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« A cooperation of civilizations » par Hamid Karzai Le 22 septembre dernier, à la Chambre des communes, le président afghan Hamid Karzai a prononcé devant une session conjointe du Parlement un discours dans lequel il a vivement remercié le Canada des efforts et des sacrifices consentis dans son pays, refuge d’Al-Quaïda sous l’ancien régime des talibans. Il a aussi parlé de « coopération entre civilisations » pour qualifier les missions de l’ONU et de l’OTAN menées en Afghanistan. Voici des extraits d’un discours remarquable auquel la Chambre des communes a réservé un chaleureux accueil. « A call for rebalancing the federation » entretien avec Preston Manning L’ancien chef du Parti réformiste, Preston Manning, est resté proche du processus des politiques publiques en tant que président du Manning Centre for Building Democracy. À Calgary, il s’est récemment entretenu de plusieurs sujets avec le rédacteur en chef d’Options politiques, L. Ian MacDonald, notamment du rééquilibrage de la fédération et de ses activités depuis son retrait de la vie politique. « Le Québec au moment de vérité : pour un nouveau projet de société » par Lucien Bouchard Le 19 octobre, l’Université McGill a tenu un symposium à l’occasion du premier anniversaire de la publication du manifeste « Pour un Québec lucide », qui préconisait essentiellement de démanteler le modèle québécois fondé sur l’interventionnisme étatiste, les impôts élevés et l’endettement pour financer les services publics. À la veille de cette rencontre, l’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard a provoqué une autre controverse en affirmant que les Québécois travaillent moins que les Ontariens et les Américains. « Aucune vision d’avenir n’est possible si on ne commence pas par regarder en face la réalité d’aujourd’hui », a-t-il déclaré dans son discours de clôture, ajoutant qu’« on doit se méfier de tous les monopoles, surtout ceux de la vertu et de la vérité ». « Fun with math - the interprovincial way » par Todd Hirsch [résumé non disponible] « Michael and Bob: the fox and the hedgehog » par Robin V. Sears Proches amis depuis leurs études à l’Université de Toronto, Michael Ignatieff et Bob Rae ont suivi des parcours très différents qui convergent aujourd’hui vers un même but : la direction du Parti libéral du Canada. Notre collaborateur Robin Sears, qui les connaît bien tous les deux, évoque à leur propos la métaphore du renard et du hérisson de Isaiah Berlin. Alors que Michael Ignatieff a évité tout engagement politique, emprunté un parcours universitaire et vécu à l’étranger pendant l’essentiel de sa vie adulte, Bob Rae a consacré à la politique la totalité de sa carrière. Et qu’il ait milité presque toute sa vie au sein du NPD n’a eu aucun effet dissuasif sur l’annonce en 2006 de sa candidature à la direction du PLC. L’auteur brosse un portrait à la fois personnel et révélateur des deux meneurs de la campagne. « Canada in the balance » par Bob Rae Dans ce texte exclusif à Options politiques, Bob Rae, l’ancien premier ministre de l’Ontario et meneur de la course à la direction du Parti libéral, définit sa vision du pays et les priorités selon lesquelles le gouverner. « Premièrement, écrit-il, notre action a pour but d’assurer le mieux-être de tous les Canadiens, de procurer à chacun de vraies possibilités et d’inciter nos concitoyens à faire de leur mieux pour rendre ce monde meilleur et plus sûr. » À la lumière de sa propre expérience à la tête d’un groupe de travail ontarien sur l’enseignement supérieur, il plaide pour un engagement provincialfédéral renouvelé en faveur de l’éducation postsecondaire et de la formation professionnelle, éléments clés selon lui de la compétitivité du Canada dans une économie mondialisée. « Notre monde est plus compétitif que jamais, rappelle-t-il. Et j’ai pour priorité absolue de préparer le Canada à ce défi (...). Mais aussi importante qu’elle soit, la prospérité ne suffit pas. Elle doit se conjuguer avec une vision claire. » « Reconstituting the 'nation': what Ignatieff really needs to recognize about Quebec » par Donald G. Lenihan Michael Ignatieff souhaite reconnaître le caractère