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« Memo to the White House: burden-sharing requires decision-sharing » par Brian Mulroney

Aucun progrès dans les affaires du monde n’est possible sans l’engagement et le leadership des États-Unis, a soutenu l’ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney lors d’un discours majeur à la George H.W. Bush Library, au Texas. Mais à eux seuls, a-t-il précisé, les Américains ne sont pas en mesure de tout diriger. Or, tout partage de responsabilités implique un partage des décisions. Mais les Nations unies reposent sur des structures conçues pour une époque révolue, et le multilatéralisme doit tenir compte des réalités du monde de l’après-11 septembre. L’ONU est aujourd’hui un « shérif sans force policière », estime M. Mulroney, qui préconise la tenue d’une seconde Conférence de San Francisco pour « définir de nouvelles approches multilatérales respectant les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies ».

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« Ce soir-là, à Québec, sur le toit du bunker » par Gil Rémillard

Dans cet article exclusif, écrit à partir de notes prises alors qu’il était professeur de droit constitutionnel et par la suite ministre de la Justice et des Affaires intergouvernementales canadiennes dans le gouvernement de Robert Bourassa, Gil Rémillard relate les événements ayant mené à l’adoption de la Loi 178 en 1988, laquelle interdit l’utilisation de la langue anglaise dans l’affichage commercial extérieur jusqu’en 1993, alors qu’elle fut remplacée par la Loi 86. Cet épisode, nous dit-il, illustre comment la décision d’utiliser la clause dérogatoire peut susciter des tensions déchirantes au sein de l’équipe ministérielle et avoir des répercussions politiques graves. L’utilisation de la clause « nonobstant » a certes permis de conserver la paix sociale au Québec, mais a également contribué à l’échec de l’Accord du lac Meech et entraîné des conséquences navrantes à l’échelle internationale pour l’image du Québec.

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« The democratic deficit: should this be Paul Martin's next Big Idea? » par Thomas S. Axworthy

Après avoir épongé le déficit public à titre de ministre des Finances, Paul Martin a fait du « déficit démocratique » l’une des questions à régler d’urgence au poste de premier ministre. Avec raison, estime Thomas Axworthy, président du Centre for the Study of Democracy de Queen’s University, pour qui M. Martin a judicieusement identifié trois domaines critiques en la matière : faible participation électorale d’une population désengagée ; imputabilité du gouvernement et pertinence du Parlement ; gouvernance internationale dans une économie mondialisée. Ayant lui-même été premier secrétaire d’un chef de gouvernement, l’auteur y va d’intéressantes suggestions sur les moyens d’étoffer les idées de Paul Martin sur l’élimination de ce déficit démocratique.

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« Ce que l'on attend de Paul Martin » par Jean Paré

Chère à Paul Martin, la réforme des institutions démocratiques est la mère de toutes les réformes affirme Jean Paré, l’ancien directeur de L’actualité. Elle n’est pas qu’une simple priorité parmi d’autres et devrait être réalisée avant tout autre projet que nourrit par ailleurs le nouveau premier ministre. Le scepticisme de la population envers le processus politique est tel présentement, explique-t-il, que faute de combattre par des réformes judicieuses la désaffection grandissante des citoyens envers la classe politique et l’activité parlementaire, toute réforme dans le domaine de la santé, dans la politique municipale ou dans tout autre secteur risque ou bien de passer inaperçue ou, pire, de nourrir le scepticisme ambiant. Redonner confiance aux électeurs exigera toutefois qu’on envisage d’autres réformes que celle du mode de scrutin, puisque l’adoption de la proportionnelle, un remède fort populaire par les temps qui courent, ne comblera pas à elle seule le « déficit démocratique ». L’auteur présente diverses mesures susceptibles de redonner vie à un système en mal de participation.

