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« Funding Quebec universities: 'The status quo is not an option' » par Claude Lajeunesse

Dans cette allocution prononcée à la conférence organisée par l’Université McGill à l’occasion du premier anniversaire du manifeste « Pour un Québec lucide », le président de l’Université Concordia, Claude Lajeunesse, préconise de mieux financer l’enseignement supérieur et de mettre fin au gel de 12 ans sur les droits de scolarité au Québec. S’ils avaient augmenté au même rythme que dans le reste du Canada, dit-il, les universités québécoises se partageraient aujourd’hui 375 millions de dollars supplémentaires par année.

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« Telling the story of Canada: if you build it, people will come » par Mark Starowicz

Réputé producteur d’émissions d’affaires publiques à la radio et à la télévision depuis 30 ans, Mark Starowicz tente d’expliquer le succès de son documentaire-fiction de 32 heures intitulé Canada: A People’s History. « Nous sommes tous des boat-people, écrit-il à propos de la saga canadienne, arrivés à des périodes différentes de l’histoire du pays. » S’intéressant par ailleurs à l’avenir de la SRC, il affirme que « nous avons plus que jamais besoin d’un système de radiotélévision dynamique en cette ère de l’Internet et du numérique, peut-être même plus qu’à l’aube de la radio et de la télévision ».

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« Get with the dance, Alberta » par Todd Hirsch

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« Afghanistan, famously inhospitable to foreigners » par Desmond Morton

Historiquement, l’Afghanistan représente une terre hostile pour les étrangers. Les Britanniques l’ont constaté au XIXe siècle, et les Soviétiques au siècle suivant. Aujourd’hui, le Canada participe à une périlleuse mission de l’OTAN dans la province de Kandahar, au sud du pays, où sont basés les talibans. Et à l’été 2006, les pertes de soldats canadiens se sont multipliées à mesure que les talibans y ont intensifié leur rébellion. L’éminent historien Desmond Morton, de l’Université McGill, tire les leçons des occupations étrangères en Afghanistan et juge qu’elles n’augurent rien de bon pour la mission de l’OTAN approuvée par les Nations Unies.

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« Canada, Afghanistan and the blame game » par Sean M. Maloney

Tandis que les troupes canadiennes sont déployées dans la dangereuse province afghane de Kandahar, les Canadiens restent profondément divisés sur la nature d’une mission qui consiste à patrouiller dans la capitale mais aussi à combattre les talibans dans le sud du pays. L’historien du CMR, Sean Maloney, qui s’est rendu quatre fois sur le terrain depuis 2003, rappelle que le Canada est engagé dans une guerre — et non une opération de maintien de la paix — contre l’idéologie rigide et implacable de l’islamisme radical. « Le système de croyances du mouvement Al- Qaïda est absolument incompatible avec le nôtre. Nous ne pouvons rien négocier avec une telle idéologie. Nous devons la repousser aussi loin que possible et la combattre sans répit. C’est pourquoi nous sommes en Afghanistan. »

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« L'Afghanistan : archétype d'une 'nouvelle' politique étrangère canadienne ? » par Charles Létourneau et Justin Massie

La participation du Canada aux opérations militaires en Afghanistan suscite d’importantes réserves parmi la population, notamment parce qu’elle est perçue comme marquant l’abandon d’un pilier historique de notre politique étrangère, celui du maintien de la paix. Or, s’il est vrai que la Force internationale d’assistance à la sécurité ne représente pas le modèle de mission multilatérale auquel les Canadiens ont été habitués, affirment Charles Létourneau et Justin Massie, elle n’est pas unique en son genre pour autant et constitue en vérité une suite logique des initiatives prises par Ottawa depuis quinze ans. Ils passent cette évolution en revue et montrent comment le Canada a suivi ses alliés traditionnels, délaissant l’ONU au profit de l’OTAN. L’absence de consensus public quant au rôle des forces armées canadiennes risque toutefois d’assombrir leurs succès et de limiter la portée de ce que le Canada peut accomplir sur la scène internationale, concluent-ils.

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« NATO's Choice in Afghanistan: go big or go home » par Roland Paris

La situation en Afghanistan est désespérante. Tandis que l’insurrection talibane gagne en ampleur et en sophistication, la population s’impatiente de l’incapacité du gouvernement d’assurer la sécurité et les services publics de base. Si cette tendance se maintient, l’OTAN échouera à stabiliser le pays. Pour renverser le courant, il faut, selon l’auteur, une stratégie en six points : envoi de troupes supplémentaires de l’OTAN pour sécuriser la reconstruction ; accélération et intensification des efforts pour créer une armée afghane ; lutte contre la corruption au sein du gouvernement afghan et de la police en particulier ; arrêt de la destruction des récoltes d’opium décidée par les fonctionnaires afghans et internationaux, qui font ainsi le jeu des talibans ; accroissement de l’aide à la reconstruction ; refoulement des combattants pakistanais venus se joindre aux talibans. Si l’OTAN refuse d’engager toutes les ressources nécessaires au succès de la mission, les forces de l’alliance devront se retirer.

