Policy Options


« A conversation with the US ambassador » entretien avec David Wilkins

Dans le cadre de son numéro spécial sur l’élection présidentielle américaine, Options politiques s’est entretenu avec l’ambassadeur des États-Unis David Wilkins dans son bureau de l’ambassade américaine. Avec en toile de fond la tenue quasi simultanée des deux scrutins canadien et américain, l’entretien a porté sur plusieurs questions bilatérales, de l’Afghanistan à la souveraineté dans l’Arctique.

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« Shared interests, common values » par John McCain

Dans notre numéro de mars portant sur les primaires américaines, nous avons publié le discours historique de Barack Obama, prononcé le 20 janvier, jour de commémoration de la naissance de Martin Luther King. Dans ce numéro-ci, nous revenons sur l'élection à la présidence, qui se jouera entre Barack Obama et John McCain, et nous présentons le discours livré par le candidat républicain devant l'Economic Club du Canada, et dans lequel il passe en revue les relations Canada/États-Unis.

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« Canada's virtuous cycle: a triumph of conservative economics? » par Christopher Ragan

La politique économique canadienne du dernier quart de siècle semble dominée par ce qu’on appelle le « conservatisme mou ». Certains vont même jusqu'à parler du « triomphe » conservateur. Est-ce vraiment le cas ? Christopher Ragan, de l’Université McGill, propose une définition en cinq points du conservatisme économique, puis il remonte au début des années 1980 pour dresser le bilan de notre économie. Il observe que ce « conservatisme mou » a fait l’objet d’un étonnant consensus sur tout l’échiquier politique, et constate qu'il transpire tant dans la discipline monétaire et budgétaire que se sont imposé les gouvernments, que dans la méfiance que suscite la propriété publique et la réglementation gouvernementale. Mais il est trop tôt pour parler d'un triomphe des conservateurs. Il leur reste beaucoup à faire, notamment dans quatre grands secteurs d’activité.

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« America's transformational campaign » par Robin V. Sears

En tant qu’« observateur privilégié d’un moment de l’histoire politique américaine », Robin Sears était aux premières loges quand Barack Obama a prononcé en 2004 le spectaculaire discours d’ouverture de la convention démocrate de Boston. Quatre ans plus tard, l’invraisemblable s’est produit : l’homme a été élu candidat de son parti à la présidence des États-Unis. Notre collaborateur était à Denver lors de cette « incroyable soirée finale » où Barack Obama a prononcé son discours d'acceptation devant 84 000 personnes. « Il est difficile de mesurer la portée historique » de la candidature d’Obama, notamment pour l’Amérique noire écrit Robin Sears. Mais c’est maintenant que commence le vrai test, celui des urnes. Dans cet article, il plante le décor et décrit l’enjeu d’une élection susceptible de transformer un pays.

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« Two clear visions of America's future » par David Herle

Tandis que les Canadiens vont aux urnes pour une troisième fois en quatre ans, les États-Unis entament le dernier mois d’un marathon de deux ans vers la présidence. La campagne la plus passionnante de l’histoire contemporaine, selon tous les observateurs, n’a cessé d’étonner pendant les conventions estivales et promet plus que son lot de surprises dans la dernière ligne droite d’octobre. Notre collaborateur David Herle analyse les campagnes des candidats McCain et Obama et met en relief les forces et faiblesses fondamentales de chacun.

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« Le prochain président américain saurat-il réconcilier l'Europe et l'Amérique ? » par Marie Bernard-Meunier

Les deux candidats à l’élection présidentielle sont conscients du problème que leur prédécesseur leur a légué. Ils veulent l’un et l’autre, et chacun à sa manière, essayer de relancer la coopération entre l’Europe et l’Amérique. Y parviendront-ils ? La tournée européenne de McCain en mars et celle d’Obama en juillet ont déjà permis de mieux comprendre leurs stratégies respectives et d’évaluer la réceptivité des Européens à leurs propos. Obama paraît, pour l’heure, le mieux placé pour conquérir le cœur des Européens, mais les dures réalités politiques et économiques, en Europe comme en Amérique, rendent bien improbable un nouvel âge d’or dans les relations transatlantiques. Notre collaboratrice Marie Bernard-Meunier fait le point.

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« Dealing with Obama or McCain: think big and keep it simple » par Colin Robertson

La situation du Canada ainsi que son statut et sa vision du monde font en sorte que lorsque nécessaire, a déclaré John Holmes, nous avons ce privilège, en tant que meilleurs amis, de pouvoir dire leurs quatre vérités aux Américains. Justement, voici que Barack Obama et John McCain insistent tous deux sur l’importance de leurs amis et alliés, ce qui offre aux dirigeants politiques canadiens l’opportunité d’envisager de grandes choses pour l’avenir de notre principale relation bilatérale. Il faudra évidemment planifier notre action et adopter une approche commerciale concertée, en impliquant tous les ordres de gouvernement écrit Colin Robertson. Il faudra également reconnaître que la sécurité nationale représente pour les États- Unis un enjeu permanent. Mais en manœuvrant bien, dit-il, cette relation peut faire progresser nos intérêts et nous assurer d’une influence unique en tant qu’interprète de l’Amérique aux yeux du monde, et inversement.

