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« Le mot du rédacteur » par William Watson
« Checking the Brain Drain: Evidence and implications » par John F. Helliwell
« The Brain Drain is real and it costs us » par Don DeVoretz
« The evidence vs. the tax-cutters » par Herb Emery
« The drain will be a torrent if we don't staunch it now » par David Stewart-Patterson
« Are we losing our minds? » par Mahmood Iqbal
« If we're number one, why would anyone leave? » par William Watson
« Profundity rampant: Secession and the Court, II » par Dan Usher
« How the world dodged another Great Depression » par Barry Eichengreen
« Will stricter penalties deter drunk driving? » par Anindya Sen
« End campaign spending limits. Let the people judge. » par Lorne Gunter
« Our judges are activist only when it suits them » par Rory Leishman
« Duplicity in the North: A reply to Graham White » par Albert Howard and Frances Widdowson
« Alberta's funding formula hurts urban schools » par Dean Neu and Alison Taylor
Critique de livre: Harold Jansen critique Henry Milner (dir.), Making Every Vote Count: Reassessing Canada's Electoral System
« Tax the dead! » par Kristian Gravenor

« Le mot du rédacteur » par William Watson

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« Checking the Brain Drain: Evidence and implications » par John F. Helliwell

Malgré les craintes qui ont été exprimées dans la presse et ailleurs au sujet de la fuite des cerveaux vers les États-Unis, le nombre de résidents américains nés au Canada continue à chuter, comme il l'a fait du reste depuis les cent dernières années. À cela, il faut ajouter que l'émigration de Canadiens très compétents vers notre voisin du sud ne représente qu'une fraction de ce qu'elle était auparavant. En tout état de cause, l'écart qui existe entre le Canada et les États-Unis en ce qui a trait au taux de chômage et aux salaires accordés aux travailleurs très spécialisés devraient avoir provoqué une émigration encore plus forte que ce que nous avons connu pendant les années 1990. Une étude sur les diplômés de la University of British Columbia n'indique par ailleurs aucune augmentation de la tendance à émigrer vers le sud. La vaste majorité des diplômés demeurent au Canada et la plupart d'entre eux, en Colombie-Britannique. Il y aurait assurément lieu de continuer à examiner le flux migratoire Canada-États-Unis, mais la situation n'a rien de dramatique et n'exige pas une intervention politique extraordinaire.

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« The Brain Drain is real and it costs us » par Don DeVoretz

De nombreux Canadiens sont toujours prêts à émigrer aux États-Unis. Dès lors que la politique d'immigration américaine le leur permet, ils plient bagages. Depuis 1989, la frontière canado-américaine est beaucoup plus ouverte aux travailleurs canadiens spécialisés et un nombre appréciable de ceux-ci ont commencé à traverser la frontière. En termes économiques, ces émigrants offrent généralement un meilleur rendement et une plus grande productivité que leurs homologues américains et que les émigrants canadiens qui les ont précédés. Ce flux migratoire est compensé au plan économique par un flux inverse, d'une égale proportion, de travailleurs spécialisés en provenance du reste du monde, mais ces derniers ne sont pas aussi productifs que les personnes qui ont quitté le pays. Leur installation au Canada s'accompagne de coûts importants. Il nous faut de toute urgence une politique qui encouragera les gens à demeurer au Canada et qui persuadera ceux qui ont déjà déménagé de revenir au pays.

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« The evidence vs. the tax-cutters » par Herb Emery

Les médias sont convaincus que le pays est en proie à une fuite des cerveaux. Les faits laissent entendre exactement le contraire. Les statistiques sur le nombre de Canadiens qui émigrent aux États-Unis ne feront cependant rien pour clore le débat. La fuite des cerveaux est un argument trop utile pour ceux qui préconisent une réduction du fardeau fiscal. Il faut s'attendre à ce que la discussion passe des chiffres proprement dits à l'importance stratégique des catégories de personnes qui quittent le pays. On dira sans doute que la fuite des cerveaux s'aggravera sévèrement si nous ne réduisons pas dès maintenant le fardeau fiscal et n'offrons pas de meilleurs salaires à nos chercheurs et à nos universitaires.

