Policy Options

« Le mot du rédacteur » par William Watson
COMMENT A-T-IL CHANGÉ LE CANADA ?
« What has he really done wrong? » par Desmond Morton
« The managerial prime minister » par Donald Savoie
« A man for his season » par Carol Goar
« De la vieille politique politicienne » par Michel Venne
« 'Shut up!' Chrétien in power » par Peter Stockland
« Competence, calm and Clarity » par David Bercuson
« Legacy of a middleweight » par Hugh Segal
« Le legs de M. Chrétien : plutôt chiche que riche » par Jocelyn Létourneau
« The Chrétien court » par Christopher P. Manfredi
« There's more to him than people think » par John English
« Are we better off now than we were ten years ago? » par Christopher Sarlo
« Canada and the US in the Chrétien years: Edging toward confrontation » par David T. Jones
« 20 ans de premiers ministres dans Options politiques »
EN PLUS
« La justice et les pays du sud » par Pierre Elliott Trudeau
« Coming soon to an economy near you: The business cycle » par Daniel Schwanen
« 'We the people': Reinforcing liberty in Canada » par Irving Brecher et Tom Velk
« Two casualties of the Child Tax Benefit: Truth and the poor » par Richard Shillington

« Le mot du rédacteur » par William Watson

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« Comment a-t-il changé le Canada ? »

Jean Chrétien est devenu premier ministre du Canada le 25 octobre 1993. Au moment où nous écrivons ces lignes—soit sept ans plus tard, presque jour pour jour—, les rumeurs vont bon train quant à l’imminence d’une élection fédérale. Élection ou pas, on peut penser que M. Chrétien quittera la vie politique l’an prochain ou l’année suivante. Prédiction risquée, cependant, si l’on considère la légendaire résistance du personnage, sa nature combative et l’attachement que lui vouent les Canadiens. Quoi qu’il en soit, la rédaction d’Options politiques a décidé de plonger : à l’approche d’une fin de règne, nous avons demandé à huit observateurs chevronnés d’évaluer l’héritage que laissera M. Chrétien. Voici leurs réponses.

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« Are we better off now than we were ten years ago? » par Christopher Sarlo

Le bien-être est une chose difficile à mesurer. Il est fait à la fois de facteurs économiques et de facteurs non économiques. En ce qui les touche les facteurs économiques, les années 1990 n’ont pas été marquées par une croissance extraordinaire : la plupart des courbes mesurant le revenu par habitant sont restées planes ou légèrement ascendantes, même si les mesures de la consommation indiquent une plus forte croissance. Quant aux variables non économiques, les résultats sont encore plus mitigés. On a certes vu croître l’espérance de vie, la plupart des indicateurs environnementaux de même que les niveaux de formation; mais les taux de criminalité sont plus élevés qu’ils ne l’étaient il y a une génération, et les familles sont nettement moins stables. Au total, il est fort possible que la situation soit plus mauvaise qu’il y a dix ans.

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« Canada and the US in the Chrétien years: Edging toward confrontation » par David T. Jones

Depuis plusieurs années, le Canada tire bien son épingle du jeu dans ses relations avec les États-Unis—et cela malgré une taille et une puissance inférieures à celles de l’autre. Sans apparemment rien donner en retour, il est parvenu à convaincre les États-Unis de rompre avec leur politique traditionnelle en ce qui a trait à l’unité canadienne et de soutenir vigoureusement le camp fédéraliste. À l’époque du ministre André Ouellet, les relations du gouvernement Chrétien avec les États-Unis étaient harmonieuses, dans l’ensemble. Lloyd Axworthy, quant à lui, semble avoir pris plaisir à embêter le puissant voisin. Celui-ci est généralement demeuré placide, mais d’inquiétants signes donnent à penser que cela pourrait ne pas durer.

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« 20 ans de premiers ministres dans Options politiques »

Notre revue célèbre cette année son vingtième anniversaire. À cette occasion, nous publions divers documents tirés de nos archives. Nous reproduisons ce mois-ci les jugements que divers collaborateurs d’Options politiques ont portés sur les différents premiers ministres du Canada au cours des années.

Avec des extraits de Hugh Segal, Jeffrey Simpson, George Bain, David MacDonald, G. Bruce Doern, Norman Ward, R.A. Young, Michael Meighen, Ed Roberts, Stan Roberts, David Smith, Tom Kent et Arthur Andrew.

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« La justice et les pays du sud » par Pierre Elliott Trudeau

Dès ses premières livraisons—qui coïncidèrent à peu près avec le dernier mandat de Pierre Elliot Trudeau —Options politiques a multiplié les analyses et les commentaires sur l’homme et ses politiques. Mais nous n’avons publié qu’une seule fois des textes de son cru : c’était dans le numéro de septembre-octobre 1981. Nous avions demandé au premier ministre d’exprimer sa pensée sur les problèmes de développement économique dans les pays pauvres. Mais, avant même la rédaction de l’article, M. Trudeau appela la Chambre des communes à débattre de ce sujet, et la revue convint de publier les remarques qu’il fit en cette occasion. Les voici de nouveau.

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« Coming soon to an economy near you: The business cycle » par Daniel Schwanen

Au milieu de prévisions optimistes anticipant une croissance économique soutenue aux États-Unis, un phénomène inquiétant se produit: le taux de croissance de l’agrégat monétaire M2, une mesure bien connue du stock monétaire, va bientôt chuter sous celui du PIB réel. Les six dernières fois que cela s’est produit, la croissance du PIB a ralentit de façon marquée. Plusieurs observateurs croient que cela ne se produira pas cette fois-ci, grâce à l’effet de la « Nouvelle économie » sur la productivité. Bien qu’il soit vrai qu’une croissance accrue de la productivité puisse atténuer l’inflation qui aurait normalement lieu dans une économie où le taux de chômage est faible, il est trop tôt pour savoir si la forte croissance de la productivité enregistrée récemment est un phénomène permanent ou simplement cyclique.

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« 'We the people': Reinforcing liberty in Canada » par Irving Brecher et Tom Velk

Le premier ministre canadien, quand il dispose de la majorité au Parlement, détient un énorme pouvoir. Pour demeurer libres face à celui-ci, les Canadiens devront mettre en œuvre des réformes politiques fondamentales. La plus importante consistera à adopter le principe de la séparation des pouvoirs. À cette fin, il nous faut : un président en plus d’un premier ministre; un sénat élu; des juges et certains hauts fonctionnaires dont la nomination aura été approuvée par le Parlement; des limites à la durée des mandats. Il nous faut aussi éliminer de la Constitution la clause dérogatoire et mettre en place un certain nombre d’autres réformes constitutionnelles. Nos nouvelle institutions pourraient comporter des traits proprement canadiens mais elles devraient viser à fournir, comme aux États-Unis, un système de poids et de contrepoids capable de faire échec à l’exercice arbitraire du pouvoir politique.

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« Two casualties of the Child Tax Benefit: Truth and the poor » par Richard Shillington

Pour que les politiques publiques fassent l’objet d’un débat rationnel, il faudrait que les gouvernements décrivent le plus fidèlement possible les faits et données sur lesquels ils se basent. À cet égard, la Prestation fiscale pour enfants est un exemple à ne pas suivre. Depuis 1985, les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa ont toujours présenté sous leur jour le plus favorable les réformes apportées au mode de versement des allocations aux familles à faible revenu. Les sources officielles n’ont jamais révélé que tous ces changements ont réduit la valeur réelle des prestations accordées à ces familles. Il y aurait donc lieu de rehausser les normes exigées des gouvernements, de façon que ceux-ci cessent d’induire le public en erreur.

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