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« Regard sur la Francophonie et le monde » par Ségolène Royal

L’ex-candidate à la présidence de la République française et actuelle présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a profité de sa visite au Québec en septembre dernier pour faire le point sur l’avenir de la Francophonie et des relations entre l’Europe et l’Amérique. « Le 400e anniversaire de la fondation de Québec et le Sommet de la Francophonie du mois d’octobre qui l’accompagnera seront l’occasion de conjuguer nos efforts pour donner à la Francophonie un souffle nouveau, à la hauteur des enjeux politiques du siècle où nous entrons », a-t-elle dit. Voici des extraits de son discours.

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« Cashing in on Karzai & co. » par Arthur Kent

Kaboul est traversée par un réseau d’influences qui déterminent non seulement la situation politique de l’Afghanistan mais aussi les bénéficiaires des contrats de construction et projets d’infrastructure financés par les pays donateurs. Le Canada compte parmi ces donateurs, mais ce sont les États-Unis qui sont de loin le pays le plus généreux, et ils en ont évidemment pour leur argent, observe Arthur Kent. Entre la pagaille qui règne à Washington et le copinage qui sévit à Kaboul, le régime Karzaï croule entre-temps sous le poids d’une corruption qui sape toute son autorité dans les provinces du pays. Quant aux repaires talibans du Pakistan occidental, Kaboul et Washington se révèlent tous deux incapables d’en chasser les occupants, alors que le gouvernement Harper joue pour ainsi dire les filles de l’air en ce qui concerne les pressions exercées contre les chefs talibans et les efforts pour réhabiliter le régime Karzaï.

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« How Ontario got a one-issue campaign » par Robin V. Sears

Dans son compte rendu des élections ontariennes, notre collaborateur Robin Sears se demande comment la campagne en est venue à se focaliser sur le financement des écoles confessionnelles privées dans une province qui a tant d’autres défis à relever. Historiquement, la question a toujours été explosive, d’où cette seconde interrogation : comment le chef conservateur John Tory a-til pu se laisser piéger en axant toute sa campagne sur la promesse de financer ces écoles plutôt que sur le bilan de son rival ? Si les libéraux de Dalton McGuinty ont réussi à s’en tirer sur cette question délicate, les conservateurs n’ont pas su voir à quel point une promesse du genre pouvait leur nuire. Et faire dérailler toute leur campagne.

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« Faithful and fruitless in Ontario: status quo in education policy » par Michael Van Pelt, Ray Pennings, et Deani Van Pelt

Point de mire des élections ontariennes, la question du financement public des écoles confessionnelles privées aura fait basculer la campagne de John Tory. Mais de toute évidence, aucun des trois principaux partis n’a songé à demander au mouvement d’éducation religieuse s’il désirait être financé de la sorte. Or, estiment les auteurs, environ la moitié des écoles visées déclineraient l’offre. Beaucoup de bruit pour rien, donc, à tout le moins pour ce qui est de l’orientation imprimée au débat.

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« First past the post wins again » par Hugh Segal

Aux élections ontariennes du 10 octobre dernier, les libéraux ont raflé 70 p. 100 des sièges avec seulement 42,2 p. 100 des suffrages exprimés, tandis que les conservateurs en ont remporté moins du quart malgré 31,6 p. 100 du vote. Les néo-démocrates ont pour leur part obtenu moins de 10 p. 100 des circonscriptions avec près de 17 p. 100 des suffrages, et les Verts n’ont pu conquérir le moindre siège même avec 8 p. 100 d’appuis. Les électeurs ontariens avaient la possibilité de rééquilibrer ces résultats en vue des élections à venir, mais une proportion décisive de 63 p. 100 d’entre eux ont préféré maintenir le système majoritaire uninominal au lieu d’adopter le système à proportionnelle mixte qui leur était proposé. Ainsi en ont décidé les citoyens, à tout le moins les 51 p. 100 d’entre eux qui ont pris la peine d’aller voter. Partisan de longue date d’une véritable réforme démocratique, Hugh Segal offre ici son compte rendu des résultats de l’élection.

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« Electoral reform for constructive competition » par Tom Kent

Lors du référendum sur la réforme électorale, 63 p. 100 des électeurs ontariens ont préféré maintenir le système majoritaire uninominal, seulement 37 p. 100 d’entre eux s’étant prononcés en faveur d’un système proportionnel mixte. Ainsi s’est soldée une belle tentative de réforme électorale. Mais notre rédacteur fondateur souligne que la participation électorale de 52 p. 100 a été anémique et qu’à peine un Ontarien sur cinq a finalement voté pour le gouvernement libéral majoritaire. Le peuple s’est exprimé, mais en partie seulement.