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« The drain will be a torrent if we don't staunch it now » par David Stewart-Patterson

Les données disponibles ne révèlent peut-être pas encore un exode massif des cerveaux. Mais de nombreux PDG estiment que la situation pèse lourdement sur le fonctionnement de leurs entreprises, et plusieurs craignent d'en être plus gênés encore au cours de la prochaine décennie. Les données de Statistique Canada montrent que les personnes qui se situent dans les fourchettes de revenus supérieures (et qui paient la plus grande partie des impôts) sont beaucoup plus susceptibles de quitter le Canada pour les États-Unis que ne le sont les travailleurs à revenu inférieur. Voilà certes un problème auquel les décideurs politiques doivent s'attaquer sans retard.

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« Are we losing our minds? » par Mahmood Iqbal

L'exode des cerveaux va s'aggravant. Dans certaines professions clés, le nombre d'émigrants, qui ne dépassait pas trois p. 100 durant les années 1980, atteint aujourd'hui 11 p. 100. Or, on ne peut écarter ces chiffres sous prétexte qu'ils seraient le fruit d'une erreur de mesure. Contrairement à ce qu'on allègue parfois, les données sur les déplacements temporaires entre le Canada et les États-Unis ne comportent pas plus d'une mention par migrant. Un simple travail d'ordre économétrique permet d'imputer la migration de professionnels canadiens vers les États-Unis aux taux d'imposition plus élevés, aux revenus professionnels inférieurs et au taux de chômage supérieur.

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« If we're number one, why would anyone leave? » par William Watson

Sans coup férir, au cours des six dernières années, le Canada s'est classé au premier rang mondial d'après l'indicateur du développement humain élaboré par les Nations Unies. Cette performance vient de ce que l'apport du revenu est largement négligé dans le calcul de l'indicateur. Les responsables des Nations Unies ont pris acte du problème et ont modifié l'indicateur mais le revenu demeure tout de même un facteur sous-estimé. Si le revenu était pleinement intégré, le Canada glisserait au cinquième rang, tandis que les États-Unis, qui occupent actuellement le troisième rang, se hisseraient à la première place. À la lumière de ce classement, on peut un peu mieux comprendre pourquoi des gens seraient tenter d'émigrer du « meilleur pays au monde ».

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« Profundity rampant: Secession and the Court, II » par Dan Usher

L'affirmation de la Cour suprême voulant qu'il existe un devoir de négocier advenant un vote en faveur de la sécession du Québec n'est rien de plus que cela, une affirmation. Les quatre principes fondateurs supposément découverts par les juges dans la partie non écrite de la Constitution ne sont pas si évidents qu'il y paraît. Il ne s'agit pas nécessairement non plus des principes fondateurs les plus importants de la Constitution. Qui plus est, la Cour ne précise aucunement comment ce devoir de négocier découle des quatre principes fondateurs invoqués. En posant le devoir de négocier et en omettant d'en préciser les modalités, la Cour suprême n'a assurément pas rendu un très grand service aux Canadiens, bien au contraire.

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« How the world dodged another Great Depression » par Barry Eichengreen

Pourquoi la crise financière de l'an dernier n'a-t-elle pas été une redite de la crise de 1929 ? Le monde est plus vulnérable aujourd'hui : le facteur d'amplification était sans doute à la hausse, la déréglementation du secteur financier a accru les risques; la propagation de la crise est facilitée par l'intégration économique. Mais les décideurs ont tiré des enseignements de la Grande crise des années 1930. Il y a une meilleure réglementation; l'assurance-dépôt a empêché que la panique ne se répande; les banques centrales ont usé de leurs liquidités; les taux de change flottants ont permis d'atténuer les effets de la crise; les tendances au protectionnisme ont été contrées; certains sauvetages financiers ont produit les résultats escomptés; le FMI a fait son travail; et l'économie américaine a bien tenu le coup pendant toute la crise. Et pourtant un nouvel ordre financier international s'impose plus que jamais.