distinctif du Québec dans la Constitution, mais il gagnerait pour ce faire à employer une terminologie nouvelle et plus inventive. Car le mot « nation » vient brouiller la différence entre deux visions concurrentes de la spécificité québécoise. Selon la première, les Québécois se voient comme une nation au sens « sociologique », ce qui renvoie à leur identité historique particulière. La seconde vision s’ancre plutôt dans un nouveau nationalisme « civique », qui forge une tout autre identité englobant la totalité des Québécois. Les nationalistes québécois ont fait sur ce terrain de réels progrès qui méritent d’être loués. Le Canada et le monde gagneraient d’ailleurs à méditer cette évolution, et peut-être faut-il effectivement en tenir compte dans la Constitution. Le cas échéant, Michael Ignatieff devra proposer des termes précisant quel aspect de la spécificité du Québec il nous demande de reconnaître. Car celui de « nation » est trompeur. Il évoque l’ancien nationalisme ethnique et suppose une identité « sociologique ». Soit justement ce que la nouvelle identité civique est censée combattre. Sinon, il s’agira d’un recul et non d’une avancée. « How to make a new Liberal beginning » par Tom Kent Le principal enjeu du congrès libéral de Montréal n’est pas la désignation d’un nouveau chef, estime Tom Kent, mais le renouvellement du parti en tant qu’agent de changement. Il y a bientôt un demi-siècle, lors du congrès qui avait élu Lester B. Pearson plutôt que Paul Martin père, notre rédacteur-fondateur avait mis en forme le programme qui servirait de cadre stratégique au gouvernement libéral de 1963-1968. À l’époque, l’inclination progressiste du Parti libéral avait freiné sur sa gauche la croissance du NPD, l’aile réformiste ayant alors la main haute sur l’establishment d’un parti qui s’était maintenu 22 ans au pouvoir. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, observe Tom Kent, selon qui le PLC s’est transformé en une machine à faire campagne et doit redevenir une « association démocratique au service du bien public ». « Le long déclin des libéraux fédéraux au Québec » par Michel C. Auger Les libéraux fédéraux ont entamé un lent déclin au Québec après le rapatriement de la Constitution effectué en 1982 sans le consentement de l’Assemblée nationale. Aux élections de 2006, ils n’ont remporté que 13 sièges sur 75, dont 12 dans la région montréalaise. Leur pire score depuis la Confédération. Selon Michel C. Auger, chroniqueur politique au journal Le Soleil, ils ont utilisé le Parti libéral du Québec pour faire campagne et recruter des candidats comme Pierre Pettigrew et Liza Frulla, mais ils ont prêté peu d’attention à la vision du fédéralisme du PLQ. Tant que les libéraux fédéraux n’arriveront pas à concilier ces visions contradictoires du pays, ils resteront le deuxième parti fédéral du Québec, derrière les conservateurs. « Climate change - the great national governance issue of the 21st century » par John Duffy En dépit du maigre bilan des libéraux relativement aux cibles de Kyoto qu’ils s’étaient engagés à respecter, le Parti libéral n’en est pas moins tout désigné pour s’attaquer à la « crise du climat mondial », estime le stratège libéral John Duffy, précisément parce qu’il s’agit d’un « enjeu national » et que les libéraux ont par le passé bien réagi à ce genre de défi. « Un enjeu national se distingue d’un enjeu électoral relativement éphémère, un scandale par exemple, d’une question cyclique comme l’économie ou d’un problème de style de gouvernement », note l’auteur. Au Canada, ajoute-t-il, « les périodes dominées par un parti unique ont été marquées par la gestion fructueuse d’un enjeu national dans un contexte politique déterminé par les régions ». Et ces périodes ont souvent donné lieu à des réalisations majeures. C’est ainsi qu’au XIXe siècle, les conservateurs ont présidé à la construction du réseau ferroviaire, et que les libéraux ont mis sur pied l’Étatprovidence au siècle dernier. En ce nouveau siècle, conclut John Duffy, l’enjeu des changements climatiques domine l’échiquier politique et offre aux libéraux l’occasion de renouer avec la domination qu’ils exerçaient sur la vie politique canadienne. « The Martin