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« Les médias afghans cinq ans après la chute des talibans : une situation précaire » par Emily Jacquard

Au cours du mois de juillet 2006, le président et la secrétaire générale de Reporters sans frontières Canada se sont rendus en Afghanistan pour rencontrer personnalités, institutions et acteurs des médias locaux ou internationaux. Cette mission a permis à l’organisation de défense de la liberté de la presse d’évaluer la situation des médias afghans cinq après la chute des talibans. Comment évoluent-ils, quels progrès ont été accomplis, quel est le degré de liberté et de sécurité ? Emily Jacquard rapporte ici les grandes observations tirées de ce voyage.

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« Pakistan: problem or partner in Afghanistan » par Hugh Segal

Toute discussion sur la lutte contre les talibans dans la province de Kandahar conduit inévitablement à débattre de la question du Pakistan, qui sert d’asile aux terroristes et sans doute à Ben Laden lui-même. Les renforts d’Al-Qaida et des talibans sont entraînés dans ce pays, dont les écoles islamistes sont un vivier de la terreur. Le gouvernement de Pervez Musharraf est-il un véritable allié de la guerre au terrorisme ? Le Pakistan a-t-il des intérêts cachés en Afghanistan ? Ce pays est-il un partenaire ou un frein — ou les deux à la fois — à la reconstruction de l’Afghanistan, dont il est séparé par une frontière des plus poreuses ? Trois questions très complexes abordées par le sénateur Hugh Segal, ancien président de l’IRPP et actuel président du Comité du Sénat des Affaires étrangères.

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« L'OTAN se lance dans la contreinsurrection » par Marc André Boivin

Le rôle du Canada en Afghanistan a été au coeur de l’actualité politique en 2006, ébranlant du même coup une opinion publique déjà divisée à ce sujet. Mais l’action du Canada s’inscrit dans un cadre plus vaste qui impliquent trois opérations internationales principales, sous l’égide de l’ONU, des États-Unis et de l’OTAN. Coordonnateur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, Marc André Boivin analyse la situation sous cet angle et note que la logique de l’intervention internationale supposait une amélioration graduelle de la situation. Or, cinq ans plus tard, une insurrection armée de grande ampleur est en cours dans la moitié sud de l’Afghanistan. Il examine la situation des protagonistes sur le terrain et fait le point sur le rôle de l’OTAN. L’issue du combat, affirme-t-il, est largement affaire de volonté politique.

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« Afghanistan comes home » par Jeremy Kinsman

L’insurrection talibane a rendu périlleuse la mission des Nations unies en Afghanistan, mais « les grands objectifs qu’on y poursuit sont plus valables que jamais » pour la communauté internationale, écrit un diplomate canadien d’expérience. « La situation actuelle dénote des progrès majeurs », croit même Jeremy Kingsman: « Les élections ont permis d’établir un parlement, ce qui est une grande avancée démocratique, et le quart des sièges y est détenu par des femmes. On a rouvert les écoles pour cinq millions de filles et de garçons. L’économie a progressé de 17 p.100 par année depuis 2002, sans compter le lucratif commerce du pavot. Et des réfugiés afghans du monde entier sont rentrés, y compris des spécialistes dont le pays a grand besoin. » Il n’empêche que l’insurrection talibane s’est intensifiée avec l’appui des seigneurs de guerre locaux, et que l’insécurité s’est aggravée dans plusieurs provinces. Le défi : améliorer la sécurité et les conditions de vie des Afghans pour qu’ils puissent eux-mêmes contribuer aux succès des forces internationales.

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« It's the war, stupid » par Howard J. Gold

Le bourbier irakien, l’incompétence de l’Administration Bush lors de l’ouragan Katrina, deux tiers d’Américains jugeant que leur pays a choisi la mauvaise voie : pas étonnant que les élections de mi-mandat du mois dernier se soient transformées en référendum sur la présidence de George W. Bush. Un scrutin au terme duquel les républicains avaient perdu la double majorité qu’ils détenaient depuis 12 ans à la Chambre des représentants et au Sénat. Désormais à majorité démocrate, les deux chambres appliqueront évidemment un programme différent de celui des républicains, écrit Howard Gold, spécialiste des élections américaines et professeur au Smith College. « Et l’Irak ne fera plus recette, précise-t-il, ni comme politique ni comme formule incantatoire. »

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« After the US midterms: a whole new political game » par Pierre Martin, Richard Nadeau et Antoine Yoshinaka

Les démocrates devaient gagner 15 sièges pour prendre la tête de la Chambre des représentants : ils en ont raflé 29 de plus. Il leur fallait six sièges pour mettre les républicains en minorité au Sénat, et c’est exactement ce qu’ils ont obtenu. Sur les 33 sièges en jeu, les républicains n’ont conservé au Sénat que neuf de leurs 15 sièges, un taux de réélection de 60 p. cent. Mais étant donné tout ce qui jouait contre eux, de l’incompétence à la corruption, on peut y voir une défaite de leur part plutôt qu’une victoire des démocrates. Car il s’agissait avant tout d’évincer les incapables. Le poste de George W. Bush n’était pas en jeu, mais les électeurs ont clairement remis sa présidence en question. Pour autant, les États-Unis n’ont pas viré à gauche, comme l’indique le rejet du mariage homosexuel dans sept États sur huit. Ils se sont simplement éloignés de Bush. Tout n’en est pas moins chamboulé à Washington, où la présidence des deux chambres du Congrès est passée aux mains des Démocrates, dont les tendances protectionnistes en matière de commerce pourraient compliquer la défense des intérêts commerciaux du Canada.

