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« Canada : terre de liberté et d'aventures » par Michaëlle Jean

Michaëlle Jean est devenue la 27e gouverneure générale du Canada, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au Sénat le 27 septembre dernier. Nous reproduisons ici de larges extraits du discours qu'elle a prononcé à l'occasion de son installation.

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« Foundations funding research: what defines success? » par Hilary Pearson

Les fondations versent en dons des dizaines de millions de dollars par année, dont une bonne partie contribue au financement des projets de recherche des universités canadiennes. Hilary Pearson, présidente de Fondations philanthropiques Canada, s’interroge sur l’intérêt de cette orientation et la validité de ses résultats. « La réponse, soutient-elle, dépend largement de deux facteurs : la mission ou les objectifs d’une fondation, et l’engagement des donateurs ». Une réflexion très à-propos sur la culture philanthropique de notre pays et les critères de son efficacité.

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« Germany: from an electoral stalemate to a 'grand coalition' of the CDU and SDP » par Marie Bernard-Meunier

En vue des récentes élections allemandes, Angela Merkel avait entrepris sa campagne avec une avance apparemment insurmontable de 20 points dans les sondages, mais c’est à bout de souffle qu’elle aura franchi la ligne d’arrivée. Avec 35 p. 100 du vote populaire contre 34 pour son rival, elle a défait d’infime justesse le chancelier Gerhard Schroeder et conquis seulement quatre sièges de plus au Bundestag. « Angela Merkel a fait une mauvaise campagne électorale », analyse depuis Berlin Marie-Bernard Meunier, qui juge la nouvelle chancelière « dénuée de charisme ». Si bien que les démocrates-chrétiens qu’elle dirige ont été contraints de former une coalition avec le Parti social-démocrate (PSD), lequel n’aurait pu former une majorité valide même en s’alliant aux petits partis de gauche. Dans cette coalition de centre écartelée entre droite et gauche, le PSD a cependant obtenu huit ministères sur quatorze, dont la plupart des portefeuilles économiques, ce qui isole de fait la chancelière dans son propre gouvernement et ne l’aidera en rien à imposer les mesures qui permettraient à l’Allemagne de retrouver sa domination économique en Europe. Elle n’en est pas moins la première femme à diriger ce pays, observe l’ancien ambassadeur du Canada à Berlin, et le premier chef provenant de l’ancienne Allemagne de l’Est.

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« The Canadian interest » par Paul D. Frazer

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« From mutual respect to mutual wariness » par Derek H. Burney

L’impasse sur la question du bois d’œuvre ne fait qu’ajouter aux litiges qui creusent l’écart entre le Canada et les États-Unis. « Nos différences sur l’échiquier mondial sont profondes, qu’il s’agisse de l’Irak, de Kyoto ou de la Cour internationale de justice », note Derek Burney, notre ancien ambassadeur à Washington. « Les Canadiens s’inquiètent de l’unilatéralisme américain, poursuit-il, et non seulement dans sa version militaire. De leur côté, les Américains s’interrogent sur notre loyauté et l’intérêt de notre action sur les enjeux qui les préoccupent le plus. » Un climat malsain caractérisé par l’insouciance de Washington face aux obligations découlant des traités qui nous lient.

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« The cul-de-sac of softwood lumber » par Michael Hart et Bill Dymond

Le choix de l’administration Bush d’ignorer la décision sur le bois d’œuvre rendue par le Comité de contestation extraordinaire de l’ALENA est à la fois « stupéfiant et offensant », estiment Michael Hart et Bill Dymond, qui étaient de l’équipe canadienne de négociation de l’Accord de libre-échange en 1987. Et si le Canada a saisi l’occasion pour laisser libre cours à une exaspération sans doute thérapeutique, il lui faudra tout de même un minimum de pondération pour sortir de cette impasse politique. Une certaine vision historique ne nuirait pas non plus à la compréhension d’un conflit qui remonte à plusieurs décennies, avec la désignation des terres de la Couronne. Quant aux faibles droits de coupe, il faudra tôt ou tard établir s’ils constituent une subvention à l’industrie.