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« Paul Martin : le retour de la tradition pearsonienne ? » par Alain-G. Gagnon

En matière de relations intergouvernementales, de relations avec le Québec en particulier, le départ de Jean Chrétien et l’arrivée de Paul Martin annonce peut-être le rétablissement d’une tradition libérale plus conciliante, celle personnalisée par l’ancien premier ministre Lester B. Pearson, note Alain-G. Gagnon, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Études québécoises et canadiennes à l’UQÀM. Comme ses prédécesseurs, Paul Martin cherchera sans doute à laisser sa marque comme premier ministre, et « la réconciliation constitutionnelle pourrait être très tentante, surtout si celle-ci a pour effet d’éclipser l’ensemble de l’œuvre du tandem Trudeau-Chrétien » affirme Gagnon. Mais rien n’est moins sûr. Car, à ce chapitre comme bien d’autres, Paul Martin demeure toujours une énigme. En fait, la scène internationale et le repositionnement du Canada dans le monde offrent peut-être un terrain moins difficile à manœuvrer, et c’est probablement à ce niveau que Martin pourrait le plus aisément laisser sa marque. Cela lui permettrait de poursuivre le travail entrepris pendant son long séjour aux finances : celui de réformer les institutions financières mondiales, d’effacer la dette des pays les plus pauvres et de réguler les marchés financiers internationaux. Ici encore l’héritage de Lester B. Pearson pourrait être mis à profit.

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« Paul Martin and cities: show us the money » par Andrew Sancton et Robert Young

Paul Martin a quelques promesses à tenir auprès des villes du pays. Selon sa « nouvelle entente pour les municipalités », il destine 2,5 milliards de dollars en fonds ou allégements fiscaux aux régions métropolitaines de recensement, qui regroupent près des deux tiers des Canadiens. Mais s’il n’existe aucune limite constitutionnelle au pouvoir de dépenser d’Ottawa dans les domaines de compétence provinciale, la Constitution n’en stipule pas moins que les villes relèvent des provinces. Et celles-ci tiennent énormément à cette prérogative, notent Andrew Sancton et Bob Young : « Les provinces restreignent la capacité des villes de conclure des ententes directes avec Ottawa. Mais la plupart des maires s’intéressent plus à l’argent lui-même qu’à sa provenance. » M. Martin ayant aussi proposé d’inviter les villes à une conférence des premiers ministres, les auteurs s’interrogent sur le rôle qu’y joueraient les maires de Surrey ou Mississauga par rapport à celui de Vancouver ou Toronto. « Ottawa a de tels problèmes, concluent-ils, que les questions de mise en œuvre dicteront sans doute l’esprit des politiques à venir. »

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« From Paul Martin père to fils - kicking around the political football of health care » par Antonia Maioni

Appliquée aux politiques de santé, la métaphore du ballon de football qu’on se repasse n’a rien perdu de son actualité depuis l’époque où Paul Martin père était ministre de la Santé, il y a un demi-siècle. Pour sa première sortie à titre de chef libéral, Paul Martin a d’ailleurs « passé » ses idées aux premiers ministres, réunis le 16 novembre dernier à Regina, alors que se déroulait un vrai match à l’occasion de la coupe Grey. Depuis les rapports Kirby et Romanow, les Canadiens ont assisté à un vaste jeu de ruses politiques entourant la création du Conseil de santé prévu à l’Accord sur la santé de février, exigeant une plus grande imputabilité des provinces en échange de fonds fédéraux. Réputée spécialiste des politiques fédéralesprovinciales de santé, Antonia Maioni estime que le conseil de la fédération proposé par les provinces offrirait une tribune plus productive pour parler santé au-delà des querelles de financement. « Comme l’indique le débat sur le déséquilibre fiscal, note-t-elle, nous en sommes encore à la case départ en matière de fédéralisme : comment concilier autonomie provinciale et pouvoir fédéral de dépenser ? »

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« The Potemkin village of Canadian foreign policy » par Bill Dymond et Michael Hart

Notre politique étrangère des dix dernières années ressemble aux villages en trompe-l’œil du maréchal Potemkine, multipliant les déclarations creuses sur les « valeurs canadiennes » et les rappels nostalgiques de notre rôle de puissance moyenne dans un monde révolu, ce monde bipolaire de la Guerre froide où le Canada servait d’intermédiaire entre les États-Unis et leurs partenaires de l’OTAN au sein de l’Alliance atlantique. La conjoncture est aujourd’hui tout autre, observent Bill Dymond et Michael Hart, réputés spécialistes canadiens des affaires étrangères et du commerce international. Elle a pour cadre les relations entre le Canada et l’« hyperpuissance » américaine dans le monde de l’après-11 septembre, et le schéma bilatéral d’un « approfondissement de l’intégration économique » entre les deux plus grands partenaires commerciaux du monde. En tant que premier ministre, jugent les auteurs, Paul Martin aura l’occasion d’en finir avec cette politique étrangère en trompe-l’œil pour prendre acte des nouvelles réalités qui, tout en réduisant notre marge de manœuvre, nous offrent la double chance de regagner notre influence auprès de Washington et de renouer avec notre rôle historique, qui consiste à expliquer le monde aux États-Unis et les États-Unis au monde.