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« The Williams effect: election 2007 in Newfoundland and Labrador » par Christopher Dunn

Aux élections de Terre-Neuve-et-Labrador du 9 octobre dernier, le premier ministre Danny Williams a réussi un balayage historique en obtenant 70 p. 100 des suffrages exprimés — un record depuis que la province s’est jointe à la Confédération en 1949 — et en raflant tous les sièges sauf quatre à l’assemblée législative. Danny Williams a triomphé en se posant en défenseur irréductible des intérêts de sa province face à Ottawa et aux grandes sociétés pétrolières. Christopher Dunn, de l’Université Memorial à Saint-Jean, analyse le nouveau modèle politique créé par l’« effet Williams ».

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« L'accès aux études postsecondaires : surmonter les obstacles » par Joseph Berger et Anne Motte

Une grande partie des jeunes Canadiens poursuivent des études supérieures, mais il subsiste certains écarts de fréquentation liés à leur situation socio-économique. Joseph Berger et Anne Motte, de la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire, rendent compte des dernières recherches sur les barrières qui réduisent l’accès à l’éducation postsecondaire et notent qu’au-delà des questions financières, différents facteurs, comme l’aptitude aux études et l’influence des parents, jouent également un rôle important dans le parcours éducatif des jeunes adultes. Aucune panacée ne réglera la situation, soutiennent les auteurs, d’autant qu’elle s’explique par une série d’obstacles interdépendants. Pour être efficaces, concluent-ils, les politiques visant à accroître la participation doivent adopter une perspective globale qui prend en considération tout le cycle de vie.

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« La nécessaire modernisation du régime d'aide financière aux études » par Noel Baldwin et Andrew Parkin

En quelques années, observent Noel Baldwin et Andrew Parkin, de la Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire, les politiques gouvernementales sont passées de l’ère des soins de santé à celle de l’éducation postsecondaire, comme en témoigne l’intérêt renouvelé des décideurs pour les propositions visant un meilleur accès à un enseignement supérieur de meilleure qualité. Les auteurs analysent les raisons de ce regain d’intérêt et présentent les quatre grands principes sur lesquels toute réforme du système d’aide financière devrait être fondée : rejoindre les étudiants avant qu’ils n’entament des études supérieures, leur offrir une juste combinaison de prêts, de bourses et de crédits d’impôt, s’attaquer à la série d’obstacles qu’ils doivent surmonter et créer à leur intention des mécanismes de prestation souples et efficaces.

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« The Advanced Wireless Services auction: let the market decide the players » par Frank Mathewson et Andrew Tepperman

Le nombre d’abonnés à la téléphonie cellulaire dépassera cette année celui des lignes téléphoniques traditionnelles. Le courrier électronique sans fil et la messagerie texte, sans compter la voix mobile qui rend chacun joignable à toute heure et en tout lieu, ont fait du téléphone intelligent et des assistants numériques des objets indispensables à notre vie quotidienne. Le sans-fil est désormais le premier mode de communication au Canada et dans le monde. Industrie Canada élabore actuellement les règles de mise aux enchères de la gamme des services sans fil avancés, opération qui jettera les bases de la prochaine génération de services du genre. Trois solides compétiteurs se disputent le marché canadien, mais l’état de la concurrence dans le secteur n’en fait pas moins l’objet de plaintes. Frank Mathewson et Andrew Tepperman analysent la situation de leur point de vue d’économistes.

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« Adjusting to freer trade: two policy failures » par Judith Maxwell et Ron Saunders

L’un des objectifs clés de l’Accord de libre-échange avec les États-Unis (ALE) était d'amener l’industrie canadienne à se moderniser et à se tourner vers l’extérieur. Mais le gouvernement Mulroney n’a pas adopté les politiques d’ajustement nécessaires pour aider les travailleurs à s’adapter aux nouvelles exigences professionnelles. De plus, la politique anti-inflationniste exagérément offensive de la Banque du Canada a entravé l’investissement des entreprises dans les nouvelles technologies. Ce faisant, les taux d’intérêt élevés ont également ralenti la croissance de la productivité du travail tout au long des années 1990 et creusé l’écart avec les États-Unis, soit exactement le contraire de ce qu’on prévoyait lors de la signature de l’ALE. Entretemps, la stratégie Mulroney en matière de programmes sociaux a empêché de véritables investissements en matière de formation professionnelle, et le gouvernement Chrétien n’a guère fait mieux. C’est ainsi que les investissements dans le perfectionnement des compétences et le soutien à l’emploi pour les chômeurs n’ont cessé de baisser depuis 1985. Si bien qu’en 2006, ils ne comptaient plus que pour la moitié de la moyenne de l’OCDE.

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« Canada's national interest: alliance with the United States » par Douglas L. Bland

Douglas Bland, de l’Université Queen’s, réexamine cinq principes sur lesquels reposent notre sécurité, notre défense et notre politique étrangère depuis la Seconde Guerre mondiale, tous pour défendre l’intérêt premier du Canada, à savoir le maintien du pays en tant que démocratie libérale unifiée. Ces principes, de même que les alliances et engagements internationaux qui en découlent, nous serviront-ils encore longtemps ? Jusqu’à quand le Canada pourra-t-il s’en remettre à l’OTAN et à l’ONU pour protéger cet intérêt primordial ? Devrions-nous finalement reconnaître que les États-Unis constituent à cet égard notre plus sûr et plus fidèle gardien, puis réorienter en conséquence nos politiques de sécurité, de défense et d’affaires étrangères ? En vérité, note l’auteur, peut-être le Canada ne fait-il plus partie de la « communauté de l’Atlantique Nord » et devrait-il se considérer plutôt comme appartenant à l’ensemble des pays de l’hémisphère occidental ayant des vues similaires.

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« From professor to justice minister: Charter rights and anti-terrorism » par Irwin Cotler

Dans le cadre de notre série sur les 25 ans de la Charte, Irwin Cotler s’intéresse au fragile équilibre entre droits de la personne et sécurité de son point de vue d’éminent défenseur des libertés civiles et professeur de droit, puis de député en exercice pendant le débat sur la Loi antiterroriste et, enfin, de ministre de la Justice chargé de son administration dans le gouvernement de Paul Martin. Dès les années 1990, il avait jugé nécessaire d’élaborer « un type de loi particulier pour combattre une catégorie de crimes précis, à savoir les crimes terroristes ». Mais cette législation antiterroriste, ajoutait-il, « doit se conformer en tous points à la Charte et à la règle de droit ». D’où une tension fondamentale entre les deux principes démocratiques qui consistent à garantir les droits individuels tout en assurant la sécurité des citoyens.

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« Nicolas Sarkozy : 100 jours plus tard... » par Martial Foucault

Élu le 6 mai dernier, Nicolas Sarkozy a rapidement imprimé un rythme de travail effréné, devenant pour bon nombre d’observateurs tantôt un hyperprésident, tantôt un omni-président ou encore un hyperactif. Si ces superlatifs témoignent d’un engagement volontaire et d’une boulimie de travail, ils dissimulent mal l’envie d’être sans cesse en première ligne pour incarner le pouvoir de son mandat. Cette attitude d’un président de la République française offre un spectacle inédit, car ni l’actuel premier ministre, François Fillon, ni les ministres de son gouvernement ne semblent disposer d’une réelle marge de manœuvre pour réaliser les réformes promises. S’agit-il d’une stratégie minutieusement établie ou bien de l’émergence d’un style nouveau ? Tout juste de retour d’un séjour en sa terre natale, Martial Foucault examine les premiers mois du nouveau président en analysant quatre projets de réforme jugés fondamentaux et symboliques de son action : la lutte contre les récidivistes, les services essentiels dans les transports publics, l’autonomie des universités et la réforme de la fiscalité.

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« Time for a new, networked public service » par Patrice Dutil et Tim Reid

La fonction publique fédérale mettra bientôt à la retraite plus du tiers de ses travailleurs du savoir et s'engagera simultanément dans une course serrée au recrutement de talents créateurs. Cette transition constitue une occasion propice à la révision des règles et conventions, à la recherche de nouveaux moyens pour intéresser les jeunes à la fonction publique, et à la reconnaissance des jeunes fonctionnaires ayant patiemment attendu l'arrivée d'importants changements. Pour faciliter ce processus, l'État doit ouvrir grand ses portes et appuyer sans réserve ceux de ses fonctionnaires qui sauront collaborer activement avec l'ensemble des gouvernements, des collectivités, des associations et des ONG à la protection et à la promotion du bien public.

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« The stampede to Saskatchewan » par Todd Hirsch

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Compte rendu : Anthony Wilson-Smith critique My Years as Prime Minister par Jean Chrétien

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Compte rendu : Bob Plamondon critique Harper's Team par Tom Flanagan

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Compte rendu : Adam Daifallah critique Transforming the Nation: Canada and Brian Mulroney, dirigé par Raymond B. Blake

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« La fin de la Belgique ? » par Alain Noël

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