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« When good politics makes bad policy: self-righteousness sells but doesn't solve the softwood lumber case » par William Watson

Notre ministre des Ressources naturelles a été dépêché en Chine « pour faire clairement comprendre à Washington que nous sommes tout aussi heureux de vendre notre gaz et notre pétrole à d’anciens ennemis aussi peu démocratiques qu’imprévisibles qu’à nos amis et voisins traditionnels », écrit notre ancien rédacteur en chef. Rien n’est plus « facile, amusant et populaire » au Canada que de dénoncer George W. Bush, mais cela ne réglera pas nos différends. Pas plus que nos exportations vers l’Inde et la Chine ne remplaceront prochainement celles que nous acheminons aux États-Unis. « Président Bush ou pas, le marché américain reste et restera à portée de main pour la plupart des régions du pays. » Entre-temps, les organismes de règlement des différends de l’ALENA fonctionnent très bien, exception faite du dossier du bois d’œuvre.

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« Lessons learned from the softwood lumber saga » par James McIlroy

Les États-Unis persistent à imposer d’importants droits antidumping et compensateurs sur les exportations de bois d’œuvre canadien, qui comptent pour environ le tiers du marché américain. Les organismes de règlement des différends de l’ALENA ont rejeté l’argument des États-Unis selon lequel les faibles droits de coupe sur les terres de la Couronne canadiennes devraient être assujettis aux droits américains, mais l’Organisation mondiale du commerce a jugé que les droits canadiens pouvaient donner lieu à une action. « Résultat : les deux parties se disent victorieuses », note le spécialiste de politique commerciale James McIlroy. La position du Canada est cependant amoindrie du fait que « les droits de coupe et les politiques forestières sont de compétence provinciale », de sorte que « les intérêts régionaux du pays se sont souvent heurtés pendant les deux décennies de la saga du bois d’œuvre ». Et ce n’est un secret pour personne que les États-Unis ont joué de ces divisions pour mieux régner. Or le Canada serait mal placé pour accuser Washington de protectionnisme quand lui-même continue d’appliquer des politiques protectionnistes dans d’autres secteurs comme l’industrie laitière et avicole. « En invoquant l’ALENA et en liant le bois d’œuvre à l’énergie, estime enfin l’auteur, le premier ministre s’aventure en territoire inconnu. »

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« La crème est-elle en train de surir ? Les relations canado-américaines dans le secteur agroalimentaire » par Jean-Philippe Gervais et Bruno Larue

Depuis la signature de l’Accord de libre-échange avec les États-Unis, la valeur moyenne annuelle de nos exportations dans le secteur agroalimentaire est passée de 4 046 millions $US en 1991-93 à 10 166 millions en 2001-2003, une augmentation de 151 p. 100. Mais si nos deux économies sont maintenant très intégrées, écrivent Jean-Philippe Gervais et Bruno Larue, de vieux irritants perdurent et de nouveaux se sont ajoutés. Ils passent en revue les principaux conflits canado-américains dans l’agroalimentaire, notamment les subventions aux producteurs, la crise de la vache folle et la gestion de l’offre. Compte tenu de l’importance du commerce entre les deux pays dans ce secteur, concluent-ils, « un repli des efforts de libéralisation effectués jusqu’à présent serait vraisemblablement très préjudiciable ». Mais pour continuer d’en retirer pleinement les bénéfices, il faudra mettre de l’avant des alternatives aux programmes ou politiques dont la forme actuelle est critiquée.