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« Canada-US relations: the risk of complacency, the need for engagement » par Derek H. Burney

L’arrivée au pouvoir d’un nouveau premier ministre offre au Canada l’occasion longtemps attendue de raffermir son engagement vis-à-vis de son principal allié, soutient Derek Burney, ancien ambassadeur du Canada à Washington. Tout manquement à cet engagement ne fait qu’éroder notre influence auprès des États- Unis. Au-delà de cette relation bilatérale, notre politique étrangère a toujours eu pour but d’inciter les Américains à poursuivre des objectifs multilatéraux — à l’ONU, au sein de l’OTAN ou ailleurs — qui servent nos intérêts autant que les leurs. Nombre de questions doivent aujourd’hui être réexaminées sous un angle constructif, de la sécurité à la défense antimissiles de l’Amérique du Nord en passant par l’environnement et le réchauffement planétaire, sans parler du tout premier partenariat commercial au monde. C’est à nos risques et périls que nous nous permettons d’ignorer une alliance de cette ampleur et de cette diversité, prévient l’auteur. Et rien ne nous serait plus dommageable qu’un désengagement qui amoindrirait encore notre influence.

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« Canada's place in the world - from one prime minister to the next » par Richard Gwyn

L’un des grands défis de Paul Martin consistera à définir le rôle du Canada dans le monde. Ce monde transformé par la chute du mur de Berlin puis brutalement redéfini par celle des tours du World Trade Center. Comment le Canada peut-il promouvoir une vision multilatérale quand les Américains s’en tiennent partout à leur unilatéralisme que ce soit en Irak ou sur le problème du réchauffement planétaire ? Et comment recouvrer notre rôle de médiateur entre les États-Unis et le monde quand ceux-ci font la sourde oreille ou, pire, affichent leur indifférence à notre égard ? Chose certaine, note Richard Gwyn, nous ne pourrons renouveler notre politique étrangère sans passer par Washington. Après avoir beaucoup écrit sur la question pendant les années Trudeau, Mulroney et Chrétien, le chroniqueur vedette du Toronto Star anticipe l’ère Martin.

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« Finding a way: national security and defence policy for a new Liberal leadership » par Scot Robertson

Paul Martin s’est hissé à la tête du Parti libéral — et du pays — à un moment décisif pour notre politique de défense. Au terme d’un déclin entamé il y a quelques décennies sans qu’aucun gouvernement n’ait songé à l’enrayer, et après dix années d’incurie du gouvernement Chrétien, nos forces armées se retrouvent désespérément sous-entraînées et sous-équipées alors même que les événements ont mis à mal notre présomptueuse vocation de gardiens de la paix. Une usure à l’image de notre politique de défense, elle-même tombée en désuétude : « Il nous est sans doute réconfortant de maintenir une politique étrangère mêlant fadaises et prétention, observe Scott Robertson, du Collège militaire royal, mais on ne saurait ainsi protéger et promouvoir nos intérêts stratégiques, comme l’ont clairement indiqué les événements récents. » Il est temps de redéfinir en profondeur notre mission de défense en vue de combattre efficacement la menace du terrorisme et toute autre force de déstabilisation mondiale.

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« From talking the talk to walking the walk - the challenge of improving Canadian air quality » par John Roberts et Christopher Jones

Critique de l’opposition libérale en matière d’environnement de 1991 à 1993, Paul Martin défendait alors le développement durable avec éloquence et efficacité. Le Canada, disait-il, souffre d’un déficit environnemental encore plus important que son déficit budgétaire, celui-là même qu’il contribuera à éponger à titre de ministre des Finances. L’environnement, avait-il renchéri, doit guider tout ce que nous faisons. Il s’est pourtant dégradé depuis dix ans, pour ce qui est notamment des émissions de gaz à effet de serre en grande partie attribuables aux voitures et camions. Une fois premier ministre, M. Martin devra éviter tout laisser-faire, soutiennent John Roberts, ancien ministre de l’Environnement, et Christopher Jones, de l’Association des chemins de fer du Canada. Il lui faudra tout mettre en œuvre pour remettre sur la voie du développement durable le transport des passagers et des marchandises, notent les auteurs, qui proposent à cette fin un plan d’action en huit étapes.

