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Robin Tapley, « Good Death, Bad Death: Why a Doctor's Help in Dying Ought to be Permitted » La mort a de quoi effrayer de nos jours. Grâce aux progrès de la technologie, en effet, on meurt beaucoup plus lentement qu'autrefois, de sorte qu'il n'est pas rare que les mourants doivent faire face à une longue agonie. Dans cette éventualité, le recours à la technologie pour accélérer la mort n'est-il aussi bénéfique que son application aux traitements qui prolongent la vie? Harvey Max Chochinov, « Physician and Patient Attitudes Toward Euthanasia » L'auteur fait un tour d'horizon de ce que nous savons au sujet de l'attitude des patients et des médecins face au suicide médical. Le débat au sujet de la mort anticipée fait généralement référence à un certain nombre d'états pathologiques, mais il est possible que certains de ceux-ci se prêtent à un traitement quelconque. Il est également possible qu'on soit moins enclin à souhaiter une solution axée sur l'euthanasie et l'aide au suicide lorsque le spectre de la mort s'éloigne. En effet, l'attitude des malades en phase terminale à l'égard de l'accélération de la mort varie considérablement dans le temps. Russell Ogden, « Oregon's Measure 16: A Bitter Pill » Le 8 novembre 1994, l'État de l'Oregon devenait la première entité politique au monde à légaliser l'aide au suicide pour les malades en phase terminale. Selon l'auteur, la loi adoptée dans cet État (dite « Measure 16 ») est socialement irresponsable, non pas parce qu'elle permet à un adulte en possession de ses facultés de se donner la mort, mais plutôt parce qu'elle autorise une méthode précise (soit l'auto-ingestion d'un mélange mortel de drogues) qui, pour plusieurs, équivaudra à pratiquer l'euthanasie dans des conditions très peu sûres. Nathan I. Cherney, « Does Good Palliative Care Have What it Takes? » Lorsqu'un malade demande qu'on l'aide à se suicider, c'est habituellement parce qu'il est en état de grande détresse et doit endurer des souffrances pénibles. Or, les causes de la souffrance sont nombreuses et il convient d'évaluer systématiquement toute la gamme des thérapies possibles afin de se familiariser avec elles. Si l'une ou plusieurs d'entre elles représentent des solutions de rechange possibles, l'éthique médicale n'autorise pas le recours à l'euthanasie et à l'aide au suicide. Compte tenu de ces autres options, du manque de ressources présentement consacrées à l'allégement de la douleur et de la vulnérabilité des patients, l'auteur entretient de sérieuses réserves à l'égard de la légalisation du suicide médical. Nous devons, dit-il, concentrer notre attention sur la prestation de soins qui diminueraient l'impression que seule la mort volontaire peut procurer un soulagement adéquat. J. Saint-Arnaud, « L'institutionalisation des pratiques d'euthanasie et d'aide au suicide revisitée » Peu de chercheurs se sont penchés jusqu'à maintenant sur le taux d'incidence des demandes pour l'euthanasie et l'aide au suicide, sur leurs significations profondes et sur la réponse que la société devrait y apporter, particulièrement au niveau des services de santé. Dans ce court article, est d'abord analysés les résultats des études les plus récentes sur la situation qui prévaut aux Pays-Bas où une pratique d'euthanasie est tolérée par les tribunaux si elle respecte certaines conditions. Dans un deuxième temps, les demandes d'euthanasie et d'aide faites par des personnes atteintes de sida sont analysées. Margaret Somerville, « Euthanasia by Confusion » Le débat sur l'euthanasie et l'aide au suicide est très confus. La campagne en faveur de la légalisation de l'euthanasie est en effet caractérisée par divers types de confusion -- confusion sémantique, confusion dans l'emploi des mots, confusion des idées et confusion des moyens et des objectifs dans l'analyse éthique. Or, il s'agit d'un débat trop important pour qu'on le laisse se dérouler sous le signe de l'ambiguïté et de la dissociation des principes. Nous devons l'aborder ouvertement, franchement, directement et, il faut en tout cas l'espérer, aussi judicieusement que possible. John Keown, « Voluntary Euthanasia and Physician-Assisted Suicide: Beyond Control? » L'auteur se penche sur l'expérience des Pays-Bas en matière d'euthanasie et d'aide au suicide pour analyser le bien-fondé de ces pratiques. Après avoir examiné d'un oeil critique les directives appliquées à l'égard de l'euthanasie dans ce pays et s'être penché sur les données empiriques et les développements récents, il se dit convaincu que les Pays-Bas se sont engagés dans une voie dangereuse et estime que les autres pays devraient éviter de suivre cet exemple. Margaret I. Fitch, « A Nursing Perspective on Assisted Suicide » Du fait qu'elles s'occupent des malades en phase terminale, les infirmières ne peuvent se soustraire au débat sur l'aide au suicide. L'auteure examine leur attitude à l'égard de ce dilemme moral et réfléchit sur le rôle que les infirmières doivent jouer dans des situations pénibles, quelle que soit leur conviction personnelle en cette matière. Michael Stingl, « Euthanasia, the Health System and Lives Worth Living » La valeur d'une vie humaine tient au fond à celle que lui donne l'individu qui la vit. Dans son examen de la légitimité morale de l'euthanasie, l'auteur analyse la façon dont les problèmes de santé peuvent influencer le sens que nous donnons à notre vie. Lorsqu'on est en présence de personnes qui vivent dans un état de santé pénible, dans quelle mesure le système de soins de santé doit-il s'arroger la responsabilité de protéger le sens de leur vie? Si nous sommes incapables de soulager leur souffrance et que la vie leur paraît intolérable, à partir de quel principe moral pouvons-nous nier à ces personnes le droit de se donner la mort? Jacques Frémont et François Boudreault, « De l'inconstitutionnalité possible d'un amendement constitutionnel relatif à la scéession du Québec » Dans le contexte du Renvoi dont est présentement saisie la Cour suprême du Canada au sujet de la légalité de la sécession du Québec, cet article prend la position qu'il se peut qu'il soit impossible, en vertu de la Constitution du Canada, de se servir de la procédure de modification pour avaliser une éventuelle sécession du Québec. Cette position est fondée sur le fait qu'il existerait des principes supraconstitutionnels qui rendraient tout amendement relatif à cette matière lui-même inconstitutionnel. Il faudrait par ailleurs en inférer, en toute logique, que la formule d'amendement ne puisse par conséquent être d'une quelconque utilité pour effectuer la sécession du Québec, le droit constitutionnel canadien exigeant plutôt une déclaration unilatérale d'indépendance du Québec pour que la sécession se réalise. Keith Karamitsos et Melvin H. Smith, « Opening the Floodgates: Bill C-31 and Native Membership » Désolé, ce sommaire n'est pas disponible. Bruce Morito, « Value Generated Policy: Regard For Traditional Knowledge » Le débat sur le recours aux connaissances traditionnelles des Autochtones en matière d'évaluation environnementale (Options politiques, Mars 1997) témoigne de l'importance des valeurs qui devraient sous-tendre la conception des politiques publiques. Rick Szostak, « Constitutional Reform Made Easy » Désolé, ce sommaire n'est pas disponible. |