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« Will stricter penalties deter drunk driving? » par Anindya Sen

Le gouvernement fédéral envisage d'imposer des amendes plus sévères pour la conduite en état d'ébriété. Entre 1976 et 1992, des amendes plus sévères ont été imposées et le nombre de décès imputables à des accidents causés par des conducteurs en état d'ébriété a chuté. L'analyse de régression multivariée nous indique toutefois que d'autres facteurs ont vraisemblablement eu une incidence encore plus grande sur cette diminution. Les plus importants sont l'introduction du port obligatoire de la ceinture de sécurité dans la plupart des provinces canadiennes, ainsi qu'une réduction du nombre de jeunes hommes dans la population. À vrai dire, sauf pour les amendes qui visent les personnes conduisant sans permis de conduire, la plupart des amendes n'ont eu aucun effet significatif au plan statistique sur les victimes de la route. Les législateurs auraient donc intérêt à axer davantage leurs efforts sur les mesures générales de sécurité.

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« End campaign spending limits. Let the people judge. » par Lorne Gunter

Après deux tentatives, rejettées par les tribunaux, Ottawa s'apprête, pour une troisième fois, à limiter les dépenses des partis lors des campagnes électorales fédérales. C'est regrettable. Car ces limites, au fond, favorisent les députés sortants. Même si elles permettaient de bonifier la qualités des débats - et rien ne permet de l'assurer - l'intervention gouvernementale ne serait pas justifiée pour autant car il n'appartient pas aux gouvernements de décider quand un débat atteint un niveau satisfaisant. Les électeurs se rendent bien compte quand quelqu'un essaie d'acheter leur vote. Mais s'il s'avérait vraiment nécessaire de limiter les dépenses, les plafonds imposés aux tiers partis devraient être les mêmes que ceux établis pour les politiciens : 60 000 $ par circonscription et 10 millions $ à l'échelle nationale.

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« Our judges are activist only when it suits them » par Rory Leishman

Les décisions récentes des tribunaux de la Colombie-Britannique dans l'affaire d'un homme trouvé en possession de matériel de pornographie infantile ne sont que de nouveaux exemples de décisions judiciaires allant à l'encontre des souhaits des législateurs. À l'époque, quand on débattait de la charte, on disait que l'activisme judiciaire devait demeurer limité et prudent. Il n'en a rien été. Cette décision en Colombie-Britannique est d'autant plus malheureuse que le juge qui a confirmé le jugement en appel avait elle-même rendu des décisions très fermes allant dans le sens du respect de la prérogative du pouvoir législatif.

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« Duplicity in the North: A reply to Graham White » par Albert Howard and Frances Widdowson

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« Alberta's funding formula hurts urban schools » par Dean Neu and Alison Taylor

Dans son dernier budget, le gouvernement de l'Alberta a annoncé un « réinvestissement » de 600 millions $ en éducation. Certes, cette mesure aidera les écoles de la province, mais ne fera rien pour corriger les iniquités produites par le changement introduit dans la formule de financement de l'éducation en 1995. Par la nouvelle formule, on a reconnu que les zones rurales avaient des coûts particuliers à assumer en matière d'éducation et le gouvernement a donc diminué le financement accordé aux commissions scolaires urbaines. Les écoles urbaines ont pourtant leur propre lot de difficultés. Elles ont un plus grand nombre d'élèves qui ont des besoins spéciaux, et le personnel enseignant a souvent une meilleure formation, et partant, un meilleur salaire. Ce qu'il faut, c'est une formule qui réponde à toutes les attentes.

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Critique de livre: Harold Jansen critique Henry Milner (dir.), Making Every Vote Count: Reassessing Canada's Electoral System

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« Tax the dead! » par Kristian Gravenor

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