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« Power tilts north to the Canadian border » par Stephen J. Farnsworth

Avec la double victoire des démocrates américains au Sénat et à la Chambre des représentants, le pouvoir incarné par les présidents de comité s’est rapproché de la frontière canadienne, observe Stephen Farnsworth. Sur les 20 présidents de comité de la Chambre, neuf au lieu de cinq sont maintenant issus des États du Nord. Il en a va de même au Sénat, dont la moitié des nouveaux présidents de comité proviennent d’États frontaliers ou de la Nouvelle-Angleterre, région qui entretient des liens particulièrement forts avec son voisin du Nord. Résultat : « les présidents de comité démocrates devraient privilégier le tourisme et le commerce bilatéraux, qui profitent à leurs propres états tout autant qu’au Canada. »

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« Canada and the UN north of 60 » par Andrew Caddell

Andrew Caddell, conseiller principal sur les Nations Unies au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, se trouvait récemment à Whitehorse pour expliquer à plusieurs groupes du Yukon, notamment à des élèves du secondaire, ce qu’est l’ONU et quel rôle y a joué le Canada. Le vif intérêt et l’étendue des connaissances de son jeune auditoire l’ont marqué. Dans cette « lettre du Yukon », il décrit ses impressions d’une première visite au « nord du 60e parallèle », où il se promet de revenir.

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« The resource curse and the Mackenzie Gas Project » par Russell Banta

En août, lors de sa tournée du Nord canadien, Stephen Harper a déclaré que, en comparaison d’il y a 30 ans, la région était aujourd’hui prête pour un développement majeur. Or, croit Russell Banta, le Projet gazier Mackenzie, actuellement à l’étude par la Commission d’examen conjoint et le Conseil national de l’énergie, a tout ce qu’il faut pour générer d’énormes revenus ; il pourrait produire jusqu’à 13 p. cent du gaz naturel du pays en 2020. Mais si le passé est garant de l’avenir, les habitants de la région ne risquent guère d’en profiter, craint l’auteur. Il passe en revue les politiques d’exploitation du Nord canadien et constate qu’elles ont surtout bénéficié au Trésor fédéral. Au lieu de multiplier les transferts, il préconise de mieux partager les recettes et de renforcer la participation des collectivités locales, cela pour assurer un développement économique durable et mettre fin à la « malédiction des ressources naturelles ».

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« What's wrong with Canada's innovation? » par Guy Stanley

Quinze ans après le rapport de Michael Porter sur la compétitivité du Canada, notre performance en matière d’innovation continue de reculer par rapport à celle de nos concurrents. Notre capacité de créer un niveau de vie supérieur diminue à mesure que nous surclassent des pays qui cultivent de meilleurs systèmes d’innovation. Malgré une série d’initiatives et de stratégies lancées depuis le milieu des années 1990, nos décideurs n’arrivent pas à établir la formule qui stimulera l’innovation canadienne. La cause profonde : l’incohérence politique. Pour changer les choses, les gouvernements devront se montrer aussi habiles à gérer la complexité et à coordonner des systèmes novateurs qu’ils le sont à manœuvrer les leviers macroéconomiques.

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Passages : Full Circle: Death and Resurrection in Canadian Conservative Politics par Bob Plamondon

Dans cet extrait de son livre intitulé Full Circle: Death and Resurrection in Canadian Conservative Politics, le vétéran stratège conservateur Bob Plamondon révèle les dessous des délicates négociations de l’été 2003 entre le chef de l’Alliance canadienne Stephen Harper et le nouveau leader du Parti progressiste-conservateur Peter MacKay, qui ont culminé lors du week-end de l’Action de grâces avec l’union des deux formations. L’ultime obstacle, c’est-à-dire le mode de sélection des délégués du congrès à la direction, s’est réglé en faveur du modèle conservateur d’égalité des circonscriptions plutôt que pour le vote individuel préconisé par l’Alliance. Stephen Harper a fait ce compromis pour obtenir ce qu’il désirait vraiment : le pouvoir du label conservateur auprès de l’électorat canadien.

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Compte rendu : Geoff Norquay critique Full Circle: Death and Resurrection in Canadian Conservative Politics par Bob Plamondon

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Compte rendu : Anthony Wilson-Smith critique The Way it Works par Eddie Goldenberg

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Compte rendu : Lisa Van Dusen critique State of Denial par Bob Woodward

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« Bruits suspects » par Alain Noël

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