« Le mot du rédacteur » par William Watson Désolé, le sommaire de cet article n'est pas disponible. « The Axworthy view and its dilemmas » par Denis Stairs Le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy cherche rien de moins qu'une transformation du système politique international. Son insistance sur la « sécurité humaine », une approche qui évalue les politiques nationales d'après leurs effets sur les populations concernées, appartient indubitablement à la tradition libérale et vient chercher le meilleur en nous. Ceci dit, la plupart des pays demeurent jaloux de leurs prérogatives traditionnelles en tant qu'État-nation; de plus, les nombreux alliés de M. Axworthy parmi les organismes non-gouvernementaux manquent de légitimité politique; enfin, un programme exhaustif sur la sécurité humaine exigera de plus grands sacrifices que ceux que les Canadiens ont consentis jusqu'à présent. Ce chemin risque donc d'être laborieux mais il vaut la peine d'être emprunté. « Lloyd Axworthy makes Pearsonianism permanent » par Richard Gwyn La fin de la guerre froide a laissé la politique étrangère américaine sans but précis. Au contraire, le Canada est depuis intervenu activement sur la scène internationale, un activisme que les Canadiens appuient vivement si on en croit les sondages. Comment expliquer cette différence entre les deux pays ? Un premier élément de réponse tient à ce qu'à travers ces bonnes actions, les Canadiens découvrent et expriment leur nationalisme. Un deuxième élément tient à ce que, en matière de relations internationales, les fonctionnaires et les ministres des Affaires étrangères canadiens sont comme des poissons dans l'eau. De nos jours en effet, la scène internationale est pluraliste et met en présence plusieurs joueurs, une situation qui exige temps et consultation. Le monde en somme est de plus en plus canadien. « Comment réduire les taux d'imposition et de récupération ?», collaboration de Frances Woolley, Robin Boadway, Jim Davies, Jon Kesselman, Pierre Lefebvre, et Richard Shillington Les récentes histoires autour des taux d'imposition trop élevés et de l'exode des cerveaux ont laissé dans l'ombre le fait que le taux d'impôt marginal sur le revenu le plus élevé s'applique aux faibles et moyens revenus. Il est vrai que ces contribuables, souvent, ne payent pas d'impôts et sont plutôt des bénéficiaires nets de transferts gouvernemen-taux. Il n'en reste pas moins que chaque dollar supplémentaire qu'ils gagnent est imposé à un taux supérieur au taux statuaire minimum de 17 p. 100 au fédéral, sans compter ce qui est rajouté par leur province de résidence. C'est qu'en plus de l'impôt officiel, ils sont confrontés aux dispositions de récupération de la prestation fiscale pour enfants, de la TPS et d'autres prestations sociales. Dans une recherche effectuée par le C.D. Howe Institute publiée au mois de mars l'année dernière, James Davies, économiste de la University of Western Ontario a estimé que les taux d'impôts s'élevaient à 80 p. 100, et que le taux d'imposition marginal moyen était de 51 p. 100. Bev Dahlby de la University of Alberta et Alan Macnaughton de Waterloo University en sont arrivés aux mêmes conclusions. Si les taux élévés d'imposition découragent l'effort, l'épargne et l'investissement pour les hauts revenus, alors les taux encore plus élevés sur les faibles et moyens revenus ont, sans doute, les mêmes effets. Comment pouvons-nous diminuer ces effets indésirables? En mettant fin aux prestations variables selon le revenu pour retourner à l'universalité des programmes, on éliminerait les taux élevés de récupération des bénéfices. Mais cela exigerait probablement des taux statutaires d'impositions plus élevés afin de financer les plus grandes dépenses publiques qui en découleraient. Y-a-t-il une solution à ce dilemme ? Nous avons posé la question à quelques-uns des plus grands spécialistes
