un ou deux parents. Le régime actuel comporte cependant certaines lacunes, car il ne reconnaît guère les responsabilités assumées par les familles à deux parents qui jonglent avec les horaires afin que l'un d'eux soit toujours là pour recueillir les enfants, les familles traditionnelles appartenant aux classes moyennes et les familles avec de jeunes adolescents. Selon l'auteure, il faut diminuer l'importance accordée au statut familial, et non pas l'accroître : il faut qu'on en vienne à considérer les enfants non pas comme le prolongement de leurs parents mais comme des personnes possédant des droits propres, y compris le droit d'être reconnus dans le régime d'impôt sur le revenu. En mettant l'accent sur les enfants, on aiderait à rendre le régime fiscal à la fois plus équitable et plus efficace. Shelley Phipps, « Comparing the Economic Well-Being of Children in Lone-Mother Families in Canada, Norway and the US » L'auteure se penche sur les politiques de l'enfance et sur la situation des enfants vivant avec un parent seul, au Canada, aux États-Unis et en Norvège. En moyenne, les enfants qui vivent avec leur seule mère en Norvège sont en meilleure position que leurs équivalents canadiens et américains. Pour apprendre comment venir en aide à ce groupe d'enfants potentiellement vulnérable, on pourrait donc s'inspirer de l'exemple norvégien. Il faudra évidemment pousser les recherches davantage, mais il est possible que l'explication des résultats plus favorables observés en Norvège tienne aux programmes de transferts très généreux offerts aux ménages dirigés par une femme seule. Martin Dooley, Lori Curtis, Ellen Lipman et David Feeny, « Child Health and Family Socioeconomic Status » Les auteurs proposent de mieux faire comprendre les rôles que jouent la structure familiale et les faibles revenus à l'égard de la santé des enfants en général et des désordres psychiatriques en particulier. Il examine d'abord certaines difficultés auxquelles fait face l'analyste qui tente d'établir des orientations à partir des résultats de recherche actuels. Ils résument ensuite les résultats obtenus à l'aide de deux enquêtes, soit l'étude du gouvernement ontarien sur la santé des enfants et la nouvelle enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes. Enfin, ils examinent les incidences de ces résultats sur l'élaboration des politiques dans ce domaine. Miles Corak, « How Children Get Ahead in Life: Does Money Matter? » L'auteur montre que, souvent, les enfants qui grandissent dans des familles à faible revenu deviennent à leur tour des adultes à faible revenu. De façon plus générale, il montre comment la situation pécuniaire influe sur les résultats atteints par tous les enfants, quelle que soit la position de leurs parents dans l'échelle des revenus. Kate Upperman et Anne Hélène Gauthier, « What Makes a Difference for Children? Social Capital and Neighbourhood Characteristics » Désolé, le sommaire n'est pas disponible. Nicholas Bala, « Reforming Child Welfare Policies: Don't Throw Out the Baby With the Bathwater » Les médias canadiens font souvent état de la crise qui sévit au sein du système d'aide sociale à l'enfance, des décès d'enfants victimes d'abus et des enquêtes publiques menées au sujet des revers des systèmes provinciaux de protection de l'enfance. D'aucuns ont fait des suggestions utiles pour amener les agences sociales à mieux traiter les enfants dont les parents sont incompétents, mais les participants à ce débat ne disent pas toujours clairement ce qu'ils entendent par « parents incompétents » ou comment il convient de remédier aux carences du système. Certaines des propositions formulées récemment risquent même de rendre le système trop interventionniste et éventuellement préjudiciable aux intérêts des enfants et des familles. L'auteur analyse le plan de réforme de la politique de protection de l'enfance qui a été mis de l'avant par le gouvernement ontarien en juin 1998. Katherine Covell et R. Brian Howe, « A Policy of Parent Licensing » Selon les auteurs, il faut mettre en place au Canada un régime de licences à l'intention des parents. Outre que les lois régissant actuellement la fonction de parent sont réactives et inadéquates, elles supposent que la fonction parentale est un droit plutôt qu'un privilège. Or, il