Policy Options


« Afghanistan: meeting the development challenge » par John Manley

À titre de ministre canadien des Affaires étrangères, John Manley s’était rendu une première fois en Afghanistan en 2002 après la chute du régime des talibans. Cinq ans plus tard, il est retourné à Kaboul et ses environs en tant que simple citoyen et directeur de CARE Canada, l’une des principales ONG travaillant à la reconstruction d’un pays en ruine. Dans le cadre de notre série « Mission Afghanistan », il propose un compte rendu de sa visite sur le terrain et observe que la sécurité reste le « problème central, y compris pour les ONG ». Mais si la « promesse de 2002 d’un système fondé sur la règle de droit et la viabilité des institutions est loin d’être remplie », il estime que des progrès mesurables ont été réalisés du côté des « programmes d’habitation, du microcrédit, des infrastructures et du développement communautaire ».

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Sondage exclusif SES-Options politiques : Canadiens et Américains sont d'avis que le libre-échange leur a profité » par Nik Nanos

À l’occasion du 20e anniversaire de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALE), Options politiques a demandé à SES Research de mesurer l’appui au libre-échange, tant au Canada qu’aux États-Unis. Dans ce sondage exclusif, Canadiens et Américains s’entendent non seulement pour dire qu’il a été fructueux mais qu’il favorise aussi la compétitivité économique des deux pays à l’échelon mondial, tout en se disant confiants face aux perspectives d’une intégration économique plus approfondie. Perçu comme une réussite, l’ALE inspire partout une forte confiance, c’est-à-dire dans toutes les régions de chaque pays, dans tous les groupes d’âge et à tous les niveaux de scolarité. « Ce qui frappe surtout dans ces résultats, observe Nik Nanos, c’est que le soutien accordé à plusieurs aspects du libre-échange est dix fois supérieur au désaccord exprimé sur certains de ses éléments. »

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Les leçons canadiennes de la libéralisation du commerce international » par Craig Wright et Derek Holt

Dans cette étude réalisée pour le 20e anniversaire de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, Craig Wright et Derek Holt, respectivement économiste en chef et économiste en chef adjoint de la Banque Royale, analysent huit mythes suscités par l’Accord pour conclure qu’ils ont tous été démentis par les faits. Rappelez-vous : la production et les emplois migreraient vers le Sud, les investissements chuteraient, le Canada serait vendu au plus offrant, et ainsi de suite. Autant de craintes envolées. Mais les faits sont plus contrastés dans certains domaines comme la productivité des grandes entreprises et quelques autres où, préviennent les auteurs, il reste beaucoup à faire pour redonner tout son élan au libre-échange. Avec certains risques à l’horizon canadien, notamment une application complaisante des règles de l’ALE ici même et le protectionnisme international.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« How free trade came to Canada: lessons in policy analysis » par Charles McMillan

Les négociations entourant l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États- Unis remontent à 20 ans, mais il a fallu attendre la conjonction de nombreuses planètes pour que les parties consentent simplement à s’asseoir à la même table. Au Canada, la synthèse des forces économiques et politiques s’est amorcée avec l’élection du gouvernement Mulroney en septembre 1984, puis la Commission Macdonald a recommandé en 1985 de « franchir le pas » en direction du libreéchange. Aux États-Unis, l’administration Reagan a cherché à favoriser les négociations multilatérales en engageant d’abord des discussions bilatérales avec le Canada, son premier partenaire commercial. Et Brian Mulroney, qui s’était opposé en 1983 à la libéralisation des échanges pendant la campagne à la direction du Parti conservateur, s’est ravisé deux ans plus tard pour s’en faire le grand promoteur. Charles McMillan, alors principal conseiller politique du premier ministre, brosse un tableau révélateur des origines de l’entente.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« The impossible deal » par Robin V. Sears