canadiens en cette matière. Voici leurs points de vue. « The great Canadian paradox meets the reality principle » par Guy Laforest « Un Canada uni : comprendrait-il les Autochtones ? » par Ovide Mercredi « Imagine ! » a écrit John Lennon. Imaginez la question de l'unité canadienne enfin résolue. Dans cette éventualité, sur quels enjeux le pays devrait-il se pencher ? Deux personnalités canadiennes nous donnent leurs points de vue. « Justice policy and democratic principles » par Kim Campbell « Who will guard the guardians? » par Bob Rae Une conférence organisée conjointement par l'IRPP et intitulée « Le rôle du droit à l'aube du XXIe siècle » a eu lieu en avril dernier à Ottawa. Deux anciens acteurs politiques distingués ont alors fait part de leurs réflexions sur la démocratie, la justice, la politique, le choix des juges, la surveillance des corps policiers et un certain nombre d'autres questions brûlantes d'actualité. Voici les commentaires recueillis auprès de Kim Campbell, ancienne première ministre du Canada, et de Bob Rae, ancien premier ministre de l'Ontario. « Job market training: the social union in practice » par Thomas Klassen Avant la signature de l'entente-cadre sur l'union sociale, on a négocié le transfert des fonds des employés et des responsabilités fédérales en matière de formation de la main-d'oeuvre. Ce transfert s'est effectué en douceur, mais malheureusement il a eu pour conséquence : de mettre l'accent sur les emplois à court terme plutôt que sur l'employabilité à long terme; de créer des politiques disparates en matière de formation de la main-d'œuvre; et de donner l'opportunité aux deux niveaux de gouvernment de blâmer l'autre pour les défaillances dans le fonctionnement des programmes. Ces problèmes peuvent sembler secondaires maintenant que le marché du travail va rondement, mais la prochaine récession en révélera tous les inconvénients. « In workers' comp., higher benefits mean lengthier claims » par Michele Campolieti et John N. Lavis Au cours des trois dernières décennies, alors que le taux d'accidents du travail diminuait, les dépenses des commissions des accidents du travail (CAT) ont connu une hausse rapide. Des recherches à ce sujet suggèrent que les hausses dans les taux d'indemnité ont provoqué des changements au niveau de la fréquence des accidents difficiles à diagnostiquer et à traiter tels que les blessures au dos. Les politiques qui joignent une diminution d'indemnité avec un effort considérable de prévention des blessures pourraient freiner l'augmentation des dépenses et réduire les engagements financiers nets accumulés des CAT. « Accessibility to job-related training in Canada » par Tiziana Carafa La formation continue est de plus en plus essentielle à la productivité économique. D'après les sondages actuels, les travailleurs occupant un emploi sont plus susceptibles d'entreprendre une formation que les sans emplois. La raison est que la majorité des formations est payée par l'employeur et que celui-ci a intérêt à retirer le maximum de productivité pour chaque dollar dépensé en formation. Cela implique souvent la formation d'employés ayant déjà une scolarité, une expérience et un revenu plus élevés. Si, en mettant l'emphase sur la formation continue, on ne vise pas à accroître la polarisation des revenus, les gouvernements et les syndicats doivent prendre des mesures afin de rendre plus accessible la formation au Canada. « The coming revolution in regulating our forests » par George Hoberg Traditionnellement, les méthodes de gestion des forêts étaient réglementées par les gouvernements. Pourtant, tel que le démontre la récente décision de MacMillan Bloedel d'abolir la coupe à blanc sur la côte de la Colombie-Britannique, la réglementation la plus efficace vient présentement des associations normatives privées. Pour l'instant, c'est le Forest Stewardship Council (FSC), basé au Mexique, qui semble exercer la plus grande influence sur les compagnies. Parce que les principes du FSC lui com-mande de prendre en considération les intérêts de tous les joueurs actifs dans l'industrie forestière, les compagnies à but lucratif y exercent une certaine influence. En se joignant au FSC et en participant à ses débats, les compagnies forestières de la Colombie-Britannique vont pouvoir vérifier le degré exact de leur influence. L'avenir de l'industrie forestière dépend de la réponse qu'elles obtiendront. Critique de livre : Hugh Benevides critique Canada v. the Environment: Federal Environmental Assessment 1984-98, par Stephen Hazell Désolé, le sommaire de cet article n'est pas disponible. Critique de livre : William Watson critique Dutch: A Memoir of Ronald Reagan, par Edmund Morris Désolé, le sommaire de cet article n'est pas disponible. L'index des articles 1999 Télécharger l'index (PDF) |