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« Foreign policy: Obama vs. McCain » par David T. Jones

La Terre n’arrêtera pas de tourner le 21 janvier 2009 avec l’entrée en fonctions du nouveau président des États-Unis, qu’il s’agisse de John McCain ou de Barack Obama, car ni l’un ni l’autre n’inversera le cours de la politique étrangère américaine. Les enjeux clés (Irak, Afghanistan, Iran, Israël-Palestine, et même la Russie) sont en grande partie définis et aucune réorientation fondamentale ne leur sera apportée. Selon David Jones, ancien diplomate à l’ambassade américaine d’Ottawa, les deux sénateurs McCain et Obama suscitent en la matière des interrogations auxquelles l’« expérience » ou le « jugement » qu’on leur prête ou non ne peuvent vraiment répondre. Car les grands défis qui attendent les États-Unis dépendront vraisemblablement d’événements imprévisibles qui échappent aux paramètres actuels du débat politique, mais qui seront déterminants pour le futur président.

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« Organizing without an organization: the Obama networking revolution » par Geoff Norquay

La façon dont Barack Obama s’est fait élire candidat démocrate à la présidence américaine a radicalement modifié les techniques de campagne électorale. En jumelant les technologies de l’information au réseautage social, il a fait exploser la participation des citoyens, ce qui lui a permis de recruter 750 000 bénévoles, de créer 8 000 groupes d’affinité en ligne et d’organiser 30 000 événements. Au passage, il a fracassé tous les records de collecte de fonds (plus de 200 millions de dollars), dont près de la moitié provenait de dons individuels inférieurs à 200 dollars. Geoff Norquay analyse ses méthodes et ce qu’elles pourraient signifier pour le processus politique canadien.

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« Les médias américains ont-ils privilégié Obama ? » par Catherine Cano

Dès le début de la campagne à l’investiture du parti démocrate en janvier 2007 et jusqu’à la fin des primaires, écrit Catherine Cano, Barack Obama a reçu une couverture de presse plus positive que la sénatrice de l’État de New York. Ce n’est qu’à compter du « Super Tuesday », en février, que la presse est devenue plus critique envers lui. À l’aide des données colligées par divers organismes, elle analyse la couverture médiatique de cette course et conclut que la presse américaine a échoué à plusieurs niveaux, tant dans le contenu que dans la forme.

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« McCain's reform vs. Obama's transformation » par Graham Fox

Plus que n'importe quel autre thème, « c’est la promesse de changement faite par John McCain et Barack Obama qui a permis à chacun d’être nommé candidat de son parti », croit Graham Fox. Tous deux n’en sont pas moins des agents de changement très différents. Comme il l’avait fait en 2000, John McCain se présente aujourd’hui comme un franc-tireur qui saura rénover Washington. Quant à Barack Obama, il se présente depuis le début de sa campagne comme l’incarnation de l’espoir et du changement. « Mais il y a un risque pour Obama, conclut l’auteur, car l’espoir et le changement pourraient se révéler insuffisants si la course est très serrée. »

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« Health care: the constant refrain » par Antonia Maioni

L’année électorale 2008 a tenu promesse en termes de spectacle politique, mais la frénésie de la campagne présidentielle américaine a pu faire oublier les véritables enjeux de l’affrontement. Pour les démocrates comme pour les républicains, l’un des enjeux les plus complexes et les plus tenaces reste celui de la réforme du système de santé, qui hante les gouvernements américains depuis des décennies. Or les Américains pourront cette fois choisir entre deux propositions de réforme très différentes, écrit Antonia Maioni, et c’est le résultat du scrutin de novembre qui déterminera si des changements significatifs seront mis en œuvre.

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« De 'l'Obamanie' à 'l'Obamarasme' » par Frédérick Gagnon

Tout juste de retour de l’État de Washington, où il a séjourné quelques mois, Frédérick Gagnon a observé de l’intérieur l’immense intérêt que soulève la candidature de Barak Obama, notamment chez les jeunes américains. Malgré tout, écrit-il, la partie n’est pas gagnée d’avance. En fait, une sorte d’Obamarasme a récemment gagné le pays et les sondages montrent que le candidat démocrate ne fait pas le plein des votes. « Pourquoi cet Obamarasme, demande-t-il, alors que les astres sont alignés pour que le démocrate provoque un raz-de-marée semblable aux victoires de Roosevelt en 1940 et 1944, Eisenhower en 1952 et 1956, Johnson en 1964, Nixon en 1972, ou Reagan en 1980 et 1984 ? »

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Passages : Leading from the Center par Gil Troy

Vu d’ici, il est facile de verser dans la caricature d’une Amérique violente, fractionnée, outrancière et irrationnelle. Les États-Unis d’Amérique peuvent sembler un territoire divisé entre États « rouges » ancrés à droite et « États bleus » cosmopolites de gauche. En fait, écrit l’historien et spécialiste des élections présidentielles Gil Troy, on trouve davantage de paix, d’ordre et de saine gestion gouvernementale qu’on l’imagine dans ce pays de vie, de liberté et de quête du bonheur. Aussi a-t-on exagéré l’ampleur des divisions qui mineraient le pays, ce dont témoigne la ruée vers le centre opérée cet été par les deux candidats John McCain et Barack Obama. Les Américains — et leurs voisins — devraient garder à l’esprit la « centralité du centralisme » dans l’histoire des États-Unis.

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Compte rendu : Adam Daifallah critique Leading from the Center par Gil Troy

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« La Chine en Gaspésie » par Alain Noël

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