Si on remonte dans l’histoire, les perspectives politiques de libre-échange entre le Canada et les États-Unis n’étaient guère prometteuses. Au XIXe siècle, la politique protectionniste de John Macdonald lui vaudra quatre victoires électorales consécutives entre 1878 et 1891. Au début du XXe siècle, l’Accord de réciprocité avec les États-Unis coûtera à Wilfrid Laurier les élections de 1911. Puis dans les années 1940, Mackenzie King négociera avec les États-Unis mais dans le plus grand secret. Viennent enfin les années 1980 et la Commission Macdonald, qui recommande de faire un « acte de foi », de même qu’un Brian Mulroney prêt à franchir le pas. Robin Sears était conseiller principal d’Ed Broadbent pendant la campagne du NPD contre le libre-échange. Il évoque l’extrême émotivité et les dessous politiques des événements orageux qui ont suivi la conclusion de l’Accord en octobre 1987 et qui se sont poursuivis jusqu’en 1988, pendant la campagne historique des élections sur le libre-échange.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Twenty years on, the Cassandras are still wrong » par Derek H. Burney

En tant que directeur de cabinet du premier ministre, Derek Burney dirigeait en 1987 l’équipe canadienne déléguée à la réunion qui, exactement cinq minutes avant minuit, a donné naissance à l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Au moment de la signature, le 3 octobre 1987, et lors des élections subséquentes de 1988, les Cassandre de tous horizons ont brandi des scénarios apocalyptiques pour l’économie, les programmes sociaux et la souveraineté du Canada. Vingt ans plus tard, la réalité a fait mentir ces prophètes de mauvais augure, qui n’en continuent pas moins de tenir boutique. Voici le regard tour à tour rétrospectif et prospectif d’un haut représentant ayant assisté à la création de cet Accord.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Free trade and dispute settlement: time to declare victory » par Michael Hart et Bill Dymond

La négociation de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis visait notamment à remplacer les droits antidumping et compensateurs américains sur les exportations canadiennes par un nouvel ensemble de règles sur les subventions et les pratiques concurrentielles déloyales. Le Canada a obtenu un processus de règlement des conflits amélioré mais pas les nouvelles règles qu’il réclamait. Pour autant, l’Accord a-t-il échoué à ce chapitre ? Les droits antidumping et compensateurs ne sont pratiquement plus appliqués, sauf dans le cas du bois d’œuvre, une exception qui en confirme la quasi-disparition. En fait, le bilan des 20 dernières années montre que le libre-échange a permis de résoudre l’essentiel du problème, mais sur d’autres bases que prévu.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Financial services in the FTA: almost an afterthought » par Stanley H. Hartt

Le 3 octobre 1987 étaient convenus d’extrême justesse les éléments d’une entente de principe sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis, peu avant l’expiration de la procédure accélérée dont disposait le président Ronald Reagan pour les faire adopter tels quels par le Congrès américain, sans possibilité d’amendements. Parmi ces « éléments » figuraient les services financiers, et parmi les huit Canadiens présents dans le bureau de Washington du secrétaire du Trésor Jim Baker se trouvait Stanley Hartt, alors ministre canadien des Finances. Il décrit ici cette journée historique et l’élaboration d’un accord capital.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« The loonie and the FTA » par Thomas J. Courchene

Même si notre dollar et le libre-échange n’interagissent que depuis une petite vingtaine d’années, cette relation, écrit Tom Courchene, compte parmi les plus décisives et interactives de l’histoire économique canadienne de l’après-guerre. L’importante sousévaluation du huard face au dollar américain jusqu’en 2002 aura permis de multiplier par trois nos exportations et de réorienter vers le sud notre principal axe commercial. Mais l’actuelle surévaluation du dollar soulève des enjeux économiques, fiscaux et environnementaux qui provoquent des tensions interprovinciales, fédérales-provinciales et interindustrielles. Et du côté du taux de change, cette surchauffe des deux côtés de la valeur de parité des pouvoirs d’achat soulève une question clé : la zone monétaire canadienne est-elle assez vaste pour englober tout à la fois un secteur énergétique de calibre mondial et un secteur tertiaire, manufacturier et commercial de même niveau ?