arrive trop souvent que les enfants soient élevés par des parents incompétents, ce qui engendre des coûts trop élevés tant pour les personnes concernées que pour la société. En exigeant que les parents obtiennent une licence, on concrétiserait le principe des droits des enfants, enchâssé dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, à laquelle le Canada a donné son adhésion. L'octroi de licences confirmerait en outre l'importance sociale du rôle parental, favoriserait le développement de compétences parentales et l'épanouissement sain des enfants, et faciliterait au besoin les interventions en faveur de ces derniers. Susan A. McDaniel, « Public Policy, Demographic Aging and Families » Le degré d'interdépendance au sein des familles est fortement influencé par l'évolution des politiques et des marchés. Or, le vieillissement démographique met en évidence la faiblesse des mesures sociales actuelles, en particulier des politiques publiques destinées à compenser les échecs du marché. Les bases sur lesquelles reposent les programmes de protection du revenu sont très perméables et peu capables de résister aux chocs. Lorsque survient un choc (par exemple, la restructuration qu'a connue l'économie canadienne depuis une dizaine d'années), les familles multigénérationnelles doivent absorber les coups. À mesure que baisse le niveau des transferts publics, les membres des familles doivent se rapprocher davantage, bon gré mal gré, afin de mettre leurs ressources en commun et de tirer le meilleur parti possible des occasions qui se présentent. André Burelle, « L'amorce d'un débat ouvert entre fédéralistes » À partir des critiques formulées à l'égard de son ouvrage par Jane Jenson dans Beyond the Impasse, l'auteur du Mal canadien lance un défi aux fédéralistes au sujet de la vision du Canada proposée par Trudeau. Il est illusoire, dit Burelle, de vouloir maintenir, voire enraciner davantage le libéralisme individualiste et le concept unitaire de la nation canadienne en amenant Ottawa à dépenser davantage pour unifier les Canadiens anglophones tout en permettant au Québec et aux Autochtones de reprendre leur autonomie « nationale » par le seul recours à la clause de dérogation. Le fédéralisme asymétrique multinational décrit par Will Kymlicka et Jane Jenson est voué à l'échec parce qu'il lui manque le « ciment » qui assurerait la cohésion des partenaires fédérés. Selon l'auteur, ce ciment supranational réside dans un idéal commun de justice fondé sur le traitement équivalent, et non identique, des citoyens et des collectivités. Il repose également sur la détermination en commun des contraintes que tous les partenaires fédérés doivent respecter dans l'exercice de leurs pouvoirs souverains afin de garantir l'union économique, sociale et politique au Canada. C'est là, dit-il, la seule issue possible à l'impasse actuelle. Alan C. Cairns, « The Supreme Court, The UDI Reference and Democracy » Le processus qui pourrait mener à l'éclatement du Canada doit être équitable envers la partie québécoise qui se scinderait et envers le reste du Canada. Or, le processus référendaire actuel au Québec est nettement défavorable aux intérêts fondamentaux du reste du Canada. Si le jugement de la Cour suprême au sujet de la légalité d'une éventuelle déclaration unilatérale d'indépendance aide à rendre la démarche référendaire plus équitable, on pourra alors dire que celle-ci joue un rôle démocratique. David Cameron, « National Unity: Are We on the Threshold of a New Era? » Depuis trois décennies, la question de l'unité nationale a été traitée comme un problème qu'il fallait régler. Or, cette approche a probablement contribué à maintenir le problème plutôt qu'à le résoudre. La conjoncture actuelle est très favorable à l'éclosion d'un nouveau modèle dans ce domaine, et Jean Charest dispose peut-être des atouts les plus aptes à contribuer à l'émergence de ce nouveau modèle. Si, au lieu de voir en l'unité nationale un problème qu'il faut faire disparaître, on la considère comme un tension à laquelle il faut s'habituer, une réalité qui, toute imparfaite qu'elle soit, reste néanmoins éminemment tolérable et dont on doit s'accommoder, on adopte alors une façon de concevoir la situation actuelle qui est très différente B plus réaliste et plus positive. |