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« Getting noticed in Washington: the hard part of Canada's job » par Colin Robertson

À Washington, « tout est affaire de politique locale », selon la fameuse boutade de Tip Neill. Ce qui rend difficile pour le Canada d’attirer l’attention du Capitole ou de la Maison-Blanche, puisqu’il doit convaincre 435 membres du Congrès et 100 sénateurs essentiellement préoccupés d’enjeux locaux. Selon Colin Robertson, qui défend la cause canadienne à notre ambassade de Washington, la meilleure façon de faire valoir un intérêt particulier aux États-Unis est d’en faire un enjeu local et de trouver un allié américain. Sur la question du bois d’œuvre, nous sommes ainsi appuyés par les constructeurs et acheteurs de maison américains, de même que par le géant de la quincaillerie Home Depot. Dans le même esprit, la réouverture de la frontière américaine aux bovins canadiens a été ordonnée par décision judiciaire dans une cause soutenue par les éleveurs américains et le American Meat Institute. Washington est une ville « où les législateurs n’ont que des intérêts et aucun ami », conclut l’auteur, et où se jouent district par district des millions d’emplois qui dépendent des échanges commerciaux avec le Canada.

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« Le vent dans les voiles : Les PME et le commerce international » par Pierre Emmanuel Paradis

Peu de gens associent petite et moyenne entreprise (PME) et commerce international. Pourtant, écrit Pierre Emmanuel Paradis, économiste principal à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, plus de la moitié de ces firmes transigent directement ou indirectement avec l’étranger, que ce soit à titre d’exportatrice et/ou d’importatrice, ou comme partenaire d’une grande firme active à l’international. Cet article présente un portrait des activités internationales des PME canadiennes, des défis que cela pose pour elles et quelques pistes d’intervention pour faciliter et soutenir leur développement à ce niveau.

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« Canada's dairy industry: can supply management survive an open trade environment? » par Mike Gifford

Le cycle de Doha sur les échanges mondiaux franchira en décembre un important tournant avec la rencontre à Hong-Kong des ministres de l’Agriculture et du Commerce. Entre les États-Unis et l’Europe, les subventions agricoles constituent de longue date une question sensible. Pour le Canada, c’est plutôt la gestion des approvisionnements dans l’industrie laitière et avicole qui pose problème. Les fermiers canadiens souhaitent le maintien des approvisionnements à leurs niveaux actuels, lesquels permettent de subventionner la production tout en imposant des tarifs prohibitifs sur les importations. Mais cette position n’est guère tenable, ni pour le Canada ni pour certains autres pays participant aux négociations. « Si l’incidence globale des subventions aux exportations agricoles s’est considérablement amoindrie depuis la fin du cycle de l’Uruguay, celles-ci n’en continuent pas moins d’altérer fortement le commerce des produits laitiers », écrit Mike Gifford, principal négociateur canadien durant tout le cycle de l’Uruguay. « Il est clair que le secteur laitier ne sera pas exclu des résultats de Doha, conclut-il, mais il est tout aussi clair que le Canada devra ouvrir son marché dans la même mesure que d’autres pays développés. »

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« Les temps sont-ils venus ? » par Alain Noël

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Passages : I Is for Infidel: From Holy War to Holy Terror par Kathy Gannon

Un monde sépare la ville minière de Timmins, où Kathy Gannon a grandi en Ontario, des lointaines régions afghanes, où elle a couvert les conflits qui se sont succédé de 1986 à 2004 à titre de correspondante basée au Pakistan de l’Associated Press. Dans cet extrait de I is for Infidel, troublant compte rendu de la vie en Afghanistan sous la dictature et le régime des seigneurs de guerre, elle retrace les derniers jours des Talibans, après un préambule consacré aux événements survenus un certain 11 septembre 2001, dans une ville appelée New York.

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Compte rendu : Lisa Van Dusen critique I Is for Infidel: From Holy War to Holy Terror par Kathy Gannon

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Compte rendu : Gilles Paquet critique deux livres sur les 500 premiers jours du gouvernement Charest

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« Religious correctness » par Joseph Heath

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