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« What the West wanted and what it got » par Todd Hirsch

Au Canada, aucune région n’est plus favorable au libre-échange que l’Ouest, et aucune province ne l’appuie avec la même ferveur que l’Alberta. Nous avons demandé à Todd Hirsch, notre collaborateur de Calgary, de décrire quelles étaient les attentes de l’Ouest canadien à l’endroit de l’Accord de libre-échange et ce qu’on lui a accordé. « Il réclamait l’accès aux ressources naturelles et l’a obtenu », écrit-il. Mais au-delà de cette demande, « l’Accord était considéré par l‘Ouest comme un moyen de se libérer de l’emprise économique d’Ottawa ». Et malgré quelques déconvenues, « il a effectivement obtenu les gains économiques qu’il recherchait ».

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Gateways, global value chains and trade corridors » par Russ Kuykendall

La politique commerciale internationale du Canada privilégie le modèle des « passerelles » en vue d’accroître les échanges avec l’Asie, en tout premier lieu avec la Chine. Entre-temps, Industrie Canada s’intéresse aux « chaînes de valeur mondiales » et au fonctionnement des échanges au sein des entreprises binationales et multinationales. Mais Russ Kuykendall s’interroge sur l’avantage net pour le Canada d’une telle stratégie de « passerelles » axées sur la Chine. Il convient des points forts du modèle des « chaînes de valeur mondiales » mais se demande s’il est vraiment justifié. Le modèle des « corridors d’échange », croit-il, décrit mieux le commerce entre le Canada et les États-Unis — première relation commerciale de notre pays — tout en indiquant dans quelle direction poursuivre notre expansion commerciale.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« The long road to free trade » par Earl H. Fry

Après un entracte de 120 ans, le Canada et les États-Unis ont finalement conclu l’Accord de libre-échange, négocié en octobre 1987 et mis en œuvre début 1989. « Globalement, observe Earl Fry, réputé spécialiste des relations commerciales bilatérales, ces 20 années de libre-échange ont été très profitables à nos deux pays. » Nos exportations vers les États-Unis « ont augmenté de près de 350 p. 100 en valeur nominale, bondissant de 88 milliards de dollars US en 1989 à 303 milliards de dollars US en 2006. Pour la plupart des Canadiens, l’économie du pays ne s’est jamais mieux portée qu’au cours des dernières années. »

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« NAFTA revisited » par Jeffrey Schott et Gary Hufbauer

Jeffrey Schott et Gary Hufbauer, experts en politique commerciale rattachés au Peterson Institute à Washington, analysent les résultats obtenus en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain par le Canada, les États-Unis et le Mexique depuis 1994. « L’ALENA était et reste avant tout une entente commerciale et elle constitue à cet égard une grande réussite », estiment-ils. « De 1993 à 2006, le commerce trilatéral de marchandises a presque triplé pour dépasser aujourd’hui les 800 milliards de dollars annuels. » Et le nombre d’emplois a augmenté de 110 à 144 millions aux États-Unis et de 13 à 16 millions au Canada. « L’ALENA, concluentils, a fait progresser l’intégration économique et les objectifs convenus par ses signataires, sans toutefois remplir les promesses exorbitantes faites par les politiciens lors de son entrée en vigueur. »

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Free trade in Washington: all politics, all the time » par David T. Jones

Toute politique est locale, dit-on. Et vu de Washington, tout ce qui touche au commerce est politique. Vingt ans après l’Accord de libre-échange et 15 ans après l’ALENA, l’ancien diplomate américain David Jones analyse les résultats et perspectives du libre-échange depuis la capitale des États-Unis, où les lobbys et intérêts particuliers exercent une énorme influence, où le Congrès est presque toujours en mode de campagne et où le président — même en profitant de la procédure accélérée du Congrès pour faire adopter sans amendements des ententes commerciales — n’arrive que très difficilement à concrétiser l’adhésion aux accords de libre-échange bilatéraux et régionaux.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Portrait des exportations du Mexique, du Canada et du Québec après vingt ans de libre-échange » par Dorval Brunelle