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« Memo to the prime minister: building our country, and shaping Canada's role in the world » par Richard L. George et Thomas P. d'Aquino

Le nouveau premier ministre dispose d’une chance historique de construire un Canada plus fort et de définir son rôle dans le monde, écrit le président et chef de la direction du Conseil canadien des chefs d’entreprise, qui regroupe les dirigeants des 150 premières sociétés canadiennes. Pour ce faire, Thomas d'Aquino et Richard George proposent un programme en trois points. Premièrement, tirer parti des solides fondations établies par l’ancien ministre des Finances, l’élimination du déficit et le paiement de la dette ayant dégagé des milliards de dollars pour les programmes sociaux tandis que les réductions d’impôt stimulaient la croissance. Deuxièmement, élaborer une stratégie globale d’intégration économique nordaméricaine qui tienne compte des exigences de sécurité nées du 11 septembre. Enfin, en tant que nation commerçante parmi les plus importantes du monde, faire valoir le leadership du Canada dans la construction d’un monde multilatéral, sous réserve pour lui de s’acquitter de ses obligations en matière de défense et de développement.

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« Paul Martin's choice - nationbuilder or CEO » par Buzz Hargrove

Paul Martin a notoirement rétabli l’équilibre budgétaire du pays dans les années 1990, légitimant son ambition de diriger le Canada une fois terrassé le dragon du déficit public. Équilibrer un budget et bâtir une nation sont toutefois deux choses bien différentes, affirme Buzz Hargrove, du Syndicat des travailleurs de l’automobile. Malgré d’incontestables qualités de leader, M. Martin saura-t-il définir un « projet de société » qui s’attaque aux problèmes économiques et sociaux avec la même détermination affichée pour enrayer le déficit ? Pour ce qui est des relations canado-américaines toutefois, mieux vaudrait éviter les trop grands projets, note Hargrove. Les Américains préfèrent une « approche concrète et progressive des questions à résoudre entre nos deux pays ». Paul Martin doit enfin s’attaquer franchement à l’infrastructure économique du pays, au déclin d’importants secteurs comme celui de l’automobile ainsi qu’à notre dépendance accrue envers les exportations d’énergie, qui risque de nous ramener à un simple rôle de porteur d’eau.

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« Governing from the centre: reconceptualizing the role of the PM and Cabinet » par Paul G. Thomas

En choisissant les ministres de son cabinet, Paul Martin indiquera comment il entend gouverner au centre. Malgré son intention de combler le « déficit démocratique » et de valoriser le rôle du Parlement, le véritable pouvoir reste en effet aux mains du chef de l’État, du cabinet et des organismes de l’administration centrale, notamment le Bureau du premier ministre et celui du Conseil privé, de même que le ministère des Finances. Ce « recentrage » de l’appareil d’État constituera un test décisif pour ce qui est de sa capacité de gouverner. Tout premier ministre évolue dans une variété d’univers, note Paul Thomas, du cercle de ses collaborateurs de confiance au milieu de la politique nationale, qui comprend les médias, de puissants groupes d’intérêt et les gouvernements provinciaux, sans oublier le monde de plus en plus petit et interdépendant des relations bilatérales (avec les États-Unis) et internationales (avec les pays et institutions de partout). Bienvenue dans vos dans vos nouvelles fonctions Monsieur Martin !