legacy - from a virtuous cycle to a messy minority » par Tim Murphy En vue du congrès qu’ils tiendront ce mois-ci à Montréal pour trouver un successeur à Paul Martin, les libéraux gagneraient à méditer l’héritage de l’ancien ministre des Finances et premier ministre. Ses réalisations à la tête du ministère des Finances — élimination de plusieurs décennies de déficit et création de surplus budgétaires — appartenaient déjà aux « vertueuses années » d’un siècle révolu lorsqu’il est finalement devenu premier ministre en décembre 2003. Pourtant, affirme son ancien chef de cabinet, Paul Martin disposait pour le Canada d’un véritable programme, mais il fut « éclipsé par le scandale des commandites, par les tactiques d’une opposition qui réfutait sa vision du pays et lui a refusé la possibilité de la mettre en œuvre ainsi que par les médias, qui poursuivaient leurs propres fins ». Puis les conservateurs ont su réunifier leur parti à la veille des élections de 2004, déclenchées dans la foulée du scandale des commandites. « Doit-on créditer Paul Martin de l’élection d’un gouvernement minoritaire ou considérer comme une victoire le simple fait d’avoir tenu bon en plein raz-de-marée ? » Telle est la vraie question à poser, croit Tim Murphy. « Risky business » par Patrick Gossage [résumé non disponible] « A wake-up call on science literacy: Canada's future depends on it » par Kenneth Knox et Bonnie Schmidt La prospérité et la qualité de vie du Canada sont directement liées à sa compétitivité dans une économie du savoir mondialisée où la science et les technologies jouent un rôle pivot. Or nous risquons d’être devancés par d’autres pays qui développent actuellement une culture scientifique qui les prépare à l’économie de demain. Car le Canada n’arrive plus à procurer à ses citoyens, y compris à sa jeunesse, les connaissances et les compétences qui sauront répondre aux demandes émergentes. Selon Kenneth Knox et Bonnie Schmidt, le gouvernement fédéral doit renverser la tendance en faisant preuve de leadership et en lançant un plan audacieux qui assurera notre réussite au XXIe siècle. « Connecting the dots on lifelong learning: Canada's new Composite Learning Index » par Paul Cappon Lancé en mai 2006 par le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA), l’indice composite de l’apprentissage (ICA) est le premier outil au monde donnant une mesure de l’éducation permanente. L’amélioration significative de la culture d’apprentissage au Canada est un projet complexe et de longue haleine qui implique de nombreux acteurs, auxquels l’ICA fournit désormais un point de départ unique et cohérent. « L’éducation permanente est indispensable à la compétitivité et à la prospérité de notre pays, surtout face au vieillissement démographique et à la pénurie croissante de main-d’œuvre », écrit le président-directeur général du CCA. « Nos travaux montrent qu’en tant qu’apprenants, les Canadiens réussissent relativement bien dans le cadre du système d’éducation officiel. Mais au-delà du diplôme de fin d’études, nous ne répondons plus collectivement aux attentes de demain. Nous devrons faire mieux pour être compétitifs. » Passages : Right Side Up: The Fall of Paul Martin and the Rise of Stephen Harper's New Conservatism par Paul Wells Dans cet extrait de son nouveau livre, Right Side Up: The Fall of Paul Martin and the Rise of Stephen Harper’s New Conservatism, Paul Wells avance que c’est le tandem formé de Stephen Harper et de son greffier du Conseil privé Kevin Lynch qui est aux commandes du nouveau gouvernement conservateur. La liste des cinq priorités du premier ministre était en bonne voie d’application au terme de ses 100 premiers jours au pouvoir. Mais la transformation du gouvernement, avec M. Harper à la direction générale et M. Lynch à la direction des opérations, est allée beaucoup plus loin. L’auteur va aux sources de l’affaire. Compte rendu : Graham Fox critique Right Side Up: The Fall of Paul Martin and the Rise of Stephen Harper's New Conservatism par Paul Wells [résumé non disponible] Compte rendu : F. Leslie Seidle critique A Global Dialogue on Federalism [résumé non disponible] « La commission Tremblay » par Alain Noël [résumé non disponible] |