L’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis, tout comme son pendant nord-américain, l’ALENA, a eu un effet intégrateur très significatif sur les parties signataires. Parmi les 23 principaux accords économiques régionaux recensés par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, c’est en Amérique du Nord que les échanges intérieurs entre les partenaires sont les plus importants, note Dorval Brunelle, directeur de l’Observatoire des Amériques à l’UQAM. Dans ce bref bilan de la situation, après vingt ans de libre-échange, il constate toutefois que la continentalisation de l’économie nord-américaine a eu des répercussions passablement différentes sur les trois pays impliqués. Ainsi la part du commerce bilatéral en pourcentage du PNB est passé de 7 p. 100 à 24 p. 100 au Mexique, de 16 p. 100 à 27 p. 100 au Canada, mais seulement d’à peine 2 p. 100 à 2,5 p. 100 aux États-Unis, entre 1990 et 2003.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Has North American integration resulted in Canada becoming too dependent on the United States? » par Eugene Beaulieu

L’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis a fait bondir le commerce et les investissements entre les deux pays, favorisant du même coup une intégration économique qui a renforcé la spécialisation du Canada en matière de production et accentué sa dépendance à l’égard du marché américain. Jumelée à la hausse du flux des échanges, cette spécialisation a permis d’accroître la productivité et le revenu national du Canada. Mais certains jugent que nous sommes devenus trop dépendants des États- Unis et qu’il nous faut réorienter nos politiques commerciales et d’investissement de manière à diversifier nos marchés d’exportation. Selon Eugene Beaulieu, de l’Université de Calgary, on surestime toutefois les risques de dépendance liés aux exportations vers un seul pays. Et même si l’on trouvait des arguments convaincants pour imposer des mesures de diversification, celles-ci se révéleraient sans doute inefficaces. Étant donné l’ampleur actuelle de l’intégration économique, notre politique commerciale devrait plutôt privilégier la réduction du coût des échanges transfrontaliers.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Un partenariat sans les peuples » par Alain Noël

[résumé non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Interpreting the constitution: the living tree vs. original meaning » par Ian Binnie

Dans le cadre de notre série sur les 25 ans de la Charte des droits et libertés, le juge Ian Binnie, de la Cour suprême du Canada, propose d’interpréter la Constitution selon une « approche évolutive » plutôt qu’en privilégiant son « sens premier ». Cet article est tiré du débat qui l’a opposé au juge Antonin Scalia, de la Cour suprême des États-Unis, lors de l’importante conférence « La Charte @ 25 ans » tenue à l’Institut d’études canadiennes de McGill le 16 février dernier. Un débat surnommé « Binnie vs Scalia » au cours duquel les deux magistrats ont offert une éblouissante démonstration de leur savoir.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Une charte du fédéralisme : une idée attrayante qu'il faut mieux défendre » par Éric Montpetit

[résumé non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


Passages : Memoirs par Brian Mulroney

Dans ce passage exclusif de ses Mémoires, l’ancien premier ministre décrit les tensions d’un mois complet de négociations et l’impasse dans laquelle se trouvaient les discussions avec les États-Unis avant la conclusion de l’entente survenue in extremis le 3 octobre 1987, une heure avant l’échéance finale.

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


Compte rendu : Anthony Wilson-Smith critique Memoirs par Brian Mulroney

[résumé non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


Compte rendu : Gil Troy critique The Reagan Diaries, dirigé par Douglas Brinkley

[résumé non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index


« Économie québécoise - le virage est bien amorcé » par Monique Jérôme-Forget

[résumé non disponible]

télécharger l'article (PDF) | retourner à l'index