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« Will the prime minister displace the finance minister? Paul Martin's social policy for a 'new era' » par Jane Jenson

Plusieurs des défis sociaux qui attendent le nouveau premier ministre résultent de sa propre action : l’accent mis sur la participation au marché du travail et sur les enfants, l’utilisation préférentielle du régime fiscal comme mécanisme d’intervention, restreignant l’influence d’Ottawa et limitant sa capacité d’agir aux transferts en espèce, et la détérioration des relations intergouvernementales. Paul Martin a certes promis de s’attaquer au climat empoisonné qui caractérisent les relations avec les provinces, mais cela ne suffira pas, soutient Jane Jenson, réputée spécialiste des politiques sociales. Pour assurer la pleine participation de tous les Canadiens, son gouvernement devra endosser un nouveau rôle fondé non pas sur la conditionnalité ou l’unilatéralisme, mais sur un vrai leadership. Il devra de surcroît étendre les relations intergouvernementales aux municipalités, et se doter d’un authentique vision sociale qui ne se limite pas à soulager la pauvreté.

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« Aboriginal policy - time to rethink » par John Richards

Depuis une trentaine d’années, la politique d’Ottawa à l’endroit des Autochtones repose sur leur reconnaissance comme premières nations avec lesquelles développer des relations sur la base de traités. Mais en dépit de certains progrès et des fortes sommes engagées, observe John Richards, la situation socioéconomique des Autochtones demeure fort inquiétante. L’importance excessive accordée au concept d’« altérité », qui se trouve au cœur de la politique actuelle, explique en partie la lenteur de ces progrès et Paul Martin devrait s’atteler à la tâche de revoir les prémisses de la politique fédérale à leur égard. À ce titre, la thèse d’une « citoyenneté plus » défendue par Alan Cairns offre une piste de réflexion prometteuse. L’auteur en examine les implications pour ce qui est notamment de déterminer les services qui devraient être fournis dans le cadre d’un régime canadien de citoyenneté par rapport à ceux qui relèveraient des conseils de bande.

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« Better relations with provinces, US, among top public concerns as Martin takes PM's office » par Andrew Parkin

Avant d’entrer en fonction le 12 décembre, Paul Martin se sera mis au diapason d’une majorité de Canadiens désireux d’améliorer les relations fédérales-proviciales. Et sa première initiative à titre de chef libéral a consisté à réunir les premiers ministres à Regina, lesquels ont tous, à l’exception de l’Albertain Ralph Klein, approuvé le principe d’un Conseil de la santé leur accordant des fonds avec obligation de rendre compte de leur utilisation. La santé reste en effet la préoccupation première de la population. On s’entends aussi pour admettre qu’il existe un « déséquilibre fiscal » entre Ottawa, qui accumule les surplus, et les provinces, de nouveau hantées par les déficits. Après la fracture de l’Irak, les Canadiens souhaitent enfin que s’assouplissent nos relations avec les États-Unis, en accord avec l’une des grandes priorités de Paul Martin. Mais en ce qui concerne la reconstruction de l’Irak, l’immense majorité préférerait cependant que nous participions à une force multinationale agissant sous l’égide des Nations unies.

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« Martin - neither JFK nor Gorbachev » par William Watson

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« Thoughts on a united Right » par Joseph Heath

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Passages : Breaking the Bargain: Public Servants, Ministers, and Parliament par Donald J. Savoie

Les députés sont élus un vote à la fois, selon un processus démocratique partant de la base. Mais le gouvernement fonctionne à l’inverse en partant du sommet, une politique à la fois, selon un processus élaboré par les hauts fonctionnaires, déterminé par le cabinet, définitivement arrêté par le premier ministre puis soumis pour la forme à l’approbation du Parlement. Paul Martin a fait grand cas de ce déficit démocratique qui touche les députés. Mais en devenant premier ministre, son rôle changera de celui qui propose à celui qui décide. Dans cet extrait de son dernier ouvrage, Breaking the Bargain, Donald J. Savoie, l’un de meilleurs spécialistes canadiens de l’État et des politiques gouvernementales, examine l’héritage qui échoit à Paul Martin et le rapport entre les rôles de parlementaire, de ministre et de fonctionnaire.

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C.E.S. Franks critique Breaking the Bargain: Public Servants, Ministers, and Parliament par Donald J. Savoie

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Raymond Heard critique Juggernaut: Paul Martin's Campaign for Chrétien's Crown par Susan Delacourt et Paul Martin: The Power of Ambition par John Gray

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James Ferrabee critique The Player: The Life and Times of Dalton Camp par Geoffrey Stevens

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Leigh Turner critique Of Paradise and Power: America and Europe in the New World Order